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Le 5 juillet, une si longue attente

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A Cherchell, une brillante et forte armée est formée. La dernière cérémonie de remise des diplômes était empreinte d'une grande émotion. Un moment de fierté. Un moment de recueillement aussi à la mémoire de nos héros...

Pensées. Les images retransmises par la télé algérienne, lundi dernier, sur la cérémonie de remise des diplômes à l'Académie militaire de Cherchell étaient chargées d'intensité. Ces jeunes militaires, filles et garçons, qui venaient de terminer leurs études envahissaient l'écran par leur fougue, leur force, leur impeccable défilé, leurs démonstrations avec brio simulant des attaques, avaient un je ne sais quoi de magique. Ce pur produit de l'Algérie indépendante donnait du baume au coeur à tout Algérien fier et jaloux de son pays. Scotché sur le fauteuil, les yeux rivés sur le petit écran, il était difficile de ne pas faire un bond en arrière et penser profondément à l'origine de cet événement militaire. Et nous voilà faire un bond de 64 ans en arrière. Cette nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954 où tout à commencé. Ils étaient six. Six héros qui avaient décidé avec leurs maigres moyens, que beaucoup considéraient comme dérisoires, de libérer leur pays occupé par une des plus puissantes armées à lépoque. Six héros qui ont eu la bonne idée de se photographier ensemble avant de se lancer dans leur aventureuse épopée. Ce qui permet aujourd'hui d'avoir l'impression de les avoir toujours connus. De les avoir toujours près de nous. Par la pensée. C'est pourquoi et de manière irrésistible, en regardant le défilé on pouvait facilement les imaginer assis au premier rang des officiels regardant leur rêve devenu réalité. La petite troupe de maquisards qu'ils dirigeaient avec leur formation paramilitaire acquise avec les Scouts musulmans algériens, leur armement rudimentaire, ne sont plus qu'un merveilleux souvenir. Ce qu'ils avaient par-dessus tout c'est cette foi inébranlable en leur cause. Leur détermination à libérer leurs compatriotes, dominés, humiliés depuis plus d'un siècle. Ils ne pouvaient plus supporter de voir cette injustice frapper leur peuple. Ils se sont engagés corps et âme. N'ont-ils pas écrit dans leur message du 1er Novembre 1954 «quant à nous nous donnons le meilleur de nous-mêmes». Ce qui n'a pas tardé. Quelques semaines à peine après le 1er Novembre 1954, le premier de nos six héros, Didouche Mourad, tombait au champ d'honneur. Dans la région de Skikda. Il était jeune. Il était beau. Il était instruit. Il était généreux. Il est mort comme il avait prévu. «Si nous venons à mourir, défendez nos mémoires» avaient-ils demandé, dans leur déclaration, aux survivants et au peuple tout entier. S'ils ont dit cela c'est parce qu'ils savaient que la propagande colonialiste ne manquerait pas de les présenter comme des bandits, des hors-la-loi. D'ailleurs, le terme fellagas utilisé à l'époque par les colons pour les désigner, s'inscrivait dans cette démarche de travestissement de la vérité. Mustapha Ben Boulaïd connut le même sort ainsi que Larbi Ben M'hidi. Sans oublier le million et demi de martyrs qui, après eux, n'ont pas hésité devant le sacrifice suprême. Entendre nos jeunes militaires de Cherchell crier à haute voix le serment de prendre le relais pour défendre la patrie chèrement libérée, donnait la chair de poule. Oui, aujourd'hui nous avons une armée que nos aînés de 1954 n'avaient pas eu la chance d'avoir. Oui, elle est une puissance régionale. Du travail a été réalisé depuis. L'ALN s'était étoffée durant la guerre de Libération nationale. En effectifs. En armements. En organisation. Après l'indépendance, le 5 Juillet 1962, l'ANP fut créée en intégrant une bonne partie de l'ALN. Commença alors la mise en place d'une véritable politique de développement de notre armée. D'étape en étape, le résultat est déjà admirable aujourd'hui, même si le développement ne s'arrêtera jamais. Sa professionnalisation, sa modernisation, ses équipements ont connu leur apogée sous la direction du président Bouteflika. Il a su lui donner sa force actuelle tout en lui inculquant la discrétion qui sied à ce que tout le monde appelle «la grande muette». Oui, le défilé de Cherchell en cette période de commémoration du 56ème anniversaire de l'indépendance était d'une forte intensité. Tous les Algériens qui l'ont suivi avaient de quoi être fiers, très fiers. Nos aïeux n'ont pas connu ce bonheur qu'ils ont pourtant attendu pendant des siècles. En ce moment de grande émotion, nous ne pouvons nous empêcher de féliciter tous ceux qui, de près ou de loin, ont concouru à faire de notre armée une grande institution capable de nous protéger. Pourtant, il est inconvenant de féliciter quelqu'un qui n'a fait que son devoir envers sa patrie. Nous prenons cependant ce risque pour dire au Président Abdelaziz Bouteflika «Merci!» pour avoir su créer les meilleures conditions pour nous doter d'une armée qui, par sa puissance, nous donne ce sentiment de sécurité qui nous a manqué tout au long de notre histoire. Et par là même, joindre notre modeste voix à toutes celles qui lui demandent de poursuivre sa mission. L'être humain est ainsi fait. Il veut toujours plus!

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