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Aucun médicament pour les malades d'Alzheimer

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C'est une maladie lourde, très lourde à porter pour les proches. Elle se caractérise par une dégénérescence du cerveau, des pertes de mémoire et même jusqu'à la démence. Les médicaments se sont avérés être du «pipeau». Une seule solution reste...

Pilule amère pour les laboratoires. Depuis hier, le gouvernement français a décidé de ne plus rembourser les médicaments anti-Alzheimer. Paru au Journal officiel français le 1er juin dernier, l'arrêté en question est entré en application le 1er Août. Pas de quoi fouetter un chat car ces médicaments n'étaient remboursés qu'à hauteur de 15% avec un coût estimé à 90 millions d'euros annuellement par la caisse de sécurité sociale. Pour la ministre française de la Santé, Agnès Buzyn, «cette mesure de déremboursement n'est pas liée au prix de ces médicaments, ce n'est pas du tout une mesure budgétaire. Ils ont été jugés comme néfastes, nocifs et dangereux par la Haute autorité de Santé (HAS) à deux reprises». Elle a même précisé que «ces médicaments, évalués en 2011, avaient eu un sursis... pour prouver qu'ils étaient efficaces... Réévalués en 2016, ils n'ont pas fait la preuve de leur efficacité, mais par contre ils ont fait la preuve de leur dangerosité en termes d'accidents, de chutes, de dégradation de l'état des personnes». L'ancien président de la commission de transparence de la Haute autorité de Santé, le professeur Olivier Saint Jean, va plus loin et écrit dans son livre intitulé «Alzheimer le grand leurre» que «ces médicaments ont plus tué qu'ils n'ont guéri». Il s'agit de quatre médicaments: l'Aricept (donépézil), l'Ebixa (mémantine), l'Exelon (rivastigmine), le Reminyl (galantamine) et leurs génériques. Pour résumer, il s'agit d'une décision qui protège les malades d'Alzheimer contre des médicaments qui n'ont pour effet que d'aggraver leurs cas. En France, ils sont plus d'un million de personnes à être atteintes de cette maladie. Bien sûr, cette décision de la HAS a fait réagir les laboratoires et tous leurs relais. C'est ainsi que la principale association «France Alzheimer», suivie d'autres associations comme «France Parkinson» (une toute autre maladie), est montée au créneau pour dénoncer la décision de déremboursement. Il y a eu aussi des neurologues, gériatres et psychiatres de 28 Centres mémoire de ressources et de recherche pour la maladie d'Alzheimer et maladies apparentées (Cmrr) de France et neuf sociétés savantes qui ont contesté la décision de la Haute autorité de la Santé (HAS). Sans apporter d'arguments convaincants. Ils ont plus l'air d'être les porte-paroles des laboratoires qui fabriquent les médicaments en question. Lesquels laboratoires (Pfizer, Novartis, etc.) se sont bien gardés de se mettre en avant. Un seul d'entre eux, le laboratoire Janssen-Cilag, a annoncé qu'il arrêterait de commercialiser le Reminyl, l'un des médicaments incriminés. Pour le président de l'association «France Alzheimer», Joël Jaouen, «la ministre se trompe. Cette décision est brutale. D'autant plus que ces traitements restent sur le marché, donc ceux qui ont de l'argent pourront toujours se les procurer, et pas les plus pauvres, c'est injuste...». Tant pis si ces médicaments aggravent l'état de santé de ces malades. Reste à savoir comment les malades d'Alzheimer seront pris en charge sans médicaments? Pour la ministre française de la Santé, la question est déjà tranchée. «Mettons l'argent au bon endroit, si ce n'est pas dans un médicament, mettons-le là où ça fonctionne...Tout l'argent qui va être économisé sera intégralement réorienté vers l'accompagnement des personnes atteintes de maladie d'Alzheimer, soit pour les centres mémoire soit pour le secteur médico-social qui les prend en charge...Il n'y aura aucune économie faite sur les malades mais ce qui compte c'est que les malades, soient bien accompagnés» a-t-elle assuré. Pour le syndicat français des médecins généralistes, le nouveau parcours de soins proposés suppose que: ««Il faut que les médecins prennent le temps d'orienter les patients vers de bons ateliers mémoires, et les aident à trouver des accompagnements personnalisés à domicile, en lien avec des associations... Et si la situation devient plus difficile... Il faut penser à l'accueil pendant quelques jours dans une structure spécialisée, et pour les cas les plus graves, envisager le placement dans des maisons de retraites (Ehpad) spécialisées.» Au final, l'accompagnement suggéré par la ministre doit être sans faille car aucune famille ne peut gérer toute seule un malade atteint d'Alzheimer. Aux dernières nouvelles, le premier «village Alzheimer» doit voir le jour en France en 2019. Au fait, les malades algériens d'Alzheimer, ils sont suivis comment?

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