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Une découverte pour bloquer l'arthrose

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Arthrite et arthrose, deux maladies que la médecine ne pouvait pas guérir. Elle calmait les douleurs sans plus. Des chercheurs viennent de trouver le remède...

Bonne nouvelle. Des chercheurs canadiens ont mis au point une substance capable de bloquer la progression de l'arthrose. Leurs travaux ont été publiés, jeudi dernier, dans la revue «Annals of the Rheumatic Diseases». Avant d'aller plus en détail sur leur découverte, voyons rapidement ce qu'est l'arthrose. La différence qu'il y a avec l'arthrite. Les deux maladies font partie des rhumatismes. Si l'arthrose est dite «mécanique» car c'est le cartilage des articulations qui s'abîme progressivement jusqu'à disparaître et laisser les os à vif frotter les uns contre les autres. Ce qui se traduit par des douleurs très fortes. Pour sa part, l'arthrite est une inflammation de l'articulation qui finit par se détruire progressivement. En général il s'agit des articulations des mains et des pieds alors que pour l'arthrose c'est le genou, la hanche ou la colonne vertébrale qui sont le plus touchés. Autre particularité, l'arthrite occasionne des douleurs au repos, surtout la nuit alors que les douleurs de l'arthrose sont ressenties au mouvement. Jusque-là, la science ne pouvait intervenir que dans la douleur occasionnée par ces deux maladies. Il n'y avait pas de traitement à proprement parler. Sauf peut-être dans la prévention comme dans le cas de l'obésité. Sinon, c'est la prise d'antalgiques (paracétamol) et d'anti-inflammatoires. Pour réduire la douleur. Enfin et même si l'arthrose est réputée atteindre les personnes âgées, les spécialistes considèrent qu'un malade sur trois a moins de 40 ans. Voilà ce qu'on pouvait dire de ces maladies, pour une large compréhension sans prétendre verser dans un cours de médecine. Il nous reste encore des recherches pour connaître le nombre de malades algériens atteints de ces maladies pour voir si notre choix du sujet sur cette découverte des Canadiens valait la peine. La partie n'a pas été facile. Vous vous en doutez, nous sommes «fâchés» avec les statistiques chez nous. D'ailleurs nous avons même découvert une énormité dans les chiffres. Jugez-en: aux 8èmes Journées nationales de rhumatologie qui se sont tenues à Alger en novembre 2008, un professeur chef de service de rhumatologie dans un hôpital de la capitale avait estimé le nombre de malades de ces pathologies à 3 millions d'Algériens. 6 années plus tard, le même professeur a déclaré au cours du 14ème Congrès algérien antirhumatismal qui s'est tenu en juin 2014, que «6 millions de personnes sont touchées par l'arthrose en Algérie». Un chiffre qui double en 6 ans pour la seule arthrose (sans l'arthrite) devient forcément douteux. Cela semble être jeté au «pif». Probablement pour valoriser cette spécialité médicale. C'est un autre sujet à débat. Disons que les malades de l'arthrite et de l'arthrose ne sont pas rares en Algérie. De nombreuses familles comptent en leur sein un ou plusieurs malades de cette pathologie. Beaucoup de femmes notamment, en souffrent après la ménopause. Quoi qu'il en soit et même s'il n'y avait qu'un seul malade, nous nous faisons un devoir de lui transmettre la bonne nouvelle. Revenons à cette découverte des chercheurs canadiens. Ces derniers ont commencé par identifier la molécule (microRNA-181a-5p) responsable «du déclenchement de l'inflammation, de la destruction du cartilage et de l'épuisement du collagène». Ensuite ils ont «développé un antisens, c'est-à-dire une «séquence d'acides nucléiques complémentaire» qui a stoppé l'évolution de la maladie chez les rongeurs (cobayes). L'un des chercheurs canadiens, Mohit Kapoor affirme que «le bloqueur que nous avons testé modifie la maladie. Il a l'habileté d'empêcher une destruction plus poussée de l'articulation dans la colonne vertébrale et dans le genou». Pour lui «ces résultats sont très importants car actuellement il n'y a aucun traitement ou médicament disponible pour arrêter la progression de l'arthrose». Aujourd'hui, les médecins ne peuvent que calmer les douleurs ressenties par les malades. Les chercheurs canadiens vont poursuivre leurs travaux sur les humains. Mais le plus gros est fait. Le «bout du tunnel» n'est plus loin pour les malades. Notre ministère de la Santé va très certainement suivre l'avancée de ces travaux pour en faire bénéficier, le moment venu, les malades algériens. La fin d'un calvaire en vue!

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