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Poudre de lait contaminé, Lactalis ciblé

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Rebelote? Le géant français des produits laitiers vendus également en Algérie est depuis hier montré du doigt par Le Canard Enchaîné et une association créée lors du premier scandale en 2017. Toujours pour les mêmes griefs. Quant à la vérité...

Polémique. Lactalis est un producteur français de produits laitiers. Il est présent dans 37 pays y compris l'Algérie. Le camembert «Président», par exemple, c'est lui. Le lait infantile en poudre de marque «Celia» c'est encore lui. La poudre de lait pour adultes c'est encore lui. Nous sommes ses premiers clients à l'international. Dans son édition d'hier, l'hebdomadaire satirique français
Le Canard Enchaîné affirmait que «le groupe (Lactalis) aurait écoulé 8 000 tonnes de lait «potentiellement contaminé» à la salmonelle, produit dans son usine de Craon, en Mayenne (France)». Si cela se confirme, ce serait la deuxième fois que le groupe Lactalis se trouve au centre d'une affaire de lait contaminé. Comme l'Algérie est l'un de ses gros clients, il est clair que les Algériens ont le droit de connaître la vérité, toute la vérité sur ces accusations. Pour essayer d'être le plus complet possible tout en faisant simple, Le Canard Enchaîné n'est pas seul dans cette affaire. Il est «secondé» par l'Association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles (Afvlcs). Voilà un extrait du communiqué de l'association en question publié mardi dernier: «Comme l'indique un article à paraître demain dans Le Canard Enchaîné, alors que tous les produits infantiles fabriqués à l'usine de Craon depuis avril 2017 ont été retirés et rappelés de la vente, suspectés d'être contaminés aux salmonelles, la poudre de lait fabriquée dans la même usine à la même période et destinée aux préparations industrielles (glaces, pâtisseries etc) à été écoulée sans encombre et sans que quiconque chez Lactalis ne vienne à s'interroger sur sa salubrité». L'Afvlcs n'est pas convaincante dans ses affirmations truffées de suppositions. Il est vrai qu'une première alerte a eu lieu en 2017. Notre ministère du Commerce avait aussitôt réagi en publiant ce communiqué: «Suite aux informations rapportées par certains médias internationaux, particulièrement français, faisant état de la contamination par la salmonelle des laits infantiles de marque Picot SL, Milumel Bio et Pepti Junior, fabriqués par le Groupe Lactalis (France), le ministère du Commerce informe l'ensemble des consommateurs qu'au titre du principe de précaution, des mesures ont été prises dans ce cadre...Bien que tous les lots importés en Algérie aient été analysés par le laboratoire vétérinaire régional de Tlemcen et aient été déclarés conformes, Celia Algérie a pris la mesure de précaution, suite au rappel en France, de rappeler l'ensemble des lots des produits Celia Expert (1er, 2ème et 3ème âge), Celia AR, Celia AR LBG, Celia pré et Celia Digest, fabriqués depuis le 15 février 2017». Il s'agissait à l'époque de lait infantile. Aujourd'hui c'est de «8000 tonnes de lait en poudre pour adultes fabriquées dans les mêmes tours de séchage que celle contaminée (en 2017)... (et donc, NDLR) ne peuvent être vierges de tout soupçon de contamination». Ce deuxième scandale qui a démarré, hier, laisse perplexe. Les responsables de Lactalis sont-ils devenus fous pour récidiver dans les mêmes faits moins d'une année après avoir été épinglés? D'autre part, le tapage concerne la présence de salmonelles qui sont des bactéries très dangereuses pour les personnes fragiles comme les bébés, mais qui sont détruites par la cuisson. Durant la première crise de 2017,
35 bébés ont été victimes, en France, de la contamination de la poudre de lait infantile de cette marque. Depuis sa création en décembre 2017, cette association est restée très active. Sans discontinuer. Le 22 décembre de l'an dernier, elle annonce sur son site que «Le pôle santé publique du parquet de Paris ouvre une enquête contre Lactalis pour blessures involontaires, mises en danger de la vie d'autrui, tromperie aggravée et inexécution d'une procédure de rappel produit préjudiciable à la santé, suite au dépôt de la plainte de Monsieur Guillemain Quentin et d'autres parents». Le groupe Lactalis publie, dans des quotidiens, une lettre d'excuses.
Le 14 janvier 2018, le P-DG de Lactalis, Emmanuel Besnier, promet d'indemniser toutes les familles qui ont subi un préjudice. Réponse de l'Afvlcs «Monsieur Besnier n'achètera pas notre silence». Difficile de prendre position et de démêler le vrai de l'excès. La grande distribution est partie prenante dans cette affaire. L'insistance, le suivi et quelquefois les imprécisions de cette association ne permettent pas à la vérité d'éclater au grand jour. Quoiqu'il en soit, nos autorités sanitaires ne devraient pas rester en dehors de cette agitation qui nous concerne malgré tout. Non seulement pour suivre l'évolution de cette nouvelle crise en France, mais aussi pour communiquer en temps réel avec les citoyens algériens. Les produits Lactalis sont commercialisés dans notre pays. Nous les consommons. Les pouvoirs publics doivent veiller sur notre santé et ne pas laisser des produits avérés nocifs, sur le marché. Sans plus!

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