Prévisions pour le 15 Decembre 2018

 Adrar Min 7 °C Max 17 °C
32
 Laghouat Min 5 °C Max 13 °C
32
 Batna Min 2 °C Max 9 °C
39
 Biskra Min 8 °C Max 18 °C
23
 Tamanrasset Min 8 °C Max 21 °C
34
 Tlemcen Min 3 °C Max 13 °C
30
 Alger Min 8 °C Max 16 °C
39
 Saïda Min 2 °C Max 12 °C
30
 Annaba Min 12 °C Max 16 °C
23
 Mascara Min 3 °C Max 14 °C
30
 Ouargla Min 10 °C Max 17 °C
32
 Oran Min 8 °C Max 17 °C
30
 Illizi Min 5 °C Max 16 °C
32
 Tindouf Min 10 °C Max 20 °C
32
 Khenchela Min 1 °C Max 8 °C
11
 Mila Min 7 °C Max 12 °C
39
 Ghardaïa Min 7 °C Max 15 °C
32
Accueil |Chroniques | L’envers du décor |

Des lycéens français contre le roman algérien

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Ils ont 16 et 17 ans. Ce sont des élèves de terminale. Du nord de la France. Ils refusent d'étudier le roman algérien. Ils n'ont pas vécu la guerre d'Algérie, mais cultivent la haine de l'Algérien. Qui leur a inoculé ce racisme anti-algérien? La réponse est facile...

Réactualisation. Vous avez sûrement entendu parler de cette histoire datant de l'époque coloniale. Epoque où les Algériens sans exception étaient tout simplement des indigènes. Sans autre statut juridique que celui du Code de l'indigénat. Ni citoyen ni sujet. Esclaves sans droits. Parmi eux, un Algérien, en risquant sa vie dans l'armée française a miraculeusement gravi les échelons jusqu'au grade de colonel et qui a cru, de ce fait, être considéré français à part entière. C'était méconnaître la haine que nous vouait l'occupant. Il s'appelait Mohamed Bendaoud et était considéré comme un officier atypique. Il en est sorti un proverbe qui définit cette position si particulière. «Arabe tu es, arabe tu resteras même si tu t'appelles colonel Bendaoud», disaient les colons à ceux qui croyaient avoir gagné leur estime. C'est ce qui vient d'arriver cette semaine à un écrivain français d'origine algérienne. Il s'appelle Akli Tadjer et a écrit plusieurs romans dont certains ont été adaptés pour la télévision française. Il est né à Paris. Si le grand public en Algérie ne le connaît pas, il édite ses livres en France et pour quelques-uns d'entre eux en Algérie. Alors que lui est-il arrivé? On vous donne les titres de la presse française de cette semaine sur l'événement. «L'écrivain franco-algérien Akli Tadjer face aux lycéens refusant de lire sa prose» titre France 24. Pour Europe 1 «Des lycéens refusent de lire le roman de l'auteur franco-algérien Akli Tadjer.» Pour le quotidien Le Figaro: «Des lycéens de la Somme refusent d'étudier un auteur franco-algérien.» Le quotidien Le Monde, la chaîne anglaise BBC, ont également relayé ce refus de lycéens français. Pourquoi ces lycéens français ont-ils refusé de lire le roman de Akli Tadjer programmé par leur professeur? Ce sont des élèves de terminale du Lycée Pierre Mendès France de Péronne, une région de la Somme située dans le nord de la France. Toutes ces indications méritent d'être données tant elles portent les stigmates de la guerre d'Algérie. A noter que les élèves en question sont des adolescents. Leur rapport à l'histoire de la colonisation ne peut être que l'oeuvre de transmission des adultes. Ces jeunes qui n'ont pas vécu la guerre d'Algérie ne voulaient pas lire le roman de Akli Tadjer parce que, rapporte la chaîne de télé publique France 3, «l'auteur n'est pas français», «l'histoire ne concerne pas la France», «un élève a refusé de lire pour ne pas prononcer le mot Messaoud» (principal personnage du roman). La haine à l'état pur transmise à des enfants. Il est bon de vous donner la trame du livre dont il s'agit. C'est l'histoire d'une amitié entre un fils d'un Algérien et un fils d'un pied-noir. Elle se passe à Paris en 1962, à la fin de la guerre d'Algérie. Voilà comment Akli Tadjer résume son livre: «L'histoire de cette amitié entre deux garçons, dont le père de l'un est indépendantiste et celui de l'autre pied- noir, est un roman réconciliateur et sans violence, même si cette dernière est dans la tête de certains protagonistes.» On peut aisément en déduire que le message de ces élèves du lycée Pierre Mendès France, est le rejet total de réconciliation même lorsqu'il s'agit d'une amitié entre des enfants, entre l'innocence. Cette histoire devrait donner à réfléchir à beaucoup «d'intellectuels» algériens qui ont planté leur bivouac à la périphérie des milieux littéraires et artistiques français. Ils espèrent avoir leurs faveurs en leur faisant les yeux doux et se reniant et en critiquant leur propre pays et leurs compatriotes. Certains d'entre eux n'hésitent pas à porter leur signature au bas des ouvrages qu'ils n'ont jamais écrits et qui descendent en flammes tout ce qui touche de près ou de loin à l'Algérie et les Algériens. C'est ce que Rachid Boudjedra qualifie, à juste titre, de «contrebandiers de l'histoire (qui ont) la haine de soi». Akli Tadjer n'est pas concerné par cette catégorie puisqu'il est né en France contrairement à ceux qui se sont rendus en France sur le tard pour proposer leur service de «contrebandiers» pour taper sur leur pays en contrepartie de quelques euros et d'une célébrité «jetable». Pendant la guerre de Libération nationale, les harkis avaient eux aussi, misé sur l'armée française. On connaît la suite et comment ils ont été «remerciés». Cet événement est également utile à tous ceux qui penseraient que les colons français ont tourné la page et qu'ils aspirent à des relations apaisées avec nous. Et lorsqu'il est question de former un front populaire solide pour contrer les menaces extérieures, certains parmi nous font semblant d'en rire. Ils rétorquent que le mal est «en nous». En eux. S'ils le disent cela doit être vrai car le peuple algérien ne porte absolument pas ce mal. A noter que, de leur côté, les médias français, s'ils ont couvert l'événement, ils l'ont fait a minima. Rien à voir avec le boucan qu'aurait suscité un acte antisémite. Tous les Algériens, surtout les jeunes Algériens savent maintenant à quoi s'attendre!

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha