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Le "vaccin" contre la violence contre les femmes

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Le sujet fait l'objet de nombreux discours. Force est de constater que c'est principalement l'aval qui est privilégié au détriment de l'amont. La répression au lieu de la prévention. Et si on remontait à la source du fléau?...

Les effets c'est bien, les causes c'est mieux. Cette semaine a été marquée par la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, comme chaque année le 25 novembre, ainsi que l'a décidé l'Assemblée générale de l'ONU en 1999. C'est l'occasion de faire des bilans, d'organiser des débats autour de cette douloureuse et éminemment importante question. A l'instar des autres pays du globe, notre pays a connu pour la circonstance plusieurs interventions, tant gouvernementales qu'associatives. La ministre de la Solidarité, Ghania Eddalia a annoncé «un projet relatif à l'élaboration d'une stratégie nationale pour la prise en charge des questions liées à la famille et à la femme en 2019». Elle a également rappelé l'existence dans notre pays de «l'arsenal juridique qui inclut «des peines sévères» contre les personnes à l'origine de toutes les formes de violence». On le verra plus loin, cet aspect répressif est sujet à caution. D'ailleurs, la présidente d'une association ou plutôt d'un réseau a souligné que «de grandes avancées ont été enregistrées en matière d'égalité entre l'homme et la femme, un volet consacré, notamment, par la Constitution. Mais sur le terrain, on ne trouve pas la même connotation, à cause, notamment des comportements et des mentalités qui caractérisent la société algérienne...il y a encore beaucoup de travail à faire pour changer les choses». C'est exactement le même discours qu'a tenu l'an passé à la même occasion la présidente du Conseil national des droits de l'homme (Cndh), Fafa Sidi Lakhdar Benzerrouki. Pour elle «de nombreuses femmes victimes de violence ne déposent pas plainte et ne recourent pas à la justice en raison de facteurs socioculturels...dans la plupart des cas, les agresseurs sont des membres de la famille et des proches». Nous commençons à nous rapprocher de la meilleure façon de poser le problème. Et ce n'est pas l'avis du Coordonnateur résident du Système des Nations unies en Algérie, Eric Overvest, qui viendra contredire certaines évidences. Elogieux, son avis l'est assurément. Surtout lorsqu'il «souhaite souligner les avancées enregistrées par l'Algérie en matière de lutte contre la violence faite aux femmes, notamment grâce à un cadre légal des plus progressistes dans la région Mena... l'Algérie peut se vanter d'avoir un cadre légal, des services sociaux et de santé favorables à l'élimination, ou tout au moins à une forte diminution de cette violence multiforme à l'encontre des femmes». Un discours qui peut flatter notre ego, mais pas forcément le mieux indiqué pour régler durablement un problème qui plonge ses racines profondément dans notre société. Venons-en maintenant aux chiffres, ou si vous voulez aux bilans pour se faire une idée de l'ampleur du fléau. Mme Eddalia a annoncé «que durant le premier semestre de 2018, 7156 femmes en détresse et 1128 femmes violentées ont été prises en charge par le secteur...les espaces de conciliation familiale qui oeuvrent à la médiation pour consolider les liens familiaux, ont accueilli, durant le premier semestre de l'année, 30.672 familles, dont 1719 familles ont bénéficié de mécanismes d'accompagnement familial». Des chiffres à relativiser tenant compte que toutes les violences contre les femmes en milieu familial ne font pas l'objet de plaintes. On comprend aisément pourquoi, Mme Benbraham, la célèbre avocate, a confirmé cette particularité. Et pour cause. Si l'on exclut les agressions dans la rue qui, avec le harcèlement, ne forment pas la majorité des cas de violences, c'est dans le milieu familial que les femmes subissent le plus de violences. Peut-on imaginer les conséquences d'un dépôt de plainte pour une femme victime? C'est la rupture du lien familial garanti. C'est-à-dire qu'au lieu de régler un problème, on l'aggrave. Après, on peut ouvrir des centres d'accueil pour ces femmes ou leur offrir des microcrédits. L'autonomie financière est une chose et la cohésion familiale en est une autre. De tous les discours entendus depuis des années sur ce sujet, très peu vont au fond du problème pour mettre l'accent sur la prévention. Pas en termes de lois. De répression. De prise en charge. Tout ceci est à mettre en place, mais sans pour autant négliger l'essentiel qui est l'éducation. Une éducation que la mère (une femme) dispense à ses enfants. Si au berceau, le bébé a droit à l'affection (allaitement maternel entre autres), à la douceur et aux calins, en un mot à l'amour dès sa naissance jusqu'à son adolescence, c'est le «vaccin» le plus efficace pour éradiquer en lui toute pulsion de violence. Pour les garçons et les filles. C'est aussi simple que cela!

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