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Des bébés OGM "sur mesure"

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Vous voulez un bébé grand, fort, beau et surdoué? Quelle maman ne dirait pas oui? Les chercheurs sont parvenus à modifier génétiquement les bébés. Cette semaine un scientifique chinois a fait bouger les lignes. C'est l'avenir de l'espèce humaine qui se joue...

Saut dans l'inconnu? Cette semaine, c'est un chercheur chinois qui a agité le monde scientifique. Il a annoncé la naissance de deux jumelles, Nana et Lula, dont il a modifié l'ADN pour leur éviter le sida qui affecte leur père. C'est la première fois dans le monde qu'il est question de bébés génétiquement modifiés. On connaissait le maïs OGM (Organisme génétiquement modifié). On a pu suivre les réactions souvent violentes de certains milieux écolos. Mais là, et si l'information est confirmée, une nouvelle étape très importante vient d'être franchie. On va essayer d'expliquer le plus simplement possible ce qu'est la modification génétique et ses répercussions sur la vie des humains d'une manière générale. Tout le monde a entendu parler de l'ADN. Souvent dans des affaires d'identification de cadavres ou dans la recherche des auteurs de crimes et délits. Ce qui veut dire que chaque être humain a son propre ADN qu'il porte comme une signature unique durant toute sa vie. Mais pas seulement, puisqu'il s'agit d'une molécule qui porte l'information génétique héréditaire. Rappelez-vous, souvent les médecins recherchent les causes de certaines maladies dans l'hérédité. Donc modifier cette ADN, c'est bouleverser la structure naturelle des êtres vivants. La science est parvenue à cette modification pour rendre des plantes, tel le maïs, plus résistantes à des insectes, à des herbicides et même à la sécheresse. On a vu dans cette méthode, le moyen de garantir la sécurité alimentaire. Déjà, cette pratique sur les plantes avait suscité de graves remous dans différents milieux agricoles et parmi des militants écolos.
Le sujet apparaissait même par endroit avoir une portée politico-économique sans que cela ne soit exprimé clairement. Comme on l'a vu, la modification génétique n'est finalement pas très compliquée pour des spécialistes.
On coupe une séquence de l'ADN et on remplace le «morceau» en greffant une autre séquence choisie. Ceci pour faire simple. Comme il est simple aussi de passer des plantes à l'être humain. Si le chercheur chinois de cette semaine a justifié son intervention sur les jumelles pour les épargner du SIDA, il est clair que modifier le patrimoine génétique d'un humain ne se limite pas exclusivement aux maladies. Il est possible de modifier la couleur des yeux du bébé, la nature de ses cheveux. Sa taille. Etc. Et c'est là où tout devient compliqué. Toute la communauté internationale est en ébullition. L'OMS vient d'annoncer la «mise en place d'un groupe d'études sur la manipulation génétique» car pour l'organisation onusienne une manipulation comme celle que vient de faire le chercheur chinois sur les jumelles «ne peut avoir lieu sans des directives claires». Comprendre qu'il n'est pas question d'interdire, mais d'encadrer. Même si pour encadrer il faut avoir plus de données qu'à l'heure actuelle sur les conséquences de la modification génétique. Pour bon nombre d'experts, le groupe d'études de l'OMS a devant lui «une feuille blanche». Parmi les dangers relevés par les experts figurent «la diffusion de mutations génétiques transmises aux générations suivantes de façon définitive et la tentation du bébé sur mesure'' aboutissant à des dérives eugénistes (pratiques censées améliorer l'espèce humaine)». Le plus important à retenir dans cette modification génétique est qu'elle est scientifiquement applicable à l'être humain. Il ne reste plus à la communauté internationale que le terrain de l'éthique pour débattre et tenter d'éviter les dérives pouvant menacer l'espèce humaine. Dans ce type de recherches, il est admis que les Chinois ont une bonne longueur d'avance sur les autres pays de la planète. Avec ce même procédé de modification génétique, les Chinois vont plus loin avec l'eugénisme intellectuel. Leurs recherches tendent à augmenter le QI (quotient intellectuel) de leurs enfants par des méthodes biotechnologiques. Selon certaines sources, en 2013, la Chine a lancé un programme de séquençage de l'ADN des surdoués. Les Etats-Unis ne sont pas en reste puisque «les Académies américaines des sciences (NAS), de médecine et d'ingénierie se sont conjointement prononcées en faveur de la mise en place d'essais cliniques de modification génétique sous un contrôle strict» peut-on lire sur une revue scientifique. En Angleterre et en Suède les chercheurs mettent les bouchées doubles pour rattraper les Chinois et les Américains. Les partisans des OGM sur l'être humain affirment que cette pratique «n'est pas fondamentalement différente d'une greffe d'organe ou d'une pose de prothèse...Cela revient à prévenir plutôt que guérir». Qui a tort? Qui a raison? L'avenir le dira!

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