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Ces magasins où tout est gratuit

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Non, non ce n'est pas une blague! Vous entrez, vous choisissez, vous prenez sans payer un sou. La dernière boutique de ce genre a ouvert ses portes cette semaine à Lyon en France. D'autres existent aux Etats-Unis, en Allemagne, en Belgique, etc. Le principe est simple...

L'argent n'est pas une fin en soi. Dès qu'on a compris comment cela fonctionne, on se dit, mais oui, il fallait y penser. Le magasin de Lyon nous a rappelé un concept qui ne date pas d'hier, mais qui gagne à être connu avec l'espoir de le voir s'étendre encore plus. Pourquoi pas chez nous aussi? Oui pourquoi pas? Avant de vous donner le fonctionnement de ces «magasins gratuits», un petit tour d'horizon s'impose. Vous connaissez tous les «marchands z'habits» qui viennent crier sous vos fenêtres. Ils vous proposent d'acheter vos vieilleries dont vous n'avez plus besoin. En réalité, ils vous en débarrassent moyennant une somme un peu plus que symbolique. En général ce sont les vieux meubles qui les intéressent. Vous avez aussi, ces marchands de vaisselle qui vous sonnent à la porte. Ils vous proposent des ustensiles neufs contre les chaussures et vêtements que vous n'utilisez plus. Toujours dans une démarche qui y ressemble par certains côtés, il y a les bacs à plastique, à pain, à cartons, posés surtout dans les cités. Beaucoup font l'effort de jouer le jeu pour ne pas tout mélanger avec les ordures ménagères. Sauf que cette méthode est en bout de ligne payante pour l'industriel qui recycle ainsi que celui qui se charge du ramassage. Il n'empêche, nous sommes toujours dans le concept des «magasins gratuits», mais avec d'autres variantes. Ceci pour mieux comprendre et accepter l'utilité de ces magasins sans caisse qui ont beaucoup de succès en Occident. Transition toute faite, voyons comment cela fonctionne. «Le principe est simple... C'est un espace où chacun peut venir déposer les objets, vêtements, chaussures, accessoires, jeux, jouets, livres, électroménager, vaisselle, linge de maison, objets de puériculture, en bon état, dont il ne se sert plus pour qu'ils puissent servir à d'autres personnes», explique une des bénévoles du magasin qui vient d'ouvrir à Lyon. Une autre ajoute: «C'est un lieu de dons entre particuliers. Chacun peut venir y déposer les objets dont il n'a plus l'usage ou récupérer gratuitement des objets qui pourraient lui être utiles, sans contrepartie financière, en nature ou en services.» On vous le disait, c'est aussi simple que cela et la formule connaît un succès grandissant. Au point que les magasins s'avèrent très vite exigus. Ce qui oblige d'en ouvrir d'autres. A signaler, à toutes fins utiles, que les clients ont l'obligation de ranger les affaires qu'ils ont dérangées. Un peu de civisme dans un tel espace de solidarité n'est qu'une question de savoir-vivre. Autre précision utile: dans ces magasins gratuits ne sont acceptés que les produits pouvant être utilisés immédiatement sans avoir besoin d'être neufs. Ils ne s'agit pas de revalorisation des déchets comme pour le plastique, le verre ou même et malheureusement le pain. Il ne s'agit pas, non plus, de magasins type «restos du coeur» destinés aux seules personnes en situation de précarité. C'est un lieu d'échanges et pour l'occasion, de convivialité également. Il n'y a pas lieu de croire que c'est une forme de troc comme avec notre marchand de vaisselle. Il y a ceux qui donnent et ceux qui n'ont rien à donner, mais tous ont le droit de prendre ce qui leur convient. Autre précision, ces magasins ne sont pas à confondre avec les espaces de type Emmaüs qui, faut-il le rappeler, ne sont pas gratuits, même si les objets sont à des prix dérisoires. En un mot comme en mille, ces magasins gratuits sont un lieu d'échanges. Pour l'exemple, prenons un couple qui a des affaires du petit dernier qui a grandi. Au lieu de les jeter ou croire faire une bonne action en les donnant à une personne qui, finalement va les revendre, pourquoi ne pas les déposer dans un «magasin gratuit» où un autre couple a peut-être besoin de ces affaires? Pour être complet, vous avez dû le deviner, la question qui se pose est de savoir qui gère ce genre d'espaces? Eh, bien ce sont des associations à but non lucratif. Comment couvrent-elles les frais de fonctionnement? Par le bénévolat et les subventions publiques. Chez nous, il est presque sûr que le ministère de la Solidarité nationale encouragerait ce genre d'initiative. Celles et ceux qui veulent en savoir davantage peuvent se rendre sur le compte «facebook.com/magasinpourrien». En Allemagne ces magasins existent depuis plus d'une décennie et se multiplient actuellement. Il y a enfin une philosophie qui se dégage de ce type de magasin. «Ces espaces sans
transactions financières sont là pour rappeler que la monnaie n'est qu'un outil et non une fin en soi et que la richesse véritable réside dans le partage et non dans l'accumulation», peut-on lire dans l'exposé des motifs des toutes premières créations. C'est tellement bien dit. Et surtout tellement bien vu!

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