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Confusion entre dépistage et prévention

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Le dépistage du mongolisme se simplifie. Une prise de sang suffit. Mais est-ce vraiment de la prévention? Beaucoup font cette confusion. La réalité est bien plus triste...

Otages. Cette semaine n'a pas été marquée seulement par les fêtes de fin d'année. Il y a eu aussi cette décision de l'assurance maladie française de rembourser le nouveau test de dépistage de la trisomie 21. Cette maladie génétique dont sont atteints ceux qu'on désigne par mongoliens. Le nouveau test en question est appelé «dépistage prénatal non invasif» (Dpni). C'est-à-dire simple et sans introduction d'instruments dans le corps. Une simple prise de sang suffit. C'est une avancée scientifique certaine. Sauf que l'événement nous donne l'occasion de nous pencher sur cette confusion qui règne entre dépistage et prévention. On remarquera que la recherche des tests de différentes maladies évolue rapidement. Pour dépister le diabète, le cancer, l'ostéoporose (maladie des os), la Dmla (maladie de l'oeil), etc, etc. Plusieurs types de dépistage existent. Par des sondes, par des appareils comme l'échographie, la mammographie, par des languettes, par le scanner, l'IRM et bien d'autres types. Dès qu'un test s'avère positif, la prise en charge thérapeutique du malade s'impose. Jusque-là le processus paraît normal. Nous sommes, ne l'oublions pas, dans le dépistage. Pas dans la prévention. Pourquoi? Le dépistage «détecte» de nouveaux malades. La prévention prémunit l'humain de la maladie. Comme la vaccination par exemple. Contre la rage, contre la variole, la tuberculose, la diphtérie et d'autres. Entre le premier vaccin qui est celui contre la variole découvert en 1796 et le dernier vaccin contre le cancer du col de l'utérus mis sur le marché américain en 2006, la recherche scientifique est plus lente que celle des tests de dépistage. Une vingtaine de vaccins en comptant celui contre la grippe saisonnière. Quant aux tests, ils sont multiples, variés et bien plus nombreux comme vu plus haut. La différence capitale entre dépistage et prévention est que dans le premier cas on découvre la maladie qui est déjà installée alors que dans le second cas la maladie est «bloquée» soit par le vaccin soit par une autre chose. Voilà la définition de l'OMS «la prévention est l'ensemble des mesures visant à éviter ou réduire le nombre et la gravité des maladies, des accidents et des handicaps». Pour mieux comprendre où nous voulons en venir, ajoutons que la recherche et développement tant des moyens de prévention (vaccins et autres) que ceux des tests de dépistage, est menée par l'industrie pharmaceutique ou financée par elle. Or cette même industrie ne tire aucun profit de la prévention, bien au contraire. Par contre le dépistage, qui «découvre» de nouveaux malades, a une incidence directe sur l'évolution de son chiffre d'affaires. Pour l'illustration, le chiffre d'affaires du marché pharmaceutique mondial se chiffrait en 2016 à 1 105 milliards de dollars. En 2001 il était à 390 milliards de dollars. En 15 ans il a été multiplié par 3. Cela veut dire que le nombre de malades augmente. Certes, il y a la démographie, sauf que ce n'est pas elle qui cause les maladies. Il y a surtout le recul de la prévention par le savant entretien de l'amalgame avec le dépistage. Il faut se rappeler que la recherche du vaccin contre le virus Ebola a été plusieurs fois abandonnée faute de moyens. Depuis les premiers cas au Zaïre en 1976 nous en sommes en 2019 qu'à un vaccin expérimental dont la fiabilité reste à démontrer. Pendant ce temps, Ebola continue de semer la mort, notamment en RDC. Et savez-vous pourquoi cela traîne. C'est en Afrique que le virus sévit. Se pose pour l'industrie pharmaceutique le problème de savoir qui va payer la facture. Les pays atteints sont insolvables. Voilà crûment exposée la véritable raison du retard de mise au point du vaccin. D'une manière générale, les vaccins, tous les vaccins n'intéressent par l'industrie pharmaceutique car ils «ferment» des marchés. A l'exception de celui contre la grippe du fait même que le virus mute et donc nécessite un nouveau vaccin chaque année. Le rapport à l'argent est incontestable dans l'industrie quelle soit pharmaceutique ou autre. C'est pourquoi la prévention agit contre ses intérêts alors que le dépistage agit directement sur l'évolution de sa production. Plus on «découvre» de nouveaux malades plus il faudra plus de médicaments. C'est simple. Le plus triste dans cette affaire est que des médecins se prêtent au «jeu» et agissent comme des rabatteurs. Certains d'entre eux sont très actifs dans les campagnes de dépistage. Ils ne semblent nullement gênés de se mettre au service des laboratoires. Remarquez que eux aussi gagnent dans l'affaire. Non seulement ils auront plus de consultations, mais aussi beaucoup de congrès et autres «sucreries» à la clé. Reste les malades qui sont carrément pris en otage dans cette machination. Même les associations censées les défendre versent dans l'amalgame. La classe politique ne fait pas du sujet sa préoccupation. Par ignorance?

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