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«Le silence est un message ambigu qui ne peut être décodé que par des paroles.» Anonyme

Les hommes qui ont longtemps fréquenté les sentiers sinueux de la politique et les allées du pouvoir, prennent un jour leurs distances vis-à-vis du monde tourmenté qu'ils ont connu, s'installent sur une éminence et, avec le détachement des hommes revenus de tout, se prennent à s'intéresser à l'histoire. Et chacun d'écrire son histoire... Avant, ce genre d'activité était découragée: on considérait l'écriture de l'histoire comme une affaire trop sérieuse et surtout trop dangereuse pour la confier à n'importe qui: c'est la raison pour laquelle les marionnettistes du parti unique avaient leurs «nègres» et leurs réseaux pour propager leurs éternels mensonges. Les mensonges avaient payé un certain temps parce que avec la disparition du premier plan, les seconds couteaux qui occupaient jusque-là les strapontins se sont vus propulsés au-devant de la scène pour se mettre à jouer aux donneurs de leçons. Cependant, après avoir fait le tour de la question dans tous les sens, après avoir entendu toutes les voix autorisées, auto-autorisées, motorisées, sonorisées, les échos rapportés par les spécialistes de la langue de bois, il est rassurant de constater qu'ici et là, des voix non intéressées par l'exercice ou la contestation du pouvoir politique s'expriment pour rétablir une part de vérité. Car pour que la vérité entière s'impose, il faudra attendre un peu que les acteurs, les figurants, les seconds couteaux, les imposteurs et les faussaires aient passé l'arme à gauche. En effet, dans l'atmosphère pesante qui prévaut aujourd'hui, les parties en course essaient par tous les moyens d'utiliser des anecdotes du Mouvement national et des prises de position des partis périphériques pour étayer leurs arguments. Dans une société qui se cherche encore après plus d'un demi-siècle d'indépendance et d' une gestion économique (ou plutôt des gestions) des plus aléatoires, tous les coups sont permis pour faire passer son message.
C'est pourquoi, il est préférable d'écouter plusieurs sons de cloche, aussi bien de la part de ceux qui ont exercé, sous quelque forme que ce soit, un pouvoir réservé à une élite triée sur le volet et répondant à des critères bien définis, que de la part de ceux qui ont été longtemps contrariés, marginalisés et maintenus dans une situation d'exclusion durable. Ces derniers, aigris par la tournure qu'ont pris les événements au lendemain du printemps de la discorde, s'emploient, sur un ton empreint d'aigreur, non seulement à mettre en valeur leur propre rôle dans un scénario que d'autres ont écrit, mais encore à discréditer autant que faire se peut, les auteurs du détournement du cours de la Révolution. Evidemment, dans leur critique acerbe des choix et des hommes qui ont été faits sans eux, ils ne manquent pas de chanter les louanges des chers disparus (les morts sont tous de braves types, dit le poète) qui ne peuvent plus affirmer, infirmer ou ajouter une nuance à des témoignages qui font figure de profession plutôt que de recherche historique.
Par contre, pour ceux qui se sont assis à la table de la rente, ceux qui ont goûté aux doux fruits de l'indépendance et aux privilèges inhérents aux postes de responsabilité partagée, ils essaient de noyer le poisson, comme on dit, en prétendant avoir une vision cosmique des choses. Ils élargissent ainsi le champ de leur vision et célèbrent, tour à tour, la pérennité de la lutte populaire (un seul héros le peuple!) et les grands noms d'une histoire lointaine qui ne dérangent plus personne, en les ajustant comme ils peuvent à la situation contemporaine pour épargner l'ego de ceux dont le nom ne sera certainement pas écrit en grandes lettres dans les livres d'histoire. A aucun moment, ils ne remettent en question la qualité ni la légitimité des hommes qui les ont faits.
Ecrire sur l'histoire, c'est passer un message de protestation ou d'allégeance.

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