Prévisions pour le 27 Septembre 2018

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Inquiétudes

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«Les riches ont des angoisses, les pauvres ont des inquiétudes.» Louis Scutenaire

Malgré la chaleur étouffante et l'humidité ambiante, le temps paraît maussade: tout se passe à l'intérieur de la tête. De virtuels nuages bas qui vous plombent le moral dès six heures du matin annoncent un après-midi encore plus caniculaire que celui de la veille. Et pourtant, il faut faire avec comme on fait avec tous les malheurs qui s'abattent sur ce pauvre riche pays, qu'ils soient d'origine climatique, politique ou humaine. On pensait voguer sur une mer calme, voilà qu'un nuage noir porteur de nouvelles encore plus sombres obscurcit l'horizon exigu du pauvre citoyen et achève de laminer son moral qui s'apprête à vivre l'enfer des prix d'une rentrée incertaine où tous les doutes sont permis. La menace qui terrorise le plus le pauvre citoyen soumis aux aléas d'une gouvernance hasardeuse n'est pas la même que celle du Gaulois qui ne craignait qu'une chose: que le ciel lui tombe sur la tête. Le galérien qui végète ici n'a peur que d'une chose: que le prix du baril de pétrole ne dégringole. Lui qui n'a pas su ou pas pu profiter de l'envolée des prix de l'or noir au début des années 2000 quand le prix du baril flirtait avec des sommets jamais atteints et permettait d'éponger une dette monumentale contractée chez les usuriers occidentaux pour permettre à un secteur privé parasitaire de prospérer sur les dépouilles d'un secteur public sabordé par les partisans du PAP et des réalisations prestigieuses comme l'Oref et que le budget national était généreusement calculé sur un baril tarifé à 19 dollars...), voilà que pointe maintenant sur lui la terrible menace d'un prix du baril d'or noir à moins de 100 dollars et peut-être même moins! Quelle catastrophe pour celui qui est au bas de cette échelle sociale échafaudée par cinquante -deux années de programmes politiques qui ont tourné de plus en plus le dos aux principes sacrés de cette épopée qui commença un 1er Novembre. Les renoncements sacrilèges à ces principes se faisaient au fur et à mesure que disparaissaient les derniers témoins de cette guerre qui se voulait libératrice. Sombres jours, comme disait le poète qui revivait les débuts d'une décadence, pour le pauvre citoyen dont la subsistance est pendue aux hypothétiques décisions de gens qui vivent reclus dans des sanctuaires loin de toute promiscuité plébéienne.
Avec quoi affronter cette nouvelle menace? Dire qu'il n'y a pas si longtemps, les spécialistes des prospectives claironnaient en bombant le torse que le pays est à l'abri des effets de la crise tout comme il a été épargné en leur temps par les terribles fléaux du Sras, de la grippe porcine.... mais pas de la fièvre aphteuse. Et pourtant, la crise s'annonce: les pays industrialisés, plongés dans une récession dont on ne voit que le début, réduisent leurs demandes en produits énergétiques, les pays «frères» du Golfe à rabais ne font rien pour diminuer leur production car ils ont tellement de réseaux salafistes, tant de révolutions du printemps arabe à financer, tant de clubs de football européens à acheter, tant de banques occidentales à sauver de la banqueroute qu'il leur faut toujours, toujours plus d'argent si facile à gagner! Comment faire pour joindre désormais ces deux malheureux bouts de mois qui s'écartent de plus en plus? Va-t-on diminuer les constructions de prestige qui n'amèneront à coup sûr aucune plus-value à ce pays réduit à sucer éternellement la mamelle des oléoducs? Va-t-on rogner sur l'importation des médicaments de première nécessité qui maintiennent encore en survie une population grabataire? Va-t-on traquer encore un peu plus les petits trafiquants à la sécurité sociale qui rendent les cheveux blancs aux médecins chargés des contre-visites? Va-t-on diminuer encore un peu plus la quantité de lait en poudre importée? Ou bien, va-t-on sérieusement s'attaquer au problème de la dépendance alimentaire? Tous les faux espoirs sont permis!

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