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Scénarios

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«Il n'y a pas l'ombre d'un doute qu'un bon scénario est absolument essentiel, peut-être même l'essentiel pour un film.» Sydney Pollack

Tout est affaire de décor: quand un jeune acteur demandait un conseil au vieil acteur Gabin, sur les critères qui doivent présider au choix d'un film, celui-ci répondait sans hésitation: «Il faut trois choses pour faire un bon film: un bon scénario, un bon scénario et un bon scénario.» Dans l'esprit de cet acteur qui avait tourné avec des réalisateurs qui avaient tous du métier, les problèmes qui doivent se poser aux cinéastes du sud de la Méditerranée n'existaient pas pour lui. Les comédiens étaient tous des acteurs chevronnés, les directeurs de la photographie étaient tous des maîtres de la lumière et les opérateurs des virtuoses de la caméra. Le plateau de tournage était certes surpeuplé mais chacun connaissait sa place et le rôle qu'il avait à jouer dans cette complexe machinerie qu'est une équipe de tournage. Ne parlons pas des prouesses des techniciens de laboratoire ou des magiciens des effets spéciaux. Pour la facture d'un film, il ne doit pas manquer un bouton à une guêtre. Par contre, d'autres diront que pour faire un bon film, il faut de l'argent, de l'argent et de l'argent. C'est le facteur essentiel qui permet d'attirer talents et compétences. Mais le grand acteur français accordait la primauté à la qualité de l'histoire qui devait cristalliser l'attention d'un spectateur amateur d'intrigues qui devraient le déconnecter d'une réalité morose.
C'est pour cela que le métier de scénariste est à la base même de la création cinématographique. C'est devenu même une profession spécialisée dans les cercles de la production filmique.
Ainsi le scénariste à qui l'on propose un synopsis ou un roman à adapter doit faire appel à tous les éléments de la culture dont il dispose et, pour faire un portrait cohérent des personnages qui vont s'affronter dans le récit et pour agrémenter ce récit de petits détails qui vont épicer l'intrigue ou ajouter des traits précis au personnage. Il va sans dire que chaque genre de film a sa technique particulière.
Le film historique oblige le scénariste à plonger dans l'ambiance de l'époque qu'il traite afin de rendre les personnages crédibles. Ainsi, aux grands faits historiques qui ont marqué la période traitée, le scénariste peut y greffer une histoire d'amour tout à fait hors de propos qui n'aurait aucune influence sur le déroulement de l'intrigue. D'ailleurs, le talent du scénariste consiste à «caler» l'histoire d'amour dans le récit afin de la rendre complémentaire aux autres éléments de l'intrigue comme la lutte pour le pouvoir, le combat éternel du mal et du bien...
Cependant l'inspiration du scénariste est stimulée le plus souvent par l'actualité brûlante: ainsi beaucoup d'écrivains sont à l'affût des faits divers publiés dans la presse ou fréquentent assidûment les prétoires des tribunaux pour être mieux à l'écoute des convulsions de la société. Les faits saillants, les événements de la politique sont pris par les virtuoses de la plume, passés au crible avant d'être servis sous forme d'histoires palpitantes. La révolution iranienne, la lutte du peuple palestinien, l'aventure afghane ou l'invasion de l'Irak ont donné l'occasion aux créateurs occidentaux du 7e art de dresser le portrait robot du terroriste intégriste qui est peint sous les traits les plus défavorables. A aucun moment, le cinéma américain n'a présenté un résistant arabe sous l'angle d'un idéaliste qui combat pour la liberté de son pays. Et s'il a un seul trait positif, c'est celui d'un naïf qui est victime d'un lavage de cerveau et qui comprend trop tard l'impasse dans laquelle il s'est engagé.
Cela contribue à diffuser une image négative du résistant arabe et du musulman en général, et à propager une fausse idée de la lutte des peuples contre l'impérialisme américain. Il est urgent pour les cinéastes arabes de redresser la barre. Youssef Chahine avait essayé en son temps de corriger cette image négative par son magnifique Saladin...

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