Prévisions pour le 24 Septembre 2018

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30
 Laghouat Min 17 °C Max 30 °C
32
 Batna Min 13 °C Max 26 °C
32
 Biskra Min 21 °C Max 34 °C
32
 Tamanrasset Min 21 °C Max 31 °C
23
 Tlemcen Min 20 °C Max 28 °C
32
 Alger Min 20 °C Max 27 °C
32
 Saïda Min 19 °C Max 31 °C
32
 Annaba Min 21 °C Max 28 °C
34
 Mascara Min 18 °C Max 31 °C
32
 Ouargla Min 21 °C Max 33 °C
34
 Oran Min 22 °C Max 27 °C
32
 Illizi Min 22 °C Max 35 °C
30
 Tindouf Min 23 °C Max 33 °C
47
 Khenchela Min 13 °C Max 25 °C
32
 Mila Min 15 °C Max 27 °C
34
 Ghardaïa Min 20 °C Max 30 °C
34
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N'ayez crainte! je ne vous parlerai point ici de la douloureuse histoire des pays sous-développés, en général, et du nôtre, en particulier. Je ne vous en parlerai point pour plusieurs raisons. La première est que je manque cruellement, et c'est ce qui me frustre le plus, d'informations précises et comptables car, tenez-vous bien, les petits scandales qui, de temps en temps, ornent les premières pages de nos tristes feuilles de chou, ou se glissent discrètement dans la banalité du fait divers anonyme qui relève un tant soit peu une actualité morose, ne doivent être que la partie à peine visible de l'immense iceberg qui doit être à l'origine de beaucoup de fortunes aussi rapidement établies qu'inexplicables et qui sont la preuve irréfutable de la théorie des vases communicants.
La deuxième est que: «Chat échaudé craint l'eau froide.» Pourquoi donc un modeste chroniqueur tel que moi irait-il se risquer jusqu'à s'attirer les foudres d'une justice qui, bien que lente, n'en demeure pas moins vigilante. Et puis, c'est faire preuve d'ingratitude et de mépris que de manifester, encore une fois, son acrimonie envers ceux qui vous ont déjà pardonné une fois. La Charte de la réconciliation nationale que le pouvoir, dans son infinie mansuétude, a étendue jusqu'aux journalistes est digne de respect et surtout d'attention, donc je n'irai point troubler, petit agneau que je suis, le breuvage des grands loups. Donc motus et bouche cousue. L'autre raison est que la tâche serait gigantesque, que même Hercule ne pourrait assumer: les écuries d'Augias à côté de la carambouille nationale feraient figure d'une cuisine proprette avec dalles de sol. Et puis aurais-je le temps (ah! le temps, ce facteur que nul ne peut dominer!) de tout raconter, comment faire pour rassembler tous les documents éparpillés par les courants d'air provoqués par les fenêtres qui s'ouvrent intempestivement, faisant un inexorable appel d'air qui emporte avec lui tous les gribouillis des ronds de cuir. Sans compter les portes qui claquent parce qu'un responsable bien épaulé vient d'être éjecté du nid douillet où il était confortablement installé, occupé à se bâfrer de petits avantages qui font les attraits des postes de responsabilité destinés seulement à ceux qui sont nés là où il faut, au moment où il faut. La porte a été claquée parce que le responsable, mécontent, a été muté ailleurs, loin du bruit et de la fureur que sa mauvaise gestion a déclenchés. Là-bas au moins, il pourra manger à l'aise, sous un ciel plus clément. Je ne pourrai pas aussi parler de ces mystérieux incendies déclenchés on ne sait comment: combustion spontanée, colère des manifestants, court-circuit opportun. Comme par hasard, les archives compromettantes ont été brûlées: parties en fumée!
Et puis, cela reviendrait à écrire un ouvrage plus vaste que L'Iliade et l'Odyssée, Guerre et paix, Les Misérables, Crime et châtiment, Autant en emporte le vent, La Comédie humaine, Les Rougon-Macquart, Les Hommes de bonne volonté. Tous ces chefs-d'oeuvre réunis dans un ouvrage complet qui expliquerait, en fait, pourquoi certaines infrastructures sont toujours à l'état squelettique, pourquoi certains villages souffrent toujours de la soif, quarante-quatre années après l'indépendance, pourquoi les enfants de nos responsables, qui se font soigner à l'étranger, commencent leurs études à l'étranger, pourquoi l'hôpital est à l'agonie et pourquoi les responsables des structures sportives sont à couteaux tirés pour élire, désigner, nommer, coopter des responsables: si les débats sont si houleux, c'est qu'il y a anguille sous roche. Pourquoi ne pas parler tout simplement de la commémoration du 11 septembre qui, chaque année, est célébrée en grande pompe, plus que toutes les autres batailles menées par l'armée US? Les commémorations, en général, sont là pour entretenir la haine ou pour préparer l'opinion à d'autres sacrifices.

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