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Guerre froide

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«La guerre est froide surtout pour ceux qui n'ont pas de gaz.» Kurzas

Sincèrement, c'est quelque chose que j'attendais depuis longtemps. Je l'avais espéré, même au moment du coup d'Etat contre Gorbatchev et même quand les députés du Parti communiste sont entrés dans une ultime tentative de rébellion, en dissidence contre un Boris Eltsine arrogant, soutenu par l'Occident triomphant. Ce jour-là, j'avais cru que tout était perdu, que le tigre en papier qu'était l'Urss s'était finalement dégonflé sous les assauts de la mafia intérieure, des nationalismes exacerbés et du travail souterrain du lobby sioniste qui mine bien des classes politiques européennes. Finalement, la résurrection a eu lieu et le phoenix renaît de ses cendres. Certes, ce n'est plus l'Urss devant laquelle tremblaient les gouvernements bourgeois d'Europe, mais ce n'est pas non plus la Russie exsangue d'un président qui ne dessaoul pas, ou enlisée dans un conflit alimenté en Tchétchénie par les pétrodollars de la péninsule arabique. J'avais déjà senti les murmures de satisfaction quand Fidel Castro avait pathétiquement fait un faux pas à la tribune. C'était un signe qui ne trompait pas. L'anti-impérialisme avait un pied dans la tombe. Mais comme, en toute circonstance, il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir mis à terre, il ne faut pas non plus préjuger de l'avenir: il y a deux ans que les Occidentaux avaient commencé à enterrer «le Lider maximo» et à tirer des plans sur la comète. Mais «il commandante» n'est pas mort et il continue, de temps à autre, à se manifester, repris par un Chavez qui a déjà dû le remplacer au pied levé et à narguer la première puissance impérialiste qui a vu les régimes à sa solde disparaître, l'un après l'autre, sous les coups d'une démocratie qu'elle avait elle-même exportée ou étouffée, selon ses intérêts. Donc, dans le domaine réservé des Américains, l'Amérique latine, les régimes ont pris une couleur qui tend, selon les pays, vers le rouge ou vers le rose. Et la nouvelle levée de boucliers de ces peuples (Honduras, Venezuela et Bolivie), qui ont dénoncé l'ingérence américaine dans leurs affaires et prononcé l'expulsion de diplomates peu réservés, n'est qu'un symptôme de la renaissance de ce sentiment puissant qui animait les jeunesses du monde et qui s'appelle l'anti-impérialisme. Les années 1960 et 1970 ont connu cette atmosphère où les luttes des peuples du tiers-monde ne faisaient qu'exhaler la lutte souterraine entre les deux superpuissances. Cela s'appelait la guerre froide. Elle a fini avec la chute du mur de Berlin. Elle renaît maintenant, petit à petit, étape par étape au gré des mini-conflits suscités par des gouvernements fantoches locaux soutenus par l'Otan. D'abord, cela a commencé par l'agression géorgienne contre l'Ossétie du Sud. La fermeté du président Poutine et une guerre de 48 heures fit perdre à la Géorgie, deux précieuses petites provinces qui recevaient cela comme un cadeau du ciel. Le holà émis par les USA et leurs alliés européens qui se concrétisa par la «visite amicale» de deux navires de guerre américains au port de Poti irrita le gouvernement russe qui dépêcha aussitôt des bombardiers et un sous-marin au Venezuela pour soutenir les présidents Chavez et Morales, ce dernier étant en butte à un mouvement autonomiste inspiré par les Américains.
Le secrétaire général de l'Otan pouvait toujours dénoncer la présence des troupes russes en Abkhazie et en Ossétie du Sud quand celles des pays de l'Otan sont en Afghanistan, en Irak et au Kosovo. Et pour couronner le tout, le conflit ukrainien s'ajoute pour raviver les braises sous la cendre: c'est peut-être que la guerre froide revient ou bien qu'elle n'est jamais partie.

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