Prévisions pour le 20 Septembre 2018

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Signes avant-coureurs

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«Dans toute crise apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.» Xavier Emmanuelli

A quoi peut-on reconnaître l'imminence d'une crise économique et de difficultés budgétaires? Il y a d'abord, les nombreux billets doux émis par les organisations financières internationales qui, fortes de leurs spécialistes en prospective, ne cessent de prodiguer des conseils à la modération, à l'économie des moyens et des injonctions dans la politique sociale... Il y a aussi l'indice éloquent affiché sur la place des marchés de matières premières qui est sujet à une inévitable et inéluctable propension à la baisse. Mais le plus crédible est bien cette intervention soudaine d'un ancien ministre des Finances qui, à l'occasion bien entendu, de la dégringolade du prix du baril de pétrole s'empresse de se rappeler à la mémoire des décideurs en mettant le doigt sur ce qui contrarie son libéralisme et en prescrivant un régime drastique qui remettrait sur pied une économie malade. Evidemment, les déclarations d'un ancien responsable déjà remercié pour services rendus ne sauraient être crédibles aux oreilles du citoyen lambda qui vit tous les jours sa crise économique, quel que soit le prix du baril, pour la simple raison que ledit ministre a déjà appliqué la politique qu'il critique présentement même en des circonstances différentes... Ce qui peut encore irriter le consommateur moyen, c'est-à-dire celui qui paie à prix coûtant tout ce qu'il consomme, ce sont les orientations des déclarations dudit ministre qui s'attaque d'abord aux subventions généreuses de l'Etat concernant des produits aussi stratégiques (socialement parlant) que l'essence et l'électricité.
Il ne faut pas confondre l'effet et puis la cause comme dit le poète. On passera vite sur l'électricité qui est une marque de progrès: on ne nous fera sûrement pas revenir à la glorieuse époque de la bougie et du feu de bois quand on sait que le substrat du nord du pays se déboise à une vitesse vertigineuse et que les gardes forestiers ne constituent plus une menace pour les braconniers... Mais attardons-nous sur l'essence: si les Algériens consomment beaucoup d'essence et que le pays importe du mazout, c'est la faute aux planificateurs qui ont ouvert grandes les frontières à l'importation de véhicules de tourisme alors que l'industrie automobile nationale peine durement à démarrer. On saluerait son patriotisme s'il demandait la réalisation d'usines automobiles... Quand on sait que l'essence (et l'énergie en général) entre dans la constitution du prix marchand d'un produit, on devine l'impact qu'aurait sur les prix des autres produits une augmentation du prix de l'essence. Monsieur le ministre aurait été beaucoup plus crédible s'il appelait à une diminution conséquente de ces engins qui sèment la mort et empestent l'environnement. Il aurait été beaucoup plus positif s'il avait appelé à la constitution d'un service public de moyens de transport qui améliorerait le quotidien de ceux qui empruntent chaque jour les cars surchargés, les trains inconfortables et le rare et court tramway. On le trouverait plus civique s'il militait pour que chaque haut fonctionnaire pris en charge entièrement par l'Etat, paie son billet d'avion, ses consommations en eau, essence et téléphone dans sa vie domestique. Que ne s'est-il pas élevé contre les dépenses de prestiges qui ne créent pas d'emplois permanents et qui n'apportent rien au tissu industriel du pays. Et quand il veut opposer le Sud au Nord dans la politique des subventions, on ne peut que prendre au mot ce spartiate de l'économie et de lui demander de prendre la tête de ce vaste mouvement, ô combien généreux, qui mènerait tous les hauts fonctionnaires qui squattent le littoral, vers les Hauts-Plateaux où les attend cette bonne vieille ville de Boughezoul.
Mais rappelons-nous simplement que ce discours, faussement libéral avait enfanté le 05 Octobre!

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