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Problèmes

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«Les problèmes? on ne les résout guère. Les problèmes, il faut les vivre...» Leopold Staff

L'Algérien moyen, c'est-à-dire celui qui vous dit que tout va bien grâce à Dieu, a des problèmes. Je parle évidemment de celui qui éprouve mille difficultés pour résoudre le moindre petit problème qui se pose à lui, (parce qu'il n'a pas de piston, pour être clair, franc, direct et limpide ou qu'il ne connaît pas les méandres de la corruption....), et qui a toujours connu deux problèmes récurrents depuis qu'il a eu la malchance de faire un atterrissage forcé sur cette terre bénie pour certains, pour ceux qui sont nés comme par hasard, sous la bonne étoile, celle qui n'est visible que les jours de pleine lune, quand tout le monde dort, abruti par tous les soporifiques ingurgités depuis l'été de la discorde. Ces problèmes connus et reconnus, rabâchés sans cesse sur toutes les tables de négociations, sur tous les cahiers de doléances, sont évidemment le logement et le transport. Nous ne parlerons pas du logement puisqu'il est écrit sur les tablettes de la destinée alors que nos responsables éclairés n'ont pas encore trouvé ni la formule magique ni la pierre philosophale pour résoudre la quadrature du cercle vicieux formé par l'implacable dialectique de l'explosion démographique et de l'industrie du bâtiment. Et puis, comme à chaque période, la construction de logements pose un problème nouveau (un jour on donnera la priorité à l'investissement industriel, un jour il y aura pénurie de maçons à cause d'un fameux plan destiné à rétablir un équilibre régional...Un jour il manquera le fameux et coûteux rond à béton; un autre jour c'est la tension sur le marché du ciment qui provoquera ou l'arrêt des chantiers, ou le report des remises des clés aux calendes grecques ou la faillite frauduleuse de quelques entreprises fantômes bénéficiaires de marchés douteux...). Il est inexplicable qu'un secteur comme celui-ci rencontre autant de problèmes ligués contre la qualité de la vie des citoyens. Et je ne parle pas de la disponibilité des assiettes foncières! Evidemment, les décideurs ont toujours un tour dans leur sac à malice: dans leur boîte de Pandore, ils gardent toujours jalousement leur botte secrète. Vous m'avez compris, c'est la fameuse formule du relogement social, qui permettra à ceux qui ont squatté des caves ou qui ont construit des bidonvilles sur des terrains publics ou sur des terres agricoles, de bénéficier d'un logement social. Les statistiques ne disent pas quel est le pourcentage de SDF ou de ceux qui vivent dans la précarité et restés sur le carreau. Quant au transport public, c'est un tout autre problème. Il va l'amble avec celui du logement: l'exode rural ayant vidé les campagnes pour remplir les villes, les responsables politiques ont cru bon de nationaliser ces services au point que les entreprises de transport étaient devenues de lourdes machines bureaucratiques qui avaient tendance à laisser le voyageur sur le bord de la route. Des bus pleins à craquer, des cars vides qui passent sans respecter les arrêts obligatoires, les pannes répétées, l'insolence des agents de service, le pauvre client aura connu tous les revers des difficultés non inscrites sur le ticket de voyage. Mais il faudra reconnaître que la libéralisation de ce secteur qui, sous d'autres cieux, monopolise toutes les attentions des gouvernements et des intervenants économiques, n'a pas arrangé les choses de ce côté de la Méditerranée. Le comportement purement mercantile de certains transporteurs, l'anarchie régnant dans ce secteur ont vite provoqué l'ire des clients qui s'estiment malmenés. L'utilisation de véhicules obsolètes, la mauvaise qualité de certains tronçons de route et le mauvais comportement de certains conducteurs, le non-respect d'horaires réguliers, transforment le moindre déplacement en odyssée. Ajoutez à cela la mauvaise ou l'absence de gestion de certaines gares routières qui n'offrent pas le moindre confort au voyageur en escale. Et ces problèmes se cristallisent un peu plus, les jours de fête.

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