Prévisions pour le 27 Septembre 2018

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Le triomphe de la volonté

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«La volonté permet de grimper sur les cimes; sans volonté on reste au pied de la montagne.» Proverbe chinois

C'est fou ce qu'une communauté peut faire quand tout son effort est tendu vers un seul but, ne regardant pas au prix du sacrifice.
La déperdition d'énergie est négligeable et insignifiante devant l'ampleur de l'effort collectif. Le gaspillage d'énergie vient, en général, de la déviation de certains, vers des objectifs personnels, pénalisant et même contrariant l'effort collectif. C'est comme en physique, les forces orientées dans la même direction s'additionnent, les autres s'annulent. C'est peut-être ce qui s'est passé pendant ces quatre décennies: beaucoup, au lieu de penser à l'intérêt général, national, ont surtout passé le plus clair de leur temps à vouloir tirer leur épingle du jeu et les marrons du feu. C'est ainsi que beaucoup d'infrastructures sont restées longtemps à l'état rachitique où les avait laissées l'occupant, pendant que des fortunes s'édifiaient à un rythme exponentiel: les responsables politiques peuvent toujours faire des déclarations fantaisistes quant à leur fortune national: il n'existe pas encore de mètre-étalon pour cela.
Pendant la guerre, l'argent avait perdu beaucoup de sa valeur devant la mobilisation générale ou devant l'instinct de conservation.
La preuve, c'est qu'au départ, la plupart des fonctionnaires auxiliaires de la colonisation ont démissionné de leurs postes: caïds, gardes champêtres, conseillers municipaux, secrétaires généraux de mairie...ceux qui ne l'ont pas fait l'ont payé chèrement ou trouvé des astuces pour rester au milieu du gué tandis que d'autres ont tout simplement pris la poudre d'escampette et se sont exilés en métropole, loin de la zone de turbulence. Il y en a d'autres qui ont astucieusement négocié leur maintien: arrivés près de la retraite et soutiens de famille nombreuse, ils s'étaient présentés comme des cas sociaux et ils se sont maintenus.... Pour l'argent, tout chef de famille qui disposait d'un revenu était tenu d'en donner un petit pourcentage à la résistance symbole de sa solidarité et de sa participation à la lutte. Les riches commerçants payaient plus et, en outre, c'étaient eux qui fournissaient la logistique pour entretenir les forces combattantes.
Le ravitaillement et son transport étaient des tâches dont s'acquittaient volontiers ceux que la prospérité n'avait pas ignorés. Les autres offraient leurs bras: quand il fallait couper des poteaux télégraphiques ou creuser une route, personne ne pouvait se défiler; ainsi, en certaines périodes, il y en avait qui devaient travailler, et le jour et la nuit. Cet effort collectif qui devait enfanter le volontariat, se manifestait au grand jour quand il s'agissait d'effectuer un travail qui semblait loin de toute préoccupation politique; pour dispenser des cours d'arabe pendant les vacances, le commissaire politique avait décidé d'agrandir l'archaïque zaouïa; tout le monde y mit du sien: les matériaux de construction affluèrent, les manoeuvres, petits et grands s'activèrent à cette joyeuse tâche à un rythme jamais remarqué auparavant sur un quelconque chantier. Seuls les maçons étaient payés car ils étaient permanents. Et à midi, les riches offraient d'immenses plats d'un couscous succulent qui faisait la joie des gamins chargés du déchargement de briques ou du transport de l'eau...Cet enthousiasme dans le travail collectif, on ne le retrouvera que dans les campagnes de reboisement initiées au lendemain de l'indépendance ou pendant l'épique opération de la Révolution agraire. Mais ceci est une autre histoire...

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