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Ouvertures

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«Un système vivant est un système ouvert et pourtant stable.» Léon Brillouin

Quand on parle d'ouverture, on reconnait implicitement que la situation qui prévalait jusque-là était à la fermeture. Et les pauvres galériens que nous sommes avons toujours connu que des situations de fermeture. Il y avait évidemment le système colonial où tous les horizons étaient bouchés pour la quasi-totalité des indigènes: l'accession à des postes de travail ou à des salaires décents n'étaient réservés qu'à une minorité de privilégiés. Il y eut ensuite le régime dit du socialisme spécifique qui, au nom d'une austérité planifiée nécessaire à un éventuel décollage économique, condamna la majorité de la population à la réclusion à perpétuité. Ce ne fut qu'à la fin des années 1970, pour être plus précis, à la mort de Boumediene, que le système qui avait cours en Algérie n'a cessé d'amorcer des ouvertures dans tous les secteurs. Il y eut tout d'abord l'ouverture des frontières avec la suppression de l'autorisation de sortie et avec l'attribution d'une allocation touristique qui pouvait permettre à tout citoyen solvable de faire un petit tour dans les grands magasins d'outre-mer et de revenir triomphant, avec le sentiment d'avoir fait une affaire. On commença à faire semblant de s'intéresser au sort du galérien frustré après des années d'abstinence: «Pour une vie meilleure» fut le slogan qui lança le fameux PAP et l'autorisation de commander de futiles gadgets à l'étranger. Puis il y a eu les petites ouvertures économiques qui ont consisté à restructurer le secteur agricole, ce qui devait amener, grâce à une météo les précipitations aidant, une augmentation consistante de la production agricole. Il y eut un autre effet beaucoup plus pernicieux: beaucoup de terres agricoles ont été détournées et livrées au béton. D'autres ouvertures ont concerné le secteur du commerce: une foule d'importateurs improvisés inondent tous les jours que Dieu fait, les échoppes, les supérettes... et les trottoirs de produits dont le consommateur algérien fauché, sollicité de toutes parts, n'a que faire. Des complexes industriels et ouvertures minières qui ont bénéficié de grands investissements, ont été vendus à des sociétés étrangères après de drastiques plans sociaux. De timides ouvertures ont été faites dans le secteur de la santé, on a vu fleurir ici et là, des cliniques et des maternités privées: ce qui n'empêche pas les malades de faire le parcours du combattant pour une prise en charge à l'étranger. Une très timide ouverture a été faite du côté bancaire avec les effets désastreux que l'on sait et le retour à la case départ du quasi-monopole d'Etat. Or, l'ouverture vers une économie libérale avec un secteur privé consistant ne peut se faire sans un secteur bancaire solide et sérieux. Puis, ce fut le domaine de l'enseignement qui fut la cible d'entrepreneurs imaginatifs: si des écoles privées ont été tolérées, parce que leur impact au sein de la société et leurs besoins en financement ne sont pas très importants, on voit mal comment le privé peut s'investir dans l'université où les investissements sont plus conséquents. Certes, le secteur privé peut offrir des bourses d'études à des candidats doués mais sans grandes possibilités financières. On voit mal un secteur privé aussi jeune et sans traditions, financer des projets de recherche ambitieux. On n'a ni des Rothschild ni des Rockefeller. Un secteur ouvert déjà au secteur privé depuis quelques années peut servir d'indicateur. C'est le secteur audiovisuel. On n'a jamais vu un cinéaste se mettre sur la paille ou hypothéquer l'héritage paternel pour réaliser le film de sa vie. Tout le monde attend que l'Etat déploie ses mamelles pour téter goulûment à la source. On ne se soucie guère des bénéfices, mais l'essentiel est d'essayer d'endiguer la fuite des cerveaux et c'est ce que tout le monde souhaite. Les ouvertures continuent puisqu'à présent les importateurs dominent l'activité économique: on importe même du pain! Il ne reste plus que l'ouverture de la chasse: mais pour cela, il faudrait d'abord récupérer son fusil.

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