Prévisions pour le 26 Septembre 2018

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Fuites en avant

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«Au mal une fois fait il n'est pas de remède.» Homère

Qu'est-ce qui peut vraiment faire redémarrer cette satanée machine? On peut bien se creuser la tête longtemps, on ne trouvera jamais la réponse à la question: pourquoi notre société n'avance-t-elle pas? Pourquoi nos administrations ont-elles de tristes performances? Quels sont les causes de ces blocages qui durent? D'abord, parce que la guerre étant toute fraîche dans la mémoire des citoyens, on a tout de suite «essuyé le couteau», sur le dos du colonialisme qui l'a heureusement très large. On a invoqué le désert culturel hérité de l'occupation étrangère et de la politique de la terre brûlée menée par l'OAS, de l'incompétence des cadres formés sur le tas ou de la mauvaise qualité de l'enseignement dispensé dans les pays socialistes. On s'est même mis à murmurer dans les salons calfeutrés et insonorisés de l' époque de la chape de plomb que c'est le système du parti unique qui en est la cause: la preuve c'est que tous ceux qui ne sont pas d'accord avec l'orientation politique et économique se sont exilés à l'étranger où ils déploient verve et talent à contrecarrer les projets nationaux, ou se sont insidieusement infiltrés dans les rouages de l'administration pour y semer d'une façon machiavélique les petits grains de sable qui vont, lentement mais sûrement, gripper la machine jusqu'à la bloquer définitivement.
Evidemment, à part la 5e colonne laissée par Lacoste, on a incriminé le régionalisme, les BTS de l'Est, les BTS de l'Ouest, le népotisme, le favoritisme, le sexisme, le néocolonialisme et l'impérialisme qui n'en finissent pas d'ourdir des complots infinis dans leurs laboratoires secrets mais dont les effets se font délicieusement sentir dans les quartiers huppés des capitales européennes, dans les banques suisses ou les comptes gelés à l'étranger.
Mais trêve de plaisanteries! Pour tout individu normalement constitué et qui a une petite expérience dans la vie d'une entreprise étatique ou dans une institution à caractère culturel, qui, depuis cinq décennies, fait du surplace pour ne pas dire qu'elle avance à reculons, la situation est des plus limpides: le marasme sempiternel dont souffrent des entreprises n'est pas dû aux réformes, à la qualité des réformes ou au manque des réformes, mais bien à un phénomène bien particulier qui gangrène les étages supérieurs de la gestion administrative. C'est l'instabilité qui règne dans les rangs des cadres et surtout le manque de continuité dans les réformes entreprises qui sont à la base de ce marasme. A peine un ministre est-il nommé qu'il balaie tous les cadres de son prédécesseur en les mettant sur une voie de garage. Puis, c'est tout de suite la théorie des dominos qui s'applique: les cadres subalternes tombent ou sont mutés. Les projets de réformes qu'ils ont difficilement et laborieusement concoctés sont remisés au fond d'un placard. «C'est dépassé. Vous ne voyez pas qu'on est à l'aube du vingt-et-unième siècle! Il faut vivre avec son temps». C'est ce qu'on leur répond à chaque proposition. Et puis on donne la priorité aux projets qui autoriseraient des achats massifs de matériels sophistiqués dont la maintenance serait assurée par le fournisseur étranger. Cela permettra au directeur de voyager un peu.
En attendant, pour faire semblant d'économiser, on peut tout de suite licencier quelques petits fonctionnaires. Un jour, peut-être, on sanctionnera un cadre moyen pour mauvaise gestion tandis que son supérieur hiérarchique continuera à narguer toutes les justices du nid d'aigle où il s'est réfugié. Peut-être qu'une petite révision constitutionnelle sera la clé de tous les maux?

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