Prévisions pour le 24 Septembre 2018

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«L'actualité est l'ennemie du créateur de fictions; le réel tue l'imaginaire.» François Mauriac

L'actualité est si riche que la première difficulté que peut rencontrer un banal chroniqueur au talent modeste et à la culture limitée, est de choisir un sujet qui doit nécessairement attirer l'attention du lecteur sur le problème posé: doit-il, à l'exemple des médias étrangers, disserter sur l'éternel thème qui unit les banques et la presse européenne, à savoir le leitmotiv sur la Shoah? Cette semaine, la télévision française n'a pas trouvé mieux que de faire un reportage avec le titre éloquent: «La banlieue a rencontré la Shoah.» Au même moment, l'ex-président Sarkozy faisait l'apologie des harkis... On peut aussi retirer du placard les interminables négociations entre l'Iran et l'Occident sous les jupons de l'AIE... Le chroniqueur alors, sans porter atteinte à sa crédibilité compare les prouesses de la République islamique dans ses efforts d'industrialisation alors que ses voisins arabes se débattent toujours dans des conflits médiévaux. Il peut évoquer les derniers succès réalisés par les chercheurs iraniens dans le domaine balistique et qui couronnent leurs efforts dans l'enrichissement de l'uranium: encore des symptômes qui vont gravement compliquer une situation fort complexe au Moyen-Orient. Doit-il (le chroniqueur) parler de l'échec américain (ou réussite, cela dépend de la planification du Pentagone?) dans le traitement des conflits qui minent cette région si sensible? Le hasard a voulu qu'un membre de ma famille ait jeté sur ma table un livre d'une grande érudition: Samarkand de Amin Maâlouf, ce grand écrivain qui a ouvert aux Occidentaux un Orient difficilement déchiffrable à cause du travail négatif de certains orientalistes. Dans cet ouvrage à plusieurs facettes (à 550 DA s'il vous plaît!), l'auteur fait dire à ces réformistes révolutionnaires qui était Jamel Eddine el Afghani: «Sur les terres d'islam il n'est pas un seul coin où je puisse vivre à l'abri de la tyrannie. En Perse j'ai voulu me réfugier dans un sanctuaire qui bénéficie traditionnellement d'une pleine immunité, les soldats du monarque qui sont entrés, m'ont arraché aux centaines de visiteurs qui m'écoutaient, et, à une malheureuse exception près, personne n'a bougé ni osé protester. Pas un lieu de culte, pas une université, pas une cabane où l'on puisse se protéger de l'arbitraire!... Je vous le dis, nous les musulmans de ce siècle, nous sommes des orphelins!» Cette tirade exprimée par un personnage du XIXe siècle semble être d'une brûlante actualité.
Doit-il traiter des répercussions des succès éphémères de Daesh sur la chute des prix du pétrole qui menace la paix sociale dans des pays jusqu'ici épargnés par la crise? A moins qu'il n'ose faire une audacieuse prospective à propos de la chute du prix du baril sur la future loi de finances 2017 et sur la révision constitutionnelle renvoyée aux calendes grecques? Il peut aussi s'intéresser de plus près aux récentes émeutes qui ont secoué Touggourt et ainsi finir par conclure hardiment que le Sud est devenu le ventre mou de la nation...Mais il peut tout aussi bien reposer le problème récurrent qui touche le plus la profession journalistique, à savoir la liberté d'expression dans le domaine de l'information. Il aurait pu gloser à son aise sur le prix du quotidien qui monte, qui monte sans effleurer l'épineuse question du salaire du journaliste, ou son incidence sur le pouvoir de lecture des Algériens. En tout cas, il s'est juré de ne pas toucher à la politique publicitaire: il a préféré détourner son regard et remettre sur le tapis, le prix de la patate qui surclasse, pour la première fois l'orange au hit-parade des incongruités. Il peut aussi s'enorgueillir des exploits de l'E.N qui met du baume au coeur des futurs harraga: le football est vendeur en matière de papier journal! Par contre, le problème de la peine de mort dans un pays où on n'exécute plus les condamnés, semble être dépassé. Et puis, il y a tellement de façons de condamner ou de faire mourir ses semblables...

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