Prévisions pour le 22 Septembre 2018

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L'argent des uns et l'argent des autres

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«Les gouvernements ont l'âge de leurs finances, comme les hommes ont l'âge de leurs artères.» André Maurois

Avant même que la fin de l'année ne pointe son nez rendu goutteux par la froidure et les sombres perspectives d'un baril de pétrole à bas prix, le gouvernement a planché sur une loi de finances qui doit assurer non seulement les équilibres budgétaires de l'année qui vient, mais aussi les esprits d'une population qui a subi les affres de la dure loi d'un marché régenté par la spéculation. Une loi de finances a pour objet de déterminer, pour un exercice, la nature, le montant et l'affectation des ressources et des charges de l'État, ainsi que l'équilibre budgétaire et financier qui en résulte.. Conséquence du principe d'annualité budgétaire: la loi de finances a la particularité d'être discutée et votée chaque année par le Parlement, et ce, suivant une procédure extraordinaire prévue par la Constitution et la loi organique relative aux lois de finances. Cette loi a un caractère organique et est supérieure aux autres, mais elle peut être revue et corrigée au cours de l'année en raison de facteurs économiques importants non prévus par les institutions politiques et législatives. La loi de finances est le paramètre le plus éloquent pour juger de l'orientation politique d'un régime. Les différents départements ministériels, qui se partagent le gâteau financier coupé après de longues études prospectives et d'âpres batailles menées avec le grand argentier ou des joutes oratoires dans une assemblée démocratiquement élue, se distinguent par la part qu'ils prélèvent du budget de l'Etat.
Selon leurs missions ordinaires, les plans préalablement fixés ou selon les projets décidés, les ministères se voient allouer des sommes fabuleuses qu'ils dépenseront dans deux grands chapitres principaux: le fonctionnement et l'équipement. Le budget de fonctionnement servira à assurer les salaires des agents et le budget d'équipement servira à payer les machines ou à financer les différents chantiers mis en oeuvre. Dès que la loi de finances est signée par le premier magistrat du pays, l'argent est censé être débloqué, prêt à être injecté dans le circuit économique. Cependant, si la presse se fait l'écho des enveloppes allouées aux différents secteurs de l'Etat, il est, par contre, rare de trouver quelque part un commentaire concernant l'argent qui n'a pas été dépensé et qui est reversé au Trésor.
On parle, de temps à autre, de budget de petites communes qui n'ont pas reçu de réponses favorables à leurs appels d'offres, mais un chiffre global «d'économies involontaires» est absent des statistiques à la disposition du grand public. Le politique et le législateur s'attellent au fil des années à peaufiner la loi de finances en y apportant les réajustements nécessaires pour combler certains déficits ou réparer des omissions. La création et le financement des fonds de régulation dans les secteurs de l'économie soumis aux divers aléas affichent le souci des responsables en ce qui concerne l'équilibre social. Ainsi, le soutien des prix des produits de première nécessité ou culturels donne la couleur politique du gouvernement: l'aide à des corps de métiers qui ont subi les conséquences d'un climat défavorable ou d'une catastrophe naturelle, est prise en considération par des financements conséquents. Mais dans un pays touché doublement par la crise du logement et par un chômage endémique, l'habitat et l'investissement productif doivent être les priorités du législateur et du politique. Cependant, l'amplitude des attentions accordées aux classes favorisées est défavorisée, par des mesures fiscales ou par des subventions ou facilités administratives, les budgets de l'enseignement ou de la santé publique, soulignent mieux le caractère politique de la loi de finances. On ne peut que louer la prudence des responsables qui alignent leur loi des finances sur le prix du baril bien en deçà de son prix réel: une économie conséquente pour faire face aux années de vaches maigres..., à condition qu'elle ne soit pas dilapidée dans des dépenses de prestige.

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