Prévisions pour le 20 Septembre 2018

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 Tindouf Min 24 °C Max 36 °C
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L'industrialisation d'un pays sous-développé est une tâche difficile à mener: il faut du temps, de l'argent et des hommes qui réunissent les vertus jadis citées par le défunt chef d'Etat, Boumediene. C'est-à-dire il faut de la compétence, de l'honnêteté et un engagement qui signifie en termes clairs, patriotisme. Le duo Boumediene-Belaïd Abdeslam s'était attelé à la tâche et avait mené la galère vent debout jusqu'à la limite de ses forces. Il n'a pas réussi à doter le pays d'une infrastructure industrielle conséquente, mais il a réussi à dresser une ossature qui aurait pu inspirer ses successeurs si ces successeurs avaient été des héritiers. Dans un pays normal dirigé par des hommes à l'esprit cartésien, la constitution d'un capital se réalise à partir de l'accumulation primitive fournie par le secteur primaire: l'agriculture, la pêche et les richesses du sous-sol. Un pays qui possède une agriculture florissante a plus de bénéfice à développer un secteur agroindustriel qu'à vendre le produit brut. Notre, pays ayant vu s'effondrer les deux premiers secteurs, s'est efforcé de s'appuyer sur les hydrocarbures pour faire démarrer une industrialisation esquissée déjà par le timide plan de Constantine. Le raisonnement logique aurait incité les décideurs politiques et économiques à suivre le dessein qui a permis de jeter les fondements d'une sidérurgie à partir des ressources minières du Djebel Onk, et, à partir de là réaliser toutes les palettes que possède l'industrie du fer et de l'acier pour servir de base aux futures industries de produits finis qui vont du tube jusqu'à la lame de rasoir en passant par la carrosserie automobile. C'est ce qu'on appelle une industrie intégrée, celle qui unit les deux premiers secteurs économiques d'un pays. Cela évite à un pays soumis à une planification rigoureuse une importation coûteuse et d'échapper aux aléas du marché international soumis à la dure loi de la jungle. Ce qui a été esquissé pour le métal aurait pu l'être pour le secteur des hydrocarbures: le pétrole et le gaz fournissent la synergie nécessaire pour produire une importante gamme de dérivés: essence, fuel, kérosène, bitume, huiles industrielles et plastiques divers qui constituent la base d'une industrie en plein développement. Or, actuellement, le pays importe du mazout pour permettre aux transports publics et privés de fonctionner: ce qui apparaît comme un paradoxe pour un pays producteur de pétrole. L'équipe de Boumediene avait mis plusieurs fers au feu et a tenté d'asseoir une infrastructure industrielle comprenant des ateliers de montage: l'Eniem pour les appareils électroménagers, l'Enie pour les appareils et électroniques, Sonelec pour la câblerie et les accumulateurs, Cimotra pour les tracteurs. Un secteur important de l'industrie légère a été confié à l'armée sous la dénomination DNC/ANP...
Le vent semblait souffler en poupe. C'était sans compter avec les amateurs de gruyère et de bananes qui ont imaginé un PAP (Plan anti-pénurie) qui a mis par terre tous les espoirs échafaudés durant la période du socialisme spécifique. Les années 1990 ont fini par achever une économie exsangue au bord de la faillite. Il aura fallu des années de vaches grasses pour assister à un retour timide aux premières expériences du temps de Boum: rôle économique accru de l'armée et création d'unités industrielles qui permettent un regain d'espoir. Après la création d'une usine de montage automobile Renault dans l'Oranais, après Alstom dans la fabrication de rames de tramways, un autre géant français s'apprête à s'installer en Algérie. Il s'agit du leader mondial du téléphérique Poma (230 millions d'euros de chiffre d'affaires) qui s'apprête à créer une société mixte avec des partenaires publics: EMA (Entreprise du métro d'Alger) et Etusa (Entreprise de transport urbain et suburbain d'Alger). Omar Habdi, P-DG d'EMA, l'a annoncé au site algérien TSA, sans donner plus de détails sur sa date de lancement. On voit que le transport est le souci premier des planificateurs nationaux. Quoi de mieux qu'un téléphérique pour relier les nombreux pics qui dominent les plaines bétonnées dans les villes surpeuplées et sujettes aux embouteillages. Et puis, demain, grâce à la politique audacieuse menée dans le secteur des loisirs (sans jeu de mots), ce sera une joie que de prendre le téléphérique pour aller à Tikjda, Tibhirine ou Djebel Ouahche. Pourvu qu'il neige!

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