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Le monde sous nos pas

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«Tant que l'étoile nous guide, Le monde est sous nos pas» Aznavour

La cinéphilie est une passion dévorante qui vous pousse, non seulement à ingurgiter un nombre impressionnant d'oeuvres cinématographiques de toutes sortes, mais aussi à vous intéresser aux motivations et aux carrières des artistes qui sont à l'origine de réalisations performantes qui habiteront longtemps l'esprit du spectateur. Et cela vous mène évidemment vers des considérations qui s'éloignent un peu du cinéma. Et c'est ainsi que je me suis surpris à comparer les remarquables performances d'illustres cinéastes qui ont fait parler d'eux et dont les noms sont souvent montés tout en haut du box-office. Le cas le plus étonnant est celui du réalisateur Steven Spielberg: comme son compatriote Stanley Kubrick, il a excellé et réussi dans toutes les oeuvres qu'il a réalisées. Chaque film qu'il a fait est une aventure unique qu'il a su mener avec brio. Il a exploré toutes les veines possibles du cinéma hollywoodien, allant de la performance du film à petit budget comme son inoubliable Duel jusqu'aux effets spéciaux de Jurassic Park ou d'E.T. Pourtant, Spielberg, surnommé «roi du divertissement», dont chaque film peut passer pour une thèse exemplaire, malgré son talent et son efficacité à enrichir la machine à sous de Holywwod, n'a pas foulé le parquet du plateau de distribution des prestigieux Oscars. Jusqu'au jour où il eut la brillante idée de réaliser en 1993 un film au scénario fort original: La liste de Schindler. Cette oeuvre conte la manoeuvre qu'effectua un industriel allemand, membre du parti nazi et grand exploiteur devant l'Eternel de la main-d'oeuvre à bon marché du temps de guerre, comme celle des STO, pour épargner à beaucoup d'internés juifs, une mort certaine en les employant dans ses usines. Le film croula aussitôt sous une avalanche de nominations et de récompenses que méritaient tout aussi bien les remarquables oeuvres antérieures du célèbre artiste. Mais celle-ci avait une qualité qui la faisait sortir du lot: elle fait référence à cet évènement, à cette tragédie, à ce cataclysme qui émeut tous les banquiers et rend philosophes même les bouchers. Je veux parler de la Shoah qui est au firmament de toutes les horreurs pratiquées par la folie européenne, allant jusqu'à faire oublier les siècles d'esclavage et de génocides... Cette distinction ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd: en 1997, Roberto Benigni, ce génial bouffon du cinéma italien emboîta le pas à l'Américain et sortit La vie est belle, ou la Shoah est expliquée aux petits garçons. Comme Spielberg, le bouffon italien put monter au mât de cocagne des Oscars. C'est fou ce que les références à la déportation d'une certaine catégorie de gens pendant la Seconde Guerre mondiale, tirant un voile épais sur les tourments d'autres communautés comme les tziganes, les homosexuels et les communistes, peut ouvrir les voies du succès. Je ne m'étonne pas d'ailleurs que de plus en plus de scènes rappelant les camps de la mort s'immiscent dans le cinéma d'Hollywood: les producteurs américains n'ont pas attendu la visite de Rabbi Jacob pour insinuer dans l'esprit des spectateurs du monde entier, en truffant les films de scènes relatives au folklore juif, au paradis créé par les sionistes sur les bords de la mer Morte, au Chemin de croix (sans perfide allusion) des gens qui portent la kippa... Même les films d'horreur de série B ont trouvé le moyen d'être infiltrés par le sionisme: ainsi dans la série Asylum, on a droit à la présence d'un diabolique docteur Mabuse, ancien officiant des camps de concentration, qui torture de pauvres aliénés dans une clinique moyenâgeuse. On y a droit même à un long exposé sur le Journal d'Anne Frank et à la biographie de celle-ci... Alors, il ne faut pas s'étonner que le moindre fait divers mettant en cause des victimes issues d'une communauté qui porte la kippa soit mise en boucle sur une chaîne d'information où le philosophe milliardaire, BHL, martèle d'un air martial, avec des mots de La Marseillaise («qui viennent jusque dans nos bras égorger nos filles et nos compagnes») sur l'air de Hava Naguila, les mesures à prendre contre les agresseurs d'un couple d'origine sémite: l'incident a fait plus de bruit que tous les bombardements sur Ghaza! A méditer!

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