Prévisions pour le 24 Septembre 2018

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Fêtes

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«Les fêtes ne sont point pour les gens du monde des raisons pour être heureux, mais des occasions de le paraître.»Jean-Antoine Petit

Il y a un moment dans l'année où tous les Sisyphe du monde entier, lassés de rouler leur rocher ou de ramer dans leur galère, s'arrêtent au bord de la route du temps imperturbable, pour s'asseoir et se reposer de toutes les fatigues passées. Chaque peuple a ses coutumes: les habitants de l'Amérique du Sud ont réussi à marier les rites et rythmes africains à la culture européenne pour mener quelques jours de folie dans la sarabande endiablée des festivals où tout est permis, pour recharger leurs accus. Les Européens, eux, rechargent les leurs durant la période estivale, à l'occasion d'un mois de congé payé arraché par d'âpres luttes sociales. Mais eux aussi, s'oublient un peu à la fin de l'année pour ouvrir les cordons de leurs bourses et envoyer au diable toute planification. Entre le 24 décembre et le 2 janvier, les vitrines et les yeux s'illuminent pour donner à l'environnement austère dessiné par la crise, un air de fête. Les fêtes, quelle que soit leur nature, ont toujours été encouragées par les marchands, qu'ils soient du Temple ou du Bazar, quand ils n'en sont pas les créateurs ou les initiateurs. Elles leur permettent en effet d'accroître leurs bénéfices et de faire baisser considérablement leurs stocks. Dans la société de consommation qui a débuté avec l'ère industrielle, bien d'austères célébrations religieuses ont été «perverties» par l'appât du gain. Il en est ainsi de la fête de la Nativité qui est devenue la fête de Noël avec son père, son traîneau, sa barbe blanche, son manteau rouge et sa hotte de cadeaux...Tout cela par la grâce du capitalisme américain.
En Europe, la trêve des confiseurs (on l'appelle sans doute ainsi, en souvenir des longues guerres moyenâgeuses où les belligérants éprouvent le besoin de souffler un peu et d'instaurer une trêve pour reprendre des forces, sous les auspices d'un ordre religieux ou d'une corporation aux buts pacifiques - comme les confiseurs -) est une semaine assez riche en festoiements et en libations. Si la Noël est une fête purement familiale, le Réveillon de fin d'année est plutôt plus convivial et permet aux collectivités de franchir le mur invisible et conventionnel qui sépare deux années fiscales.
Ce franchissement est d'autant plus aisé quand il est noyé dans les vapeurs de l'alcool, les musiques des orchestres dansants et les souhaits traditionnels qu'échangent les individus entre eux. Evidemment, Dieu merci, notre pays est épargné par ce genre de célébrations qui ont une teinte païenne. Heureusement qu'il n'y a qu'une classe de privilégiés qui peuvent se permettre d'aller noyer leur ennui dans ces lieux de perdition où la plus simple addition donnerait un infarctus à un smicard. Pensez donc! Dépenser en une seule nuit, ce qui permettrait à un honnête père de famille de nourrir sa famille pendant au moins une année! Et quand je dis nourrit, je sous-entends, que ce pater familias nombreuse qui n'a jamais eu l'occasion ni les moyens de célébrer la fête du Nouvel An (ce qui l'oblige évidemment à passer le Réveillon à la maison où il n'aura rien d'autre à faire qu'à concevoir un autre héritier supplémentaire et quand je dis héritier, je précise qu'il n'héritera en fait que de la précarité du père...) est bien logé, c'est-à-dire qu'il habite dans une de ces sinistres cités-dortoirs où il n'existe rien qui puisse égayer un instant, l'âme d'un forçat qui passe quatre heures par jour dans les transports en commun en franchissant, combien de fois, ces noeuds de circulation que la bouche de métro et la ligne de tramway coalisées, n'ont pas réussi à juguler.

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