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Science et conscience

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«La science n'a pas de patrie.» Louis Pasteur

Les programmes de télévision sont loin d'être innocents ou neutres. Il y a souvent derrière la réalisation ou la programmation d'une émission une arrière-pensée politique, même quand il s'agit d'un documentaire archéologique. Le documentaire scientifique, tout comme la discipline qu'il traite, doit être d'une rigueur tout aussi scientifique pour être à l'abri de toute critique... L'archéologie étant une branche de la recherche historique qui s'appuie sur des preuves matérielles irréfutables, ne doit pas laisser place à la spéculation ou aux supputations. C'est ainsi qu'après avoir gratté la terre, déplacé des quantités énormes de gravats, l'archéologue commence à identifier le but de sa recherche: il en dessine les contours et le dégage précautionneusement de sa gangue de terre, le photographie sur le site, l'examine et le soumet à diverses analyses qui sont faites soit dans des laboratoires pour sa datation, soit par divers spécialistes qui confrontent leurs points de vue en raison de leurs longues expériences. En général, les recherches archéologiques sont faites pour éclairer des séquences historiques avec des preuves matérielles, préciser certains points obscurs de l'histoire ou étayer des thèses d'université. En tout cas, ces recherches pallient généralement le manque de documents écrits inhérents à beaucoup de civilisations. Il est rare cependant, très rare, que la recherche archéologique soit faite dans l'unique but d'appuyer une quelconque propagande menée à des fins politiques. Et c'est pourtant le cas d'Israël qui mène des campagnes de recherche dans les territoires occupés dans le but de prouver l'existence de cet Etat en des temps reculés qui ne sont rapportés que par les textes de la tradition. Arte a justement programmé un documentaire qui met en relief les contradictions des théories fumeuses concernant l'existence d'un tel Etat dont la vie, si Etat il y avait, n'aurait duré que 70 ans, avec des frontières aussi imprécises que mouvantes.
Les thèses israéliennes partent d'un postulat qui est faux: les «Israéliens» ou les citoyens d'un Etat juif, seraient une ethnie, une communauté qui partagerait la même religion. Or, il est établi que cette région du globe a, au fil des siècles, connu des mouvements de population qui ont apporté, à tour de rôle, leurs cultures, leurs langues et leurs religions. Ces peuples ont été, tour à tour, païens, polythéistes, juifs, chrétiens et musulmans. Certains groupes ont changé de religion sans changer de domicile: c'est surtout le cas des juifs qui se sont convertis au christianisme puis à l'islam, ou des chrétiens qui se sont islamisés. C'est la loi: les religions passent, comme les cultures. Ne reste qu'un territoire dont les pierres en gardent le souvenir. Longtemps, Hollywood, à travers ses films, a fait croire que ce peuple issu de la Mésopotamie, qui a vécu en Egypte, avant de se fixer en pays de Canaan, portait le génie humain: il aurait participé à la construction des pyramides.
Comment se fait-il alors que ce peuple qui aurait vécu 4000 ans après les tablettes d'argile sumériennes ou la table de la loi de Hammourabi et à côté d'une civilisation égyptienne qui a laissé des trésors d'hiéroglyphes, n'a pas laissé la moindre inscription (on a bien trouvé une seule pierre écrite, et des manuscrits dits «de la mer Morte» dont l'origine est plus que douteuse) n'a pas pu laisser un seul édifice, un seul monument qui attesterait d'une irréfutable existence? Comment se fait-il que le nom de Palestine ait été laissé par les premiers occupants connus de cette terre promise, les Philistins, dont les dignes fils se font massacrer entre Ghaza et Jéricho? Heureusement qu'il y a des séries comme «Le Roman de l'Homme» pour vous réconcilier avec la production télévisuelle.

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