Prévisions pour le 21 Septembre 2018

 Adrar Min 27 °C Max 38 °C
23
 Laghouat Min 16 °C Max 28 °C
34
 Batna Min 13 °C Max 23 °C
30
 Biskra Min 20 °C Max 33 °C
32
 Tamanrasset Min 20 °C Max 28 °C
30
 Tlemcen Min 16 °C Max 25 °C
32
 Alger Min 18 °C Max 26 °C
30
 Saïda Min 16 °C Max 25 °C
30
 Annaba Min 21 °C Max 27 °C
47
 Mascara Min 15 °C Max 26 °C
30
 Ouargla Min 25 °C Max 33 °C
30
 Oran Min 21 °C Max 25 °C
34
 Illizi Min 22 °C Max 35 °C
32
 Tindouf Min 23 °C Max 34 °C
34
 Khenchela Min 14 °C Max 22 °C
30
 Mila Min 17 °C Max 24 °C
39
 Ghardaïa Min 21 °C Max 30 °C
30
Accueil |Chroniques | On remet ça |

Le quart-monde

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

«Le quart-monde est une oasis de pauvreté dans un pays riche» Kurzas

Quand un pays connaît une longue période de crise économique, ce sont toujours les couches les plus défavorisées qui reçoivent les contrecoups des mauvaises décisions politiques. Et parmi ces couches défavorisées, les plus vulnérables sont celles issues de l'immigration. Il faut être d'une cécité politique absolue ou bien de mauvaise foi pour ne pas reconnaître que la France ne serait pas ce qu'elle est actuellement sans les successives vagues d'immigration qui lui ont apporté du sang neuf. Et aussi beaucoup de leur sueur. Le problème de la dernière vague d'immigration est lié sans nul doute à celui de la colonisation, une colonisation sauvage et inhumaine qui a non seulement donné lieu à une surexploitation des richesses des pays conquis, un épuisement des matières premières mais aussi à une éradication systématique des élites dirigeantes locales.
La seule richesse disponible sans cesse, reste la force de travail: elle possédait deux qualités essentielles, elle était toujours renouvelable et elle était bon marché, un facteur qui pèsera lourd dans le développement des pays dominants.
Cela en temps de paix. En temps de guerre, la force de travail est convertie en chair à canon et demeure un atout supplémentaire dans la force de frappe que brandissent les pays colonisateurs dans leurs guerres impérialistes.
Cette rencontre sur les champs de bataille des colonisateurs et des colonisés a eu des effets positifs, c'est qu'en ce sens, elle a permis une promotion rapide de certains indigènes et ouvert les portes de l'immigration aux colonisés, les pays belligérants ayant souffert en période de guerre d'un manque flagrant de main-d'oeuvre qui était pléthorique dans leur pays d'origine à cause de la disparition programmée des activités traditionnelles.
L'accession de ces pays à l'indépendance n'a pas réglé les problèmes de développement qui puissent leur assurer une politique de plein emploi. Loin de là, une fracture plus large s'est dessinée entre les pays du Nord et les pays du Sud et l'on assiste depuis les années 1960 à des mouvements de migration qui vont, fluctuant, du Sud vers le Nord et dont l'intensité varie selon les crises économiques, les guerres civiles, les régimes dictatoriaux qui affligent les pays du Sud.
Les nations industrialisées, loin de reconnaître leurs responsabilités dans la dégradation des conditions de vie dans les pays qui étaient sous leur tutelle, ont soutenu durant la Guerre froide des régimes peu démocratiques, et ont par diverses mesures législatives et répressives, découragé toute immigration...
Il n'y a qu'à se rappeler la période de récession économique qu'a connue la France giscardienne, au temps béni où la presse occidentale consacrait tous les jours des pages de journaux pour défendre la libre circulation des idées et des personnes, propagande qui visait en réalité les pays de l'Est qui avaient érigé un véritable rideau de fer, le régime français a sorti toute une batterie de textes et de mesures pour décourager l'immigration. En plus de la chasse au faciès dans les couloirs du métro, la France giscardienne prit une mesure qui est restée dans les mémoires, et qui consistait à donner à chaque immigré une prime de dix mille francs pour l'aider à retourner vers son douar d'origine. La raréfaction des visas, l'instauration de la carte de résidence, les contrôles policiers, les mesures administratives, n'ont pas suffi à diminuer l'énorme pression qu'exerce le flux migratoire sur les frontières du sud de l'Europe. Différentes mesures pour encourager le retour des immigrés dans leur pays d'origine sont prises: primes de retour ou brutale raccompagnement aux frontières. Et de nouvelles lois favorisant une immigration sélective à l'endroit des gens du Sud risque d'accélérer la fuite des cerveaux qui saigne l'Afrique...
Cette vision utilitariste de l'immigration n'est pas faite pour améliorer les relations entre une puissance qui intervient toujours militairement en Afrique et ses anciennes colonies. Les derniers attentats terroristes présagent une autre batterie de mesures qui freineront l'accès à l'intégration, déjà en baisse depuis 2013.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha