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La boîte de pandore

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«L'échec à percevoir l'humanité profonde d'autrui constitue l'une des plus grandes causes de conflits en ce monde» Okakura Kakuzo

Décidément, la situation internationale ne s'arrange pas: la violence s'est banalisée au point que les centaines de morts quotidiennes qui surviennent sur les divers terrains d'opérations et de conflit, ne surprennent plus personne et ne provoquent que des réactions très modérées de la part des observateurs anesthésiés par les euphémismes de la presse occidentale qui demeure, malgré tout, maîtresse de la communication.
Deux raison à cela: les gens sont tellement accaparés par leurs problèmes personnels qu'ils ne font plus attention à ce qui se passe au-delà de l'horizon de leurs intérêts égoïstes et les gouvernements qui étaient jadis à la pointe de la mobilisation des esprits, sont gagnés par la mollesse et ont perdu de leur pugnacité. Il faut remarquer que l'interventionnisme américain a ouvert des boîtes de Pandore en mettant en branle des conflits dont ils ne semblent pas contrôler tous les tenants et les aboutissants. D'abord, il y a l'Afghanistan, qui demeure la plus ancienne intervention américaine directe, et qui vit une guerre dont on ne voit pas la fin malgré toutes les formules utilisées par ailleurs par l'armée américaine: appel aux autres pays de l'Otan pour supporter une part des coûts que peut susciter une guerre impopulaire qui se voulait une réplique aux attentats du 11 septembre, enrôlement d'une armée de supplétifs afghans dont l'efficacité rappelle étrangement celle des généraux fantoches du Sud-Vietnam....
La mise en scène macabre de l'exécution de Ben Laden n'est pas faite pour rassurer les esprits sur le rôle des services pakistanais dans l'entretien d'une guerre qui doit rapporter des revenus substantiels à tous les marchands de mort de la région. Comme il a été prédit en 2003, l'invasion de l'Irak, se révèle comme le prologue à une vaste déstabilisation de la région: déstabilisation qui s'inscrit dans la reconfiguration des Etats de la région, avec l'élimination des régimes dits nationalistes et l'irruption sur le terrain politique et militaire de la mouvance islamiste qui a fait ses preuves déjà en Afghanistan.
Les luttes interethniques en Irak ne sont pas sans rappeler les conflits limités dans le temps et l'espace qu'a connus le Liban, quand il servait encore la logistique de la résistance palestinienne.
Les minorités confessionnelles et linguistiques qui avaient bénéficié de la protection du régime baâthiste de Saddam Hussein sont livrées aux hordes barbares financées par le Qatar et l'Arabie Séoudite, et armées par les sous-traitants de l'industrie de l'armement occidentale. Tout cela est orchestré par une vaste campagne médiatique occidentale qui voit dans la désintégration des dictatures traditionnelles, un printemps arabe qui ne profite qu'à Israël, qui accentue ainsi les opérations de répression dans ce qui est communément appelé Palestine: le plus grand camp de concentration du monde. Les centaines de morts en Palestine qui n'émeuvent plus personne sont contrebalancées par les exactions spectaculaires commises par les tenants de l'Etat islamique. On ne sait toujours pas quand et où s'arrêtera cette sinistre farce dont le scénario a été écrit par les spécialistes de la prospective de la CIA et du Mossad. Ce qui est sûr, c'est que cela risque de durer: la résistance inattendue du régime syrien est là pour montrer qu'il peut toujours se produire des couacs dans le mécanisme ingénieux mis en place par les généraux du Pentagone et qu'un retour de manivelle est toujours possible malgré la complicité manifeste affichée par certains régimes arabes qui sont plus préoccupés par leur destin dynastique que par le sort des peuples qui partagent depuis des siècles le même triste destin.
Dans cette spirale de la violence, il est curieux de constater que le nucléaire nord-coréen et le programme iranien passent à l'arrière-plan des préoccupations du monde.

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