Prévisions pour le 26 Septembre 2018

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On demande des pompistes

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«Le pétrole est l'essence de la guerre.» Kurzas «Détruire son passé, c'est miner son avenir» Mirou

Les chaînes d'information occidentales ont répété en boucle la scène désolante d'énergumènes détruisant des trésors millénaires d'archéologie, sans pointer du verbe le principal coupable: les Etats-Unis qui ont détruit des régimes laïcs pour les remplacer par le chaos moyenâgeux. Le monde musulman en général, et le Monde arabe en particulier, finiront-ils un jour leur voyage au bout de l'enfer? Jusqu'où ira et quand finira cette décadence qui a commencé on ne sait quand? Trop de signes évidents laissent apparaître un avenir incertain et rien ne laisse présager une amélioration quelconque.
Hier encore, dans l'atmosphère frileuse de la Guerre froide, le baâthisme avait donné, sous l'ombrelle réconfortante de la puissance soviétique, quelques illusions aux peuples opprimés qui venaient tout juste de sortir de la nuit coloniale pour tomber entre les griffes des familles maffieuses productrices d'obscurs dictateurs éclairés porteurs de mystérieuses doctrines nées dans les élucubrations de penseurs de la décadence. Il n'existe même plus, par la grâce du nouvel ordre mondial et du phénoménal printemps arabe, un de ces charismatiques leaders qui promettent des lendemains qui chantent sur le mode du patriotisme et de l'anti-impérialisme le plus rigoureux. Ces dirigeants, sortis des chapeaux de magiciens par d'inattendus coups d'Etat, tantôt nationalistes, tantôt socialistes ou les deux à la fois, multipliaient rencontres et sommets, tous déclinés sur différents thèmes qui font rêver les foules: sommets pour trouver des solutions aux problèmes persistants où les intérêts immédiats des peuples (du peuple) étaient évacués.
Les serments, les traités, ne résistaient guère à l'appel des sirènes de la finance mondiale: Wall Street décidait de tout et l'ONU dans sa traîne.
On a vu ainsi s'enfoncer de plus en plus le Monde arabe dans le marasme de la méfiance. Les trahisons étaient devenues monnaie courante, et malgré quelques soubresauts de fierté et de dignité donnés là par un Nasser et un Boumediene, les autres dirigeants ne pouvaient se prévaloir que d'être des exécutants fidèles de la politique décidée par le 10 Downing-Street puis par la Maison-Blanche. Les conflits régionaux se multipliaient, malgré l'existence d'une Ligue dite arabe créée à l'inspration du Royaume-Uni... Et le morcellement de ce qui avait été, jadis, un grand empire, s'accentuait: après les créations des stations d'essence du Golfe par la perfide Albion, la France ouvre le comptoir du Liban, et l'Europe, par l'entremise de l'ONU, installe un pied-à-terre en Palestine sous l'oeil bienveillant de ceux qui se proclamaient (et se proclament encore) de la descendance du Prophète (Qsssl). Elle devient agent immobilier, découpe et cède des territoires qui ne lui appartiennent pas: on se croirait en pleine croisade! L'accession à «l'indépendance» n'éliminera pas les conflits picrocholins, après les conflits idéologiques exprimés sous forme de problèmes de frontières, il a fallu assister, devant l'échec de la doctrine baâthiste, à la montée d'un intégrisme encouragé et infiltré par les puissances occidentales et financé par des monarchies qui n'ont pour tout souci que celui de la survie de leurs dynasties moyenâgeuses. Et ce qui, hier encore, paraissait difficile à faire, comme le remodelage des frontières, s'effectue actuellement grâce à la coopération des factions extrémistes: après la Palestine, c'est l'Irak. Puis, le Soudan et dans quelques temps celui de l'Irak, de la Syrie et de la Libye. Et la guerre se fait toujours par procuration. Après l'épopée d'El Qaîda, voici venir le temps des EI et des Daesh, créés uniquement pour servir uniquement d'alibi aux interventions militaires de l'Otan. Celle-ci a créé le désordre en Libye, elle s'apprête à changer de désordre par une intervention musclée. Cela finira par la mise en place d'un régime comparable aux monarchies du Golfe dont l'unique métier est de servir de pompistes aux banquiers de Wall Street.

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