Prévisions pour le 22 Septembre 2018

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Courbe-toi, fier Sicambre!

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«Cambre-toi, fier si courbe!» Tristan Bernard

Il ne suffit pas de créer des slogans capables de ressusciter une fierté cédée à l'encan: encore faut-il prendre les mesures adéquates. Entre les rumeurs non démenties qui font état d'évasion de capitaux d'un niveau jamais égalé auparavant, de l'achat de biens immobiliers par une faune qui s'est investie à tous les niveaux des rouages où coule la prébende, entre les critiques de spécialistes sur la justesse de l'exploitation du gaz de schiste et l'Arabie saoudite qui a classé le pays de centaines de milliers de chouhada comme pourvoyeur de domestiques, il serait juste de se poser la question s'il existe un avenir pour les enfants qui n'ont pas les moyens de quitter la galère, et d'aller piocher dans les archives pour retrouver cette fierté retrouvée un certain 1er Novembre. Saurons-nous un jour prochain gérer notre pays et faire fructifier, comme le font les autres peuples, les lourds investissements faits dans l'équipement, les infrastructures et la formation de deux générations? Cesserons-nous d'être les éternels assistés et les tributaires privilégiés d'une manne pétrolière que la Divine Providence a généreusement placée sous nos pieds? Les gouvernants actuels ou à venir pourront-ils enfin un jour, compter sur d'autres revenus que ceux des hydrocarbures pour réaliser une accumulation primitive qui assurerait au pays un décollage en douce comme l'ont opéré les pays émergents, après des décennies de crise et de tâtonnements économiques? Tous les facteurs sont pourtant réunis pour permettre cette révolution structurelle qui poussera le pays dans la catégorie des pays industrialisés, ceux qui fabriquent les machines et produisent les biens de consommation et les services indispensables à la modernité, l'argent est là pour l'acquisition des machines, des brevets et licences. L'argent est disponible pour la formation des agents économiques bien que nombre de cerveaux algériens soient obligés d'émigrer pour pouvoir s'exprimer à l'aise. Il y en a dont les réussites sont exceptionnelles et servent d'exemples au génie et à la capacité d'intégration des cadres ou hommes d'affaires d'origine algérienne. Alors pourquoi cet éternel et complexant déséquilibre de la structure des revenus? Pourquoi les entreprises publiques des trois secteurs économiques ont-elles fait faillite dans leur écrasante majorité? Le choix des hommes qui les ont dirigées (on sait toujours que le politique ne fait pas bon ménage avec l'économique, quand le politique veut être le dominant bien sûr)? Ne sommes-nous pas capables de produire et de diriger l'appareil de production? Pourquoi le travailleur algérien dans une entreprise publique n'a-t-il pas le même comportement dans une entreprise privée ou une entreprise étrangère? Bref, l'hémorragie financière qui grèvera durablement le budget sera due, outre aux petits détournements entre amis qui ne seront jamais comptabilisés, mais surtout à l'attribution des marchés de services aux sociétés étrangères qui puiseront à loisir du tonneau des Danaïdes... Il paraît que les Italiens, dignes fils des empereurs romains qui ont jadis colonisé l'Algérie, planté la vigne, édifié des villes, aménagé des aqueducs, vont s'emparer de tous les projets de canalisations: eau, pétrole et gaz. Les Allemands, après avoir écumé le secteur de la production de bière, vont s'intéresser aux secteurs de la chimie, du transport et de l'habitat. Les Egyptiens, quant à eux, avaient déjà, en dignes ancêtres des Banou Hilal, formé les cadres du textile et semé la confusion dans le secteur de l'éducation. Les organisations et fondations du Moyen-Orient financent déjà le secteur de l'habitat et des institutions bancaires, explorent le secteur touristique en chassant l'outarde et la gazelle. Les Syriens sont imbattables dans le creusement des puits. Les Espagnols qui ont fait les routes et les infrastructures touristiques subissent la dure concurrence des Chinois et des Japonais. Les Canadiens font les barrages. Les Turcs se sont investis dans la moyenne entreprise et produisent des biens de consommation courants comme les détergents... La France, dernière puissance colonisatrice, revient à ses chers vignobles, à la gestion de l'eau potable ou à la réalisation du métro d'Alger. Comme on peut le constater, les anciens peuples qui ont occupé l'Algérie reviennent par la grande porte pour faire tourner la machine économique. Les Américains qui sont la résultante de tous ces peuples, s'occuperont de tout: énergie et sécurité. Qu'est-ce qui restera aux autochtones? L'industrie de l'huile d'olive, du vent dans le verbe et dans le geste, énergie renouvelable par excellence, un sous-sol qui regorge de produits chimiques polluants et une fierté dans les archives poussiéreuses.

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