Prévisions pour le 26 Septembre 2018

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Feuilletons

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«Un avocat est dans un procès ce qu'est un cuisinier dans un repas.» Aristippe

Comme aurait dit un général en retraite: «Les voies de la justice sont tortueuses et nul ne peut prédire l'épilogue d'un procès à tiroirs.» Le nombre de personnes morales ou physiques impliquées dans un procès, la diversité de leurs nationalités, l'importance de leurs fonctions, la nuée d'avocats commis à la défense, le nombre effarant de témoins à charge ou à décharge, les sommes faramineuses de dommages mis en évidence par une instruction qui a duré des années, la bataille de procédures pour l'ouverture du procès et enfin le renvoi à une date ultérieure dudit procès, promettent au citoyen curieux et friand de scandales publics, un épique feuilleton des plus palpitants. On a longtemps dit et on a souvent cru que la création du feuilleton, ce filon inépuisable pour les auteurs à l'imagination fertile, était né de la condition malheureuse des écrivains du XIXe siècle qui, pour subsister médiocrement se tuaient à la tâche en fournissant chaque jour aux quotidiens nombreux, des histoires palpitantes d'amour et d'aventures. Le besoin économique de jeunes auteurs, non encore reconnus par des éditeurs, poussait tous les jours, pour satisfaire l'insatiable Baal qu'était la presse populaire, à une activité soutenue et à des efforts d'imagination conséquents. Eh bien non, la technique du feuilleton est née, il y a plusieurs milliers d'années, dans l'imagination fertile des poètes hindous sans doute avantagés par les nombreuses ablutions dans les eaux fangeuses du Gange...
Ces poètes-là, au plus fort de la civilisation hindoue, avaient conçu des histoires interminables de Dieux du panthéon brahmanique. Ces histoires enchevêtrées les unes dans les autres donnèrent naissance à une très riche littérature. On raconte même que c'est au pays du Kama-Sutra, qu'est née la première version des Mille et Une Nuits et que sans doute, harassés par les longues nuitées de Schéhérazade, les Hindous l'ont refilée aux Perses (d'où la consonance des noms) qui l'ont passée, telle une patate chaude, aux Arabes qui lui ont donné sa forme définitive et licencieuse qui lui a valu, même jusqu'à présent la foudre des censeurs puritains.
Il est arrivé au feuilleton (ceci est une parenthèse apparemment gratuite mais qui peut donner une certaine idée sur la nature des hommes et des civilisations: certains inventent, d'autres exploitent et font fructifier. Certains sèment, d'autres récoltent.
Certains ont fait la révolution, d'autres en récoltent les dividendes pour les investir ailleurs...), donc, il est arrivé au feuilleton, ce qui est arrivé au zéro: les Hindous en découvrent le concept, les Arabes l'introduisent dans leurs calculs et les Occidentaux le font fructifier à tel point que la valeur d'un chèque se mesure au nombre de zéros qui suivent le dernier chiffre positif et cela bien sûr, avant toute virgule, cela est très important...
Donc, cette technique du feuilleton fut habilement exploitée par les Grecs qui, à l'exemple d'Hésiode, dans sa Théogonie raconta les multiples aventures des Dieux grecs, qui ressemblaient comme des cousins à ceux du sous-continent indien et la mirent en pratique dans plusieurs récits, apparemment indépendants les uns des autres mais dont l'unité est assurée par la récurrence des personnages, ces héros, qui par leurs exploits légendaires vont donner naissance à une suite de récits passionnants qui vont exciter l'imagination des bardes grecs.
Mais le procès qui a failli s'ouvrir avant-hier connaît une semblable réplique, dans un autre décor et une autre ambiance: dans une autre grande ville, une autre justice met en place tous les accessoires nécessaires pour un autre procès parallèle et perpendiculaire à celui d'ici. Que le meilleur l'emporte, puisque les téléspectateurs alléchés déjà par une prestigieuse affiche, attendent les possibles coups de théâtre que connaissent les bons feuilletons.

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