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Parallélisme

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«La prohibition renforce toujours ce qu'elle interdit.» Frank Herbert

Le parallélisme est un concept bien compliqué pour un simple esprit comme le mien: il concerne aussi bien la géométrie (le parallélisme est la propriété liant deux ensembles ayant même direction), l'informatique et les sciences de l'information (le parallélisme implique que plusieurs actions coordonnées sont effectuées en même temps), la mécanique (automobile), la géométrie de suspension (ou par abus de langage le parallélisme) est un réglage de l'angle que forment les roues entre elles, la rhétorique (le parallélisme est une figure de style), la métrologie, la biologie de l'évolution ou la philosophie.... Mais pour moi, il concerne surtout le divorce qui existe entre la réalité vécue durement chaque jour par le citoyen lambda et le discours surréaliste des responsables de chaque secteur que ce soit: par exemple, hier après-midi, j'ai été chez mon épicier et je l'ai trouvé embarrassé, une quantité importante de yaourts encombrait son immense appareil frigorifique. Des yaourts de toutes les couleurs, tous les parfums, toutes les dénominations. Il ne manquait que celle qui porte le nom prestigieux d'un grand Berbère dont le nom avait une consonance voisine du vocable d'origine bulgare. J'ai fait part à mon épicier de mon étonnement de voir autant de pots de yaourt et de ne pas apercevoir la moindre trace d'un sachet de lait pasteurisé. La pénurie du lait ne s'appliquerait donc pas au yaourt. «A moins que ce dessert boudé par les clients ne soit pas fait du même lait», avais-je pensé à voix haute. L'épicier me sourit et rétorque: «Tu n'as pas remarqué que durant certains jours de fête, les boulangers ne font pas de pain mais continuent à produire des pâtisseries à profusion. Le mystère réside dans le bénéfice réalisé dans les produits fins. On fait plus de profits dans les pâtisseries et les yaourts que dans le pain ou le sachet de lait qui sont les produits de base...»
Alors, pourquoi ne pas faire de péréquation: investir dans la production du lait les bénéfices réalisés dans le yaourt? Question qu'il faudrait creuser. A moins que les profits réalisés dans ce noble dessert ne soient pas assez élevés. Tant de questions sans réponses pour le profane qui voit, chaque jour, s'éroder davantage son pouvoir d'achat, tandis que s'édifient à vue d'oeil des fortunes colossales. On devrait se remettre en mémoire les circonstances dans lesquelles ont été réprimées les protestations des travailleurs de l'Onalait, quand les autorités de l'époque avaient refusé de mettre les moyens adéquats pour renforcer le service public. Ce qui est vrai pour le lait l'est autant pour l'essence où il faut faire une chaîne d'une heure pour se faire servir. Et qu'on ne nous parle pas de la férocité des consommateurs: ce discours a déjà été servi dans les années 1980, quand les denrées à prix soutenus prenaient le chemin de harraga par convois entiers, le ministre lourd des Industries légères d'alors n'avait pas trouvé mieux que d'accuser les ménages de constituer des stocks! Le mal est ailleurs! En plus du trafic qui s'effectue à travers des frontières poreuses, dans tous les secteurs où le service public a connu des obstacles de toutes sortes, des restructurations commerciales, le secteur privé s'est engouffré avec des promesses d'amélioration: quelques années, c'est le désenchantement. Non seulement les cahiers des charges ne sont pas respectés mais encore, le secteur privé veut imposer ses prix. Le parallélisme est florissant dans le domaine de la finance où de louches individus échangent impunément et d'une manière illégale des devises au tarif dicté par la loi de l'offre et de la demande. Que ce soit dans le domaine des transports publics, (tous les trottoirs de nos cités sont encombrés par les taxis clandestins), la médecine ou alimentaire, c'est le consommateur qui est le dindon de la farce.

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