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Vérités historiques

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«La raison du plus fort est toujours la meilleure.» La Fontaine

Louis Aragon dans son essai La Diane française a démontré que la poésie ne s'accommodait pas de la vérité historique quand celle-ci n'arrangeait ni l'esthétique, ni la pensée poétique...Ce qui n'est pas bon pour la poésie l'est encore moins pour la politique. Si la poésie arrange, embellit, édulcore la réalité, la politique s'assoit carrément dessus et quelquefois lui fait même faire un virage à 180 degrés. La recherche de la vérité historique a poussé les chercheurs à créer une nouvelle discipline: l'historiographie. Le XIXe siècle voit apparaître progressivement le «métier d'historien» tant au niveau des méthodes systématiques, qui tirent plus parti des travaux des érudits que des conditions matérielles de travail favorisant l'existence d'une communauté d'historiens (généralisation progressive de l'enseignement de l'histoire, création de chaires dans les universités, succès en librairies en France particulièrement). À partir de 1880, le positivisme triomphe, l'objectivité absolue, éloignée de toute spéculation philosophique, est alors visée: l'histoire est censée atteindre la vérité et faire revivre le passé. Dès la fin du XIXe siècle, les historiens seront dépassés par plus scientifiques qu'eux: les géographes, les économistes, les démographes, puis les sociologues. Après la Première Guerre mondiale, les questions abordées par les historiens changent nettement de celles de leurs prédécesseurs, même pour l'étude d'une même époque. Les historiens s'ouvrent aux nouvelles sciences sociales: l'histoire se veut «totale», c'est-à-dire englobant tous les angles d'approche. Dans les années 1970, des doutes sont formulés quant au rôle de l'histoire par des relectures souvent marxistes, parfois structuralistes ou inspirées de Michel Foucault et Jacques Derrida; aussi bien en France qu'en Angleterre, Allemagne et aux Etats-Unis. Cette matière universitaire serait une manière de soumettre le peuple, d'exercer le pouvoir, de dire le passé au sein des rapports sociaux ou de classes. Mais la vérité historique doit servir avant tout les intérêtes des groupes dominants: ainsi, il n'est pas rare d'entendre des hommes politiques français déclarer, à l'occasion de la commémoration de la bataille de Diên Biên Phu: «Hommage à la mémoire des hommes qui ont transformé les batailles de Diên Biên Phu et de Roncevaux en épopées...». Mettre Roncevaux et Diên Biên Phu sur le même pied est une hérésie. «Dieu, que le son du cor est triste le soir au fond des bois». Ce premier vers d'une poésie épique du réactionnaire Alfred de Vigny a longtemps bercé les oreilles des nationalistes français ou des militants du christianisme combatif. Il est bien connu que Roncevaux n'a jamais été une bataille entre Maures et francs, mais un épisode malheureux de l'aventure des troupes de Charlemagne dans les Pyrénées.
Un chef de troupe franc ayant mis à sac un village basque, les populations de ces montagnes se sont vengées en massacrant une patrouille menée par le neveu du grand Charles.
Ce n'est qu'au début du XIIIe siècle, en pleine période des Croisades, qu'un trouvère composa une chanson à la gloire de Roland qu'un moine copiste, sur les directives d'un supérieur «éclairé» ecclésiastique a transformé cette mort peu héroïque, en épopée, inventant un traître à la nation (Ganelon) et imputant cette mort aux ennemis de toujours: les musulmans.
Et, depuis, les exemples ne manquent pas pour illustrer que toutes les raisons sont bonnes pour détourner ou masquer les faits: le coup d'éventail pour conquérir l'Algérie, l'incursion de bandits tunisiens pour occuper la Tunisie, l'incident du golfe du Tonkin pour coloniser l'Indochine, l'incendie du Reichstag pour arrêter les opposants au régime nazi... Le travail sous-terrain du lobby sioniste et la propagande tous azimuts de sa large action de propagande transformeront carrément la vision de la Seconde Guerre mondiale, de la colonisation de la Palestine en retour chez soi et interdira toute vie médiatique à ceux qui contredisent les mensonges fabriqués par les services sionistes.

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