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Convictions

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La campagne présidentielle 2004 continue de dérouler sa caravane à travers le territoire national. Les candidats bouclent ainsi, ce jeudi, leur première semaine à tenter de vendre leur programme électoral aux citoyens en vue de les convaincre qu´ils sont les mieux outillés pour remettre le pays sur les rails, de réparer les dégâts induits par douze années de crise multiforme et de violence terroriste.
Dans cette entreprise de longue haleine, il faut, outre ménager ses forces, avoir le souffle long alors même que l´on signale que d´aucuns commencent à ahaner ne parvenant pas à suivre un rythme qu´il ont eux-mêmes imposé. En fait, on attend toujours cet imprévu capable de sortir la campagne de la routine et un tant soi peu de la léthargie dans laquelle elle semble s´être quelque peu engluée. En fait, si jusqu´ici les candidats n´ont pas beaucoup convaincu - du fait qu´ils représentent le changement - il convient de noter que c´est encore la «périphérie» de la campagne qui retient l´attention, avec le bruit de plus en plus assourdissant de ces retournements de veste impromptus - en réalité attendus - qui noient quelque peu les propos des candidats. En fait, courir au secours de la victoire est devenu, par ces temps de crise de la pensée politique, un principe, en fait une seconde nature, d´une certaine classe politique qui a appris à naviguer - dans le contexte singulier du multipartisme à l´algérienne - dans les eaux troubles du cynisme et de l´opportunisme qui servent de fonds de commerce à toute une faune accrochée à l´homme providentiel du moment.
En fait, ce sont ceux-là mêmes qui, en 1995, désertèrent le FLN moribond d´Abdelhamid Mehri, pour étrenner un RND nouveau-né, (tirant profit au passage de l´élection à la magistrature suprême de Liamine Zeroual), que l´on a retrouvé portant les fonts baptismaux du candidat Bouteflika en 1999, (en se faisant sucrer durant son quinquennat), que l´on retrouve aujourd´hui à traîner aux basques du candidat Ali Benflis, hier encore infréquentable.
Plus près de leurs petites affaires que d´un idéal affirmé, ces hommes - dont le dogme «politique» reste celui de survivre dans le sillage des hommes du pouvoir - ont pollué les notions de «classe politique» et de «champ politique» qui, avec ces «ralliés ou convertis de la dernière heure», ont perdu leur signification fondamentale. En fait, plus que les évidences des candidats, c´est la conviction de leurs militants, de leur entourage immédiat, de leurs conseillers et directeurs de campagne qui organisent l´environnement du postulant et crédibilisent l´envergure de l´homme d´Etat. Donc, ces gens qui passent avec armes et bagages d´une barque, présumée sur le point de couler, à l´autre, n´ont en réalité aucun idéal à défendre sinon celui d´être à «la droite» de l´homme puissant du moment.
Aussi, n´ont-ils jamais assumé leurs idées et ne comprennent-ils pas le débat contradictoire, adeptes qu´ils sont de la manipulation et du subterfuge? C´est en fait celle-là la maladie infantile de la politique en Algérie où les hommes politiques sont demeurés immatures, incapables d´analyse et de prospective pour le mieux-être du pays, sachant en revanche soigner leur propre devenir. Les retombées, négatives pour le pays, sont la résultante de l´inexistence des conditions adéquates à l´émergence d´une véritable classe politique vouée à réaliser cette Algérie dont rêvent ses enfants.
Aussi, ces «renforts», à tout le moins douteux, de la dernière heure, loin de conforter le candidat du FLN, Ali Benflis, doivent au contraire l´inciter à se méfier de ces vieux chevaux de retour, prêts à le lâcher à la première occasion. En fait, ces hommes, souvent honnis par la population, exercent plus un pouvoir répulsif qu´attractif sur l´électorat.
Aujourd´hui, les électeurs algériens attendent du candidat Benflis outre une véritable rénovation du FLN, l´action la plus décisive, celle de changer l´Algérie. Un changement qui demeure l´enjeu réel de cette consultation présidentielle. Aussi, les convictions politiques des candidats doivent-elles s´exprimer dans les programmes censés contribuer à sortir le pays de sa longue crise politique et non pas en se réclamant, comme le fait le président sortant, d´une institution militaire qui a clairement réitéré qu´elle ne soutenait aucun candidat de même qu´elle n´est contre aucun des postulants à la magistrature suprême.
Les Algériens sont fatigués du bluff et autres subterfuges qui, durant toutes ces années, ont tenu lieu de programme politique. L´homme providentiel ? Une résurgence du passé qui ne persuade plus personne.

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