CLÔTURE DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE DANSE CONTEMPORAINE
Le Burkina Faso sacré meilleur danseur
L'Algérie se distingue par un Prix spécial du jury attribué à la troupe de la Maison de la culture de Aïn Defla, attribué, nous avoue-t-on «par défaut».
C'est ainsi que s'achève la 3 e édition du Festival international de danse contemporaine après une semaine d'échanges et de spectacles chorégraphiques auxquels a répondu présent beaucoup de monde, surtout les deux derniers jours, lesquels ont enregistré une affluence record au Palais de la culture Moufdi-Zakaria. Celui-ci s'est en effet avéré exigu pour contenir tout ce flux humain.
Le palmarès donné samedi soir, après de longues concertations entre les jurés, a permis de récompenser le Burkina Faso qui s'est classé premier, suivi de la Bulgarie et la Palestine en troisième position.
L'Algérie quant à elle avec la troupe de breakdancers de la Maison de la culture de Aïn Defla, a remporté le Prix spécial du jury. Dans son allocution de remerciement, la présidente d'honneur du festival, Mme Fatma Zohra Namous, a tenu à prévenir l'ensemble des participants de distinguer entre danse populaire, folklore et danse moderne qui ne sont pas du tout contemporains.
Bien que le choix du groupe de Aïn Defla s'est fait «par défaut», nous avouera un des membres du jury, Mohamed Badawi, ce prix a été en fait remis, a encore précisé Mme Namous, comme signe d'encouragement à des jeunes dont on sait qu'il est très difficile de s'adonner, dit-on à cette discipline si exigeante qu'est la danse dans une région aussi éloignée que Aïn Defla.
Notons aussi que la musicienne, danseuse et comédienne mexicaine Sonia Emelio a été honorée, lors de la cérémonie de clôture, aux côtés de l'artiste sénégalaise, Yaye Katissene, et des membres du jury par le commissariat du festival.
La cérémonie de clôture a été marquée par un spectacle chorégraphique présenté par les danseurs de la troupe syrienne qui a égayé le public par sa danse Debka, par le ballet de Nouara Idami dans son spectacle intitulé «El Jamilat» en hommage aux femmes courages, ainsi qu'un spectacle hautement coloré du Sénégal qui a aussi su créer une ambiance festive survoltée au sein du public.
Ce troisième spectacle a été animé par la danseuse sénégalaise Katissene qui a subjugué l'assistance avec ses danses chaloupées sur fond de musique africaine. A l'issue du spectacle sénégalais, le directeur du Ballet national sénégalais a offert un présent symbolique au ministère algérien de la Culture et au comité d'organisation pour les efforts consentis.
De son côté, le représentant de la troupe jordanienne a offert un cadeau symbolique à l'Algérie et à tous ceux qui ont veillé à l'organisation de ce festival. La fin du spectacle a été marquée par une chorégraphie collective, harmonieuse et coordonnée présentée par les quelques membres des troupes de danse participantes. Un résultat de l'atelier mené depuis le début du festival par la jeune compagnie de danse suisse Bern Retour Kollectiv.
Pour rappel, dix-neuf troupes de danse étrangères et algériennes ont participé à ce 3e Festival international de danse contemporaine d'Alger qui s'est déroulé du 20 au 26 novembre au Palais de la culture Moufdi-Zakaria. Gageons que l'année prochaine, la qualité sera encore au rendez-vous et surtout le niveau!

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