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SEMAINE CULTURELLE DE BÉJAÏA À ORAN

Du raï pour plaire!

Par
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Le programme tracé est loin de représenter la stature de la capitale de la Phénicie, Saldae, puisqu'il ne comporte aucune conférence.

«J'aurais souhaité voir, outre Louisa et Loualia Boussad qui ont ouvert la semaine culturelle de Béjaïa à Oran, Djamal Allam, Amour Abdenour, Madjid Soula, le groupe Akfadou et Agraw», a indiqué Yacine Merabet, ajoutant que «ceux-là font de la recherche et de la véritable création en ne reprenant les chansons des autres artistes que pour les améliorer tout en gardant leur cachet d'un chant propre à la région de la Kabylie».
Une telle déclaration est plus que révélatrice que le secteur de la culture est, à l'instar de plusieurs autres secteurs, en panne d'idées, tandis que les visions tracées par le ministère de tutelle en échanges culturels sont totalement bafouées localement. Les présents au troisième spectacle de la semaine culturelle de Béjaïa à Oran ont été très véhéments en critiquant le show des deux chanteurs, Abdelmadjid Kherbache et Cheb Sid Ali, qui se sont succédé sur le podium du conservatoire Ahmed Wahby. «Comment interpréter que la wilaya de Béjaïa soit représentée à Oran par des chanteurs qui ont chanté le raï dans la capitale du rai? s'est exclamé un spectateur. Et un autre d'ajouter: «Sincèrement, en voyant sur scène le chanteur bougiote, Sid Ali, reprendre tout le long de son show des chansons du défunt Hasni, Khaled et Réda Taliani j'avais la nette conviction qu'il s'agissait de la semaine culturelle d'Oran à Oran ou d'un quelconque concours de chant, sauf de la semaine culturelle de Béjaïa à Oran vu que le raï a été dominant dans une activité dédiée exclusivement à la présentation de l'art musical bougiote aux habitants de la wilaya d'Oran harassés de jour comme de nuit par le verbe cru». Abdelmadjid Kherbache, un autre chanteur de Béjaïa, qui n'a à son actif aucune oeuvre, loin de toute création, a eu à combler l'occasion qui lui est tombée en faisant appel au riche répertoire du défunt El Hachemi Guerrouabi et Dahmane El Harrachi.
«Les responsables de la direction de la culture de Béjaïa auraient bien fait d'envoyer à Oran des artistes devant représenter dignement leur région dans une wilaya où toute fausse note est sur le champ relevé».
Cela s'est passé au moment même ou un Oranais a ricané en déclarant d'un ton ironique qu'«à travers le programme les Bougiotes ont, en exportant le raï vers la capitale du raï, sûrement voulu plaire! Ainsi, la semaine culturelle de Béjaïa à Oran, passée presque inaperçue, tire à sa fin tandis que sa clôture aura lieu demain soir au grand dam des Oranais qui n'ont pas eu la chance de voir les meilleurs ambassadeurs des Hammadites, hormis Louisa et Loualia Boussaâd. Ces deux dernières ont mis en exergue le riche patrimoine musical dont regorge la Kabylie en reprenant leurs propres chansons. Louisa a, dans son show, ressuscité le célèbre hymne du défunt Cherif Kheddam, «Bgayet Thelha» (Béjaïa est belle). Et ce n'est pas tout puisque les critiques furent partout, notamment le programme qui a été élaboré et revu au changement selon la circonstance.
Le peu de visiteurs qui se sont rendus à la Médiathèque et dans les salles de spectacles d'Oran n'ont pas hésité à qualifier la semaine culturelle de Béjaïa à Oran d'un fiasco total. Aussi, le programme tracé est loin de représenter la stature de la capitale de la Phénicie, Saldae, puisque celui-ci est dénué de conférences devant retracer ne serait-ce que laconiquement l'histoire de la capitale des Hammadites qui fut le berceau de plusieurs civilisations. La timide exposition a été consacrée à la présentation écrite de Béjaïa à travers l'histoire. L'honneur revient à l'association Gibmh qui a mis en valeur dans ses recherches les hommes de lettres et des mathématiques de Béjaïa l'antique. Le stand de l'Association Tajmat Ndjebla, de la commune de Béni Ksila, et le Parc national de Gouraya ont volé la vedette, la première a étalé son expérience quant à la revitalisation du village de Djebla en le restaurant malgré les difficultés et le manque de financements.
Ce dernier a été déserté pendant la guerre de Libération après que la France coloniale ait cerné toute la Kabylie par «l'Opération Jumelles.» Le deuxième a mis en relief toute la politique entérinée et les mesures qui ont été mises en oeuvre pour sauvegarder le parc qui s'étend sur une surface de plus de 2000 ha.

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kahina - algerie 26/01/2012 20:05:16
azul WAHIB chapeau ossentedjide achema c'est un bon commentaire
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