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CINÉMA

Nanni Moretti tiendra le 65e clap cannois...

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Alexandre Arcady vise aussi la virée cannoise avec son adaptation du roman de Yasmina Khadra, «Ce que le jour doit à la nuit»...

En italien on dit «ciak» pour nommer le clap qui ouvre chaque prise lors d'un tournage... Et cette année, le binôme Thierry Frémaux-Gilles Jacob, les maîtres de cérémonies de la plus prestigieuse manifestation cinématographique dans le monde, a donc jeté son dévolu sur un cinéaste pour le moins «atypique» dans le gotha européen, encore plus italien: Nanni Moretti.
Cela mettra donc un terme (momentanément) à une série qui a commencé en 2008 avec les présidences américaines qui se sont succédé depuis, avec Sean Pen, suivi de Tim Burton et enfin Robert de Niro.
Celui qui a longtemps été l'inclassable du cinéma italien, avait débarqué, à 35 ans, en 1978, sur la Croisette, avec «Ecce Bombo»... Et après avoir tracé de belle manière son sillon à Venise et à Berlin, il reviendra à Cannes avec «Journal Intime» (1994). Il finira par décrocher la Palme d'Or, avec «La chambre du fils» (2001). Moretti a été aussi juré, pour la 50e édition cannoise, présidée alors par Isabelle Adjani. Mais au «perchoir», il succédera à de prestigieux compatriotes tels Luchino Visconti, Roberto Rossellini, Ettore Scola...
L'adepte, comme dirait Gilles Deleuze, des «narrations véridiques» histoire, sans doute, de fustiger les «narrations falsifiantes», aurai fort à faire, à la tête du jury 2012 où des noms, d'ores et déjà, des grosses locomotives, «ceux qui ont la carte», diront certains...
C'est ainsi qu'est annoncé le Brésilien Walter Salles, avec une adaptation de Kerouac, le retour de Jean-Louis Trintignant à qui Michael Haneke a donné le rôle titre dans son film actuellement en post-production.
Yousri Nassrallah est actuellement à Paris pour mettre les dernières touches à sa fiction qui a pour cadre la Place Tahrir et qui raconte l'improbable idylle entre une manifestante et un des fameux chameliers dépêchés par les moukhabarate de Moubarak pour semer la pagaille au centre du Caire...
Est aussi signalé dans les «parages» le Chinois Wong Kar Wai avec «The Grand Masters», gageons que, fidèle à sa réputation, le cinéaste chinois arrivera (presque) en retard sur la Croisette.
C'est devenu sa signature... Alexandre Arcady vise aussi la virée cannoise avec son adaptation du roman de Yasmina Khadra, «Ce que le jour doit à la nuit»... Il faudra aussi compter avec les frères Coen, Ridley Scott, Christopher Nolan, James Gray, Woody Allen, Carlos Reygadas, mais aussi Quentin Tarantino, Ken Loach, Jacques Audiard, Alain Resnais et le lauréat de l'année passée Terrence Malick ou bien Abbas Kiariostami, voire l'enfant terrible du cinéma français, Léos Carax...
Exceptionnellement décalée d'une semaine, à cause du second tour des élections présidentielles en France, la soixante-cinquième édition cannoise coincidera aussi avec le cinquantenaire de la fin de la Guerre d'Algérie, comme on dit outre-Méditerrannée, plus exactement du recouvrement par le peuple algérien de son indépendance...

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