REDOUANE NAHAR, GUITARISTE, À L'EXPRESSION
«Notre ambassade en Inde m'a abandonné»
Rédo, un musicien de talentDepuis sa mésaventure en Inde, on le surnomme «la légende». Slowhand Redo alias Redouane Nahar, bassiste et guitariste de plusieurs groupes, que ce soit les Abranis, Dzair, notre musicien est partout lorsque l'appel de la scène se fait sentir. Cette semaine il jouait au côté du rappeur Youss qui a enflammé les planches du chapiteau du Hilton après 10 ans d'absence (à Khaimatkoum chez Djezzy). Fort de son expérience, dans cet entretien, Redo le boute-en-train, qui n'a pas le temps de
s'apitoyer sur son sort, revient sur les péripéties de son été indien pas complètement rose, non sans une pointe d'amertume mais de satisfaction quand même...
L'Expression: Enfin de retour en Algérie, vous soufflez après vos péripéties en Inde, pourriez-vous nous dire déjà dans quel état d'esprit vous étiez à la sortie de ce procès?
Redouane Nahar: J'en suis sorti avec le moral, car il y a eu beaucoup de bonnes choses dans cette histoire. La meilleure des choses est que j'ai connu des gens formidables et j'ai appris qu'il y avait des gens bien un peu partout, beaucoup m'ont aidé. Mise à part la petite mésaventure qui s'est bien terminée, j'ai toujours gardé espoir. Je n'ai pas beaucoup douté, je suis resté très confiant.
Peut-on revenir aux faits, vous êtes parti en Inde et vous vous êtes fait arrêter pour une simple balle recueillie...
J'étais au Rajasthan en train de marcher je trouve une balle de kalachnikov, je la ramasse et la met tout simplement dans mon sac. Aussi simple que ça. J'avais complètement oublié l'interdit à cet instant. J'étais en vacances et vu que j'ai déjà quatre ou cinq balles chez moi j'ai complètement oublié l'interdit, étant très loin de chez moi. J'ai trouvé la balle le 06 mai au soir, j'étais parti en Inde le 03 mai. Le 06 mai j'étais au Rajasthan. Je l'ai prise et gardé et oublié sur moi. J'ai fais après plusieurs villes. Le 11 mai j'étais à Khajurâho et j'allais partir à Varanasi, la ville des morts en Inde et c'est là où on l'a trouvé, à l'aéroport, dans mon sac quand je suis passé au scanner. C'était le onze mai à une heure de l'après-midi. Après, on m'a transféré au poste de police où j'ai passé la nuit et le lendemain, le 12 je suis transféré à la prison centrale de Chhatarpur.J'étais avec 351 prisonniers. On était 30 dans la même cellule. J'ai fait 17 jours de cellule et 45 jours de liberté sous caution.
Alors comment réagit un musicien comme vous quand il se retrouve avec des criminels ou bandits..
En fait, ce qui est bizarre et il faudra bien le souligner est que les prisonniers ont été très sympa avec moi pour la plupart. J'ai été très bien accueilli, sachant que j'étais un gentil garçon, musicien et étranger, on m'a très bien accueilli. La première chose qu'on te demande quand tu rentres en prison est: qu'est-ce tu as fait? je leur est raconté mon histoire et à partir de là, ils ont compris que je n'avais rien à faire dans cette prison. Le séjour en prison n'était pas aussi dur que les gens le pensent. On est enfermé dans une cellule H 24. Il y a la cour aussi. j'ai eu à me battre deux fois sans trop de gravité et je suis sorti le 28 mai à huit heures du soir de prison.
Pendant ces 17 jours, il y a eu quand même des hauts et des bas, vous étiez un peu démoralisé du fait que l'ambassade d'Algérie n'est pas venue rapidement vous aider pour vous sortir de là...
Leur tort est qu'ils n'aient pas intervenu à temps. Ils ont réagi trop tard. Il fallait qu'ils me sortent de prison le 11 mai avant que je ne sois jugé. Il faut savoir que quand tu tombes sur la loi du pays hôte, aucune ambassade ne peut t'aider. Ils ont pris la chose à la légère en m'affirmant que tout allait bien se passer et que j'allais sortir le lendemain. Ils se sont trompés. Aprés, ils ont commencé à communiquer pendant que j'étais en prison en déclarant à un quotidien national algérien comme quoi j'étais très malade. C'est faux. Ils ont été rappelés à l' ordre par le service des affaires étrangères qui ont fait un super boulot. Aussi, tout le monde a bougé ici notamment sur Facebook, mais le problème est que M.Mohamed Cherif Abass l'ambassadeur d'Algérie en Inde n'a pas voulu m'aider tout simplement. Il a même dit à une personne dont je ne citerai pas le nom «c'est qui ce gars?». J'ai été condamné à un an de prison le 23 mai à 17h. Je suis sorti le 28 sous caution. Quand j'étais jugé en appel, si je n'avais pas été libéré j'aurai pris un an.
Et pourtant, on croit savoir que d'autres personnes mises en prison pour le même motif que vous ont été libérés très vite alors qu'ils portaient plusieurs balles sur eux..
Oui, ils ont été libérés en l'espace de deux voire cinq jours maximum. Je vous citerai, en effet l'exemple d'un Allemand qui avait trois balles sur lui, un Américain avec 17 balles et un New Zélandais avec trois balles. Tout ça est vérifiable sur le Net. Ils sont sortis au bout de cinq jours au maximum. Un Italien avec lequel je suis en contact sur Facebook a vécu la même chose et est sorti au bout de cinq jours.
Aujourd'hui, vous avez retenu quoi comme leçon si on peut dire..
Ce que j'ai retenu de ces trois mois en Inde est que déjà j'assume d'avoir fait une erreur. Je n'aurai pas du prendre cette balle mais j'estime que j'ai payé. J'ai connu des gens formidables. L'Inde reste un superpays et j'y reviendrai. Ce que j'ai retenu est que les miens m'ont abandonné, j'entends par là les gens de l'ambassade, les Indiens m'ont aidé.. il y a eu un super soutien à mon égard en Algérie, je les remercie, les Indiens m'ont accueilli que ce soit en prison ou en m'invitant chez eux, en ramenant de l'eau et de la nourriture. Mon avocat indien Pavan Michra a été présent à mes côtés du 11 mai au 14 juillet. Il ne m'a pas quitté d'une semelle.
C'est vrai qu'on vous a contacté pour écrire un livre d'après ce qui vous est arrivé en Inde?
Oui exactement. Une femme m'a appelé sans donner le nom de son éditeur et m'a dit qu'elle était intéressée par mon histoire pour écrire un livre. J'ai pris cela pour une plaisanterie et j'ai bien sûr refusé. Elle m'a dit que c'était sérieux, m'a rappelé et j'ai dit non. Je ne voulais pas en faire une histoire, juste dire ce qui me tiens à coeur et ce qui me chagrine, à savoir que notre ambassade m'a abandonné. Je ne crois pas au fond qu'ils ont voulu m'abandonner mais qu'ils ont pris la chose à la légère. Quand je suis rentré en prison, ils ont compris 17 jours après que ça ne rigolait pas. C'était trop tard. Sachez que durant les deux trois mois, l'ambassadeur n'a pas appelé une seule fois. On m'a envoyé deux personnes qui n'étaient même pas capables d'aligner deux phrases correctes pour me sortir de là. Ils étaient complètement perdus face à la situation. En gros, je garde un très beau souvenir de l'Inde fraîchement. Un pays que je recommande à tout le monde. Ce qui s'est passé est entièrement de ma faute, personne ne m'a piégé ou offusqué, ni la police, ni l'armée, ni les Indiens, j'ai fait une bêtise, je n'aurai pas dû la faire, pour ça j'ai fait de la prison, mais l'ambassade dont le devoir est d'aider les citoyens de son pays, son rôle, elle ne l'a pas joué. Alors que ce genre d'histoires arrive une centaine de fois en Inde et tous les gens qui ont vécu cela en sont sortis au bout de quelques jours seulement, qu'ils soient Américain, Allemands, Français, Autrichiens etc. Malheureusement, c'est tombé sur moi et j'ai dû écoper du plus long séjour en prison.

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La justice tarde à s'exprimer







je me met vraiment dans la peau de redouane,premieremnet je connait bien línde depuis 18 ans,je connais leur gens et leur culture.jávait meme un appart a goa.je connais aussi pas mal d´histoire détranger qui ont ete fait prisonier,et quón pouvait les visiter seulement une fois par mois,si seulement il ýá pas un de leur proche dans la liste pour leur rendre visite.a dire que leur ambassade ne les lachait pas de leur cheville.ils etaient avec eux tout le temps,porter tout láppuit quíl pouvait a leur resortisants.meme demandant a la justice indienne de les transferer dans leur pays natal pour terminer leur sentences.a lire que notre anbassade n á rien fait,cést pas une surprise.redouane línde cést beau,ne desiste pas.ça me manque surtout que je vis maintenant au bresil.slamat rasak comme on dit.saha ramdankoum.
Mais pour ce qui se prend t'il? Ce mec est un gosse de privilégié qui peut se permettre de beaux voyages à l'étranger et qui vient ensuite pleurnicher au lieu d'assumer sa résponsabilité comme un homme.
et pour réponde a Brahim : il ne pleurniche par ; lisez bien l'article .
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