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5E ÉDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE BÉJAÏA

Sport Play, l'image du corps et de la performance à n'importe quel prix

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Une histoire qui nous fait une rétrospective de la tragédie nationaleUne histoire qui nous fait une rétrospective de la tragédie nationale

La montée des planches par les comédiens se poursuit toujours dans l'ex-capitale des Hammadites au 4e jour de cette 5ème édition du Festival international de théâtre de Béjaïa.

Sport Play, de la compagnie autrichienne «Just a Must», a été présentée au public le vendredi soir à la grande salle de la Maison de la culture.
Une pièce de sport mise en scène par Vanda Butkovic. Une adaptation du livre de l'écrivaine Elfriede jelinek (prix nobel) de littérature en 2004. Un livre intitulé Einsportstuk (sports play) écrit en 1998. Dans ce texte, Jelinek «traite de marketing, de la vente du corps et des émotions dans les évènements sportifs avec une ingéniosité agaçante en questionnant notre obsession pour le fitness, l'image du corps et de la performance à n'importe quel prix».
Dans une forme théâtrale propre aux Autrichiens, la mise en scène, la scénographie et le mouvement des comédiens, la troupe de la compagnie autrichienne Just a Must a présenté un beau spectacle théâtral de deux heures riches en enseignements tirés d'une vie moderne avec ses avantages et surtout ses inconvénients qui ne sont pas toujours facilement perceptibles.
En effet, à travers cette pièce «le sport est vu comme un médium de fanatisme, une forme de guerre en temps de paix».
La pratique du sport vue comme un moyen de réduire l'agressivité s'avèrera par la suite comme une forme de pugnacité dans un monde de bizness et des affaires dont les corps produits par l'activité sportive sont une forme de marchandise.
Sept comédiens, dont trois femmes, en tenues de sport ont tenté à travers de nombreuses activités sportives de nous démontrer que le sport réduit l'agressivité chez l'homme de par ce qu'il permet comme dépense d'énergie mais vite l'homme se retrouve piégé et esclave d'un exercice qui fait de lui un soldat comme celui qu'on retrouve sur tous les fronts en temps de guerre. «En abolissant les frontières entre le théâtre et le sport, ce spectacle transforme la gymnastique linguistique de Jelinek en une prouesse olympique tant pour les comédiens que pour les spectateurs.»
L'autre pièce qui a drainé un large public le vendredi dernier à 10h à la petite salle de Béjaïa est une production du théâtre régional Azzedine-Medjoubi de Annaba, intitulé «Imraa Min warek,.'.Une femme en papier).
Un texte de Wassini Lâaraj «Ountha essarab» (femme mirage), adapté par Mourad Senouci, réalisé par Sonia et joué par les deux comédiennes, Laârini lydia et Houari Radja. Deux comédiennes, l'une réelle en noir, l'autre imaginaire en blanc, dans un décor fait de papier, de lumière, pimenté par une belle musique de Sami Salah.
Une histoire qui nous fait une rétrospective de la tragédie nationale qui a emporté avec elle, à cause de l'intégrisme obscurantiste, les meilleurs enfants de l'Algérie, hommes de théâtre, de lettres et de science à l'instar de Abdelkader Alloula.
Cette même pièce a été présentée aussi dans sa version kabyle sous le titre de «Tametuth Ni...(cette femme là)», une oeuvre sous une autre forme et autre mise en scène du théâtre régional Malek-Bouguermouh de Béjaïa. Zalmite est le titre d'un one man show de Fodil Assoul, produit par le théâtre régional Malek Bouguermouh de Béjaïa présenté le vendredi après-midi dans la petite salle du TRB.
Un one man show qui «nous conte la vie d'un personnage pas comme les autres, un disjoncté en quête perpétuelle de lui-même et de son devenir...intitulé...Zalami... des aventures inénarrables avec des personnages de sa famille et de ses rencontres personnelles, dont son grand-père et son drôle de chien, ou son enseignant de science, sans oublier son ami l'écrivain et...
Rien!» lit-on dans le synopsis distribué au public.
Un monologue qui raconte avec un air humoristique, en somme, le vécu quotidien des gens, leurs peines, leurs frustrations, leurs défauts, leurs espoirs.... B. C.

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