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BAB EL OUED CAFÉ DE PARIS

Les belles nuits du Ramadhan reviennent

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Djamila Zéraoui, promotrice de l'événementDjamila Zéraoui, promotrice de l'événement

Pour la soirée du 5 Juillet, coïncidant avec la célébration du double anniversaire de la Fête de l'indépendance algérienne et de la jeunesse, Hafid Djemaï de Barbès Café fera l'ouverture.

Les belles nuits du Ramadhan, des rencon-tres dînatoires et musicales, conviviales regroupant, notamment la communauté algérienne en France, reviennent à partir de samedi prochain au Bab El Oued Café de Paris, a-t-on appris jeudi dernier auprès des organisateurs.
Du mardi au samedi, durant tout le mois sacré, le réseau Maghrebzine propose, dans une ambiance chaleureuse, une rupture de jeûne avec un accompagnement musical diversifié (Chaâbi, andalou, algérois, marocain, oriental). Chaque samedi, un artiste de talent viendra proposer un répertoire musical de son crû.
Pour la soirée du 5 Juillet, coïncidant avec la célébration du double anniversaire de la Fête d'indépendance algérienne et de la jeunesse, Hafid Djemaï de Barbès Café fera l'ouverture. Pour la principale coordinatrice de l'événement, Djamila Zéraoui, ces dîners du Ramadhan permettent avant tout aux personnes intéressées de se retrouver de façon conviviale pour rompre le jeûne dans une ambiance propice à l'échange et à la communication.
«Nous sommes convaincus que les événements festifs et moments de réflexion sont l'occasion d'affiner notre regard sur des cultures souvent réduites à leurs aspects traditionnels et de découvrir des artistes passeurs de civilisations amenés à dialoguer», a indiqué, à l'APS, l'animatrice du réseau Selectmaghreb qui coorganise ces soirées de Ramadhan.
A ses yeux, le fait d'accueillir durant ces soirées de grands noms de la musique chaâbie permet de restituer une ambiance qui rappelle la gaâda algérienne.
A la question de savoir si elle n'appréhendait pas une défection du public sachant que la rupture du jeûne à Paris est aux environs de 22 heures,
Mme Zéraoui a dit constater que de plus en plus de personnes dînent à l'extérieur durant le mois de Ramadhan, dont essentiellement des célibataires ou de jeunes couples travaillant dur et qui n'ont pas le temps de cuisiner ou qui veulent dédier une soirée de la semaine à un repas entre amis.
C'est aussi valable pour les mères de familles qui souhaitent ne pas préparer le repas du week-end et aller dîner en famille», a-t-elle toutefois signalé, estimant que le Ramadhan c'est aussi une lourde tâche» pour les femmes qui sont derrière les fourneaux et qui profitent pleinement et se détendent lors d'un iftar à l'extérieur. Cette initiative, renouvelée chaque année, intervient au moment où l'animation ramadhanesque nocturne à Paris est quasiment absente, faute notamment, de public. Chaque année, nous sommes navrés de constater les défections de certains lieux culturels. Qu'il s'agisse du Centre culturel algérien, de l'Institut des cultures d'Islam, de l'IMA...
Il n'y a aucune offre durant ce mois», a relevé l'animatrice de Selectmaghreb, estimant que le mois du Ramadhan à Paris, c'est aussi l'occasion de dialoguer avec les autres cultures, montrer aux Parisiens la richesse de l'Islam et des valeurs qu'il transmet.

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