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RÉCITAL À ALGER

Faïrouz Oudjida et Mehdi Ghazi enchantent le public

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Les nombreux spectateurs du Palais de la culture Moufdi-Zakaria (Kouba) ont eu droit à un récital de haute facture.

La cantatrice et le pianiste algériens Faïrouz Oudjida et Mehdi Ghazi ont animé lundi soir à Alger, un concert lyrique alliant la musique universelle au patrimoine algérien devant un public recueilli dans une atmosphère relevée. Les nombreux spectateurs du Palais de la culture Moufdi-Zakaria (Kouba) ont eu droit à un récital de haute facture, organisé dans le cadre des premières Journées scientifiques et culturelles des membres de la communauté algérienne au Canada ouvertes le 16 octobre dernier. Affichant d'entrée leur attachement à l'Algérie et en commémoration de la journée du 17 octobre 1961, les concertistes ont choisi d'entamer leur récital avec l'Hymne national algérien, rendu dans une version lyrique inédite qui a mis en valeur la virtuosité du pianiste et la tessiture aiguë de la cantatrice. Déroulé en deux heures de temps, le récital a été décliné en deux parties durant lesquelles des oeuvres célèbres de la musique classique et celles de grands chanteurs algériens et orientaux furent revisitées. Réunis pour la circonstance, la soprano Faïrouz Oudjida et le pianiste Mehdi Ghazi, se sont surpassés de talent et de virtuosité, manifestant le plaisir de se produire «chez-soi», devant un public de compatriotes. «D'habitude, un concertiste de musique classique, ne s'adresse pas au public, ce soir, permettez-le moi, j'ai un peu envie de faire ce que je veux car je suis chez-moi», a lancé au public Mehdi Ghazi, avant d'interpréter en 1ère partie de soirée, «Sonate en Fa Majeur» de Joseph Haydn (1732-1809) et «Etudes symphoniques, Opus 13» de Robert Schumann (1810-1856). Après un court entracte, Faïrouz Oudjida fit son entrée, présentant un répertoire d'une quinzaine de pièces réparties en quatre volets: «Mélodies françaises et airs d'Opéra», «Chanson napolitaine», «Romance et chansons populaires russes» et «Chansons algérienne, arabes et berbères». La cantatrice à la voix suave et cristalline qui a beaucoup communiqué avec le public, a brillamment rendu entre autres pièces, «Clair de lune» de G.Fauré (1845-1924), «Habanera», extrait de l'Opéra Carmen de Georges Bizet (1838-1875), «O sole mio» de E.Di Capua (1865-1917). Enchaînant avec les chansons «Alaïki minni salam» de Mustapha Sahnoun, «Habbaytek» de la diva de la chanson arabe Faïrouz, «Essendou» d'Idir, et «Aâchek tofla andaloussia» de Salim Hilali (1920-2005), le duo a permis au public de s'extraire de la solennité du genre opéra classique et se délecter sur des airs du patrimoine. La prestation de Faïrouz Oudjida et Mehdi Ghazi, empreinte de précision et de rigueur académique a permis à l'assistance de redécouvrir le génie créatif des grands compositeurs, d'en mesurer la beauté et d'apprécier la virtuosité des concertistes. Après une enfance passée dans le Sud algérien, marquée par une envie permanente de chanter Faïrouz, Oudjida part à Milan (Italie) se perfectionner où elle finit par se distinguer en interprétant différents grands opéras. Etablie au Canada, la cantatrice algérienne compte à son actif plusieurs prix dont le trophée «Art et Culture» du Conseil des ambassadeurs de la Ligue arabe à Ottawa, obtenu en 2016.
Diplômé du conservatoire de Montréal et de l'Ecole Glenn Gould, Mehdi Ghazi a joué comme soliste et chambriste dans plusieurs lieux prestigieux en France et au Canada, collaborant également avec de grands chefs d'orchestre comme Daniel Baremboïm, John Morris Russell, Pavel Baleff et Raffi Armenian. Le jeune pianiste qui prépare actuellement un doctorat en musique, a obtenu, plusieurs distinctions dont le 1er Prix du Festival de musique classique du Bas-Richelieu et le 1er Prix du Concours de musique du Canada,. Les premières Journées scientifiques et culturelles des membres de la communauté algérienne au Canada se poursuivent jusqu'à aujourd'hui avec notamment la projection hier, à la salle Ibn Zeïdoun, de l'Office Riadh El Feth à Alger, du film «Montréal, la Blanche» du réalisateur Bachir Bensaddek.

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