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ELLE A ANIMÉ UN GALA À TIZI OUZOU

Nouara chante et enchante

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Nouara n'a pas pu cacher sa joie d'être aiméeNouara n'a pas pu cacher sa joie d'être aimée

Mercredi dernier, le temps s'est arrêté dans la salle de spectacles du théâtre régional Kateb-Yacine de Tizi Ouzou quand, à 19 heures, la diva Nouara est montée sur scène.

Le millier de fans, qui s'y trouvaient, s'est levé subitement comme un seul homme pour saluer et acclamer interminablement la star. Emue, Nouara n'a pas pu cacher sa joie d'être aimée à ce point et malgré le passage de dizaine d'années. La salle applaudit longuement.
Les femmes, et elles étaient très nombreuses, lançaient des youyous infinis et stridents. Zira, l'animatrice, se fraye difficilement «un chemin» au milieu de cette ambiance pour dire quelques mots sur Nouara et tout le bonheur de pouvoir écouter cette artiste chanter à l'occasion de cette soirée de Yennayer, organisée par la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou en collaboration avec Radio Tizi Ouzou et l'Assemblée populaire communale. Pour donner un cachet officiel à la soirée animée par Nouara, le wali Mohamed Bouderbali est dans la salle. Tout comme plusieurs autres responsables à l'instar du président de l'APW. On a également aperçu dans la salle les universitaires Malika Ahmed Zaid et Idir Ahmed Zaid (ce dernier est l'un des détenus du printemps berbère d'avril 1980). D'autres artistes, des comédiens jouant dans des films et feuilletons en kabyle, etc. n'ont pas non plus voulu rater cette occasion de retrouver une sommité de la chanson kabyle féminine. Nouara, au milieu de tout ce beau monde, balbutie timidement quelques mots pour s'excuser, d'emblée, si sa prestation venait à être émaillée de quelques insuffisances, car, explique-t-elle, toute souriante: «Je n'ai pas répété». «Avec le chef d'orchestre, on a uniquement choisi la liste des chansons à interpréter», avertit la diva. Mais quand elle se met à chanter, on constate qu'il n' y a point d'imperfections. Nouara chante naturellement et spontanément sans aucune fausse note. Sa voix suave n'a pris aucune ride. Il suffit de fermer les yeux en l'écoutant et on se serait cru dans les années soixante-dix. Quand tout avait du charme et quand aimer était un rêve plutôt qu'une réalité. Dans un silence sépulcral, Nouara a chanté ses plus beaux titres et ils sont tous beaux.
La majorité du répertoire de ce soir est constitué de chansons d'amour, comme quoi, l'amour est plus important que tout même quand on a soixante douze ans. Nouara ne les fait pas. Surtout pas sa voix. Tout au long des soixante minutes qu'a durées le gala, Nouara a bercé ses centaines d'admirateurs. Des femmes n'ont pas pu cacher leurs larmes en écoutant par exemple «Lewjavik mi dyeder ydi», qui raconte les nuits insomniaques d'une femme livrée à la solitude après avoir été plaquée par son bien-aimé. D'autres chansons, interprétées par Nouara en ce mercredi de Yennayer, ont aussi fait pincer les coeurs et pleurer les yeux. «Tit ik yezran», une chanson qui parle justement de larmes, a été très appréciée par les fans. Autant que les autres textes et musiques que Nouara manie à la perfection. «Izidh lwaqt i saadagh», est aussi une autre chanson qui a fait le plaisir des centaines de femmes et d'hommes et que Nouara a décidé de chanter en cette soirée mémorable. Il en est de même pour toutes les autres merveilles musicales de Nouara.
La soirée s'est déroulée comme un rêve. Et le temps est passé si vite. Quand l'animatrice Zira est montée sur scène pour dire le mot de la fin, elle ne pouvait pas s'empêcher de demander encore une ultime chanson à Nouara, sa préférée sans doute et que Nouara n'avait pas interprétée jusque-là: «Nemfraq ur nkhemem». Nouara accepte volontiers. C'est la dernière chanson de ce spectacle plein de magie et de nostalgie. Nouara a su offrir le plus beau cadeau à ses fans en cette fête de Yennayer même si le public est resté sur sa fin car le spectacle a duré à peine une heure. Or, quand il s'agit de Nouara, il faut au moins deux heures, voire plus pour pouvoir se rassasier de la voix de cette princesse kabyle d'Azazga et de toute l'Algérie.

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