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LE COLLOQUE S'EST OUVERT HIER À L'UNIVERSITÉ DE TIZI OUZOU

Un Doctorat "honoris causa" pour Aït Menguellet

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Un Doctorat

Cette distinction sera également décernée, a ajouté Ahmed Tessa recteur de l'université, à l'avenir, à Matoub Lounès.

Le colloque sur l'oeuvre poétique de Lounis Aït Menguellet s'est ouvert hier à l'université de Tizi Ouzou en présence de l'auteur, sa famille, ses amis et une pléïade de chercheurs en diverses branches en lien avec la poésie. C'est dans une ambiance chaleureuse que Lounis Aït Menguellet a pris la parole pour remercier les organisateurs, à leur tête le recteur de l'université Mouloud-Mammeri et la responsable du département de langue et culture amazighes, Noura Tigziri. D'emblée, le poète a tenu à préciser que l'évènement est plus pour la culture kabyle que pour lui-même, tout en remerciant les présents et les conférenciers. Dans cette ambiance chaleureuse d'ouverture, l'on saura que l'université Mouloud-Mammeri remettra, à l'occasion de cette manifestation, le Doctorat «honoris causa» à Lounis Aït Menguellet. Cette distinction sera également décernée, a ajouté Ahmed Tessa recteur de l'université, à l'avenir, à Matoub Lounès. Pour revenir au coté scientifique du colloque, il est à soulever que les organisateurs ont préparé un programme de communications très riches. Des chercheurs venus des universités algériennes, de France et du Maroc aborderont sous différents angles l'oeuvre de ce poète dont la carrière a atteint les 50 années. C'est justement sans tarder que le modérateur a donné le coup d'envoi à la première série de conférences. Pour débuter ce fut Kahina Flici, de l'université de Tizi Ouzou qui a pris la parole pour retracer ce qui a été écrit sur la poésie d'Aït Menguellet. L'enseignante de l'université Mouloud-Mammeri a été directement suivie de l'anthropologue marocain Lahoucine Bouyaâkoubi de l'université d'Agadir qui a tenté de faire le parallèle entre le parcours du poète kabyle et celui de la poétesse marocaine Chleuh Fatima Tabaamrant. Le frère marocain sera suivi de Tiziri Bachir, de l'université d'Alger qui a abordé dans son allocution programmée à la place de l'intervention annulée à cause de l'absence de Tassadit Yacine, «l'intraduisibilité et la traduisibilité de l'oeuvre de Lounis Aït Menguellet». Dans la seconde séance, les communications étaient aussi importantes. Elles ont abordé plusieurs facettes de l'oeuvre menguelletienne. Mohand Tilmatine de l'université de Cadi en Espagne s'intéressera en effet à la relation entre les médias et Aït Menguellet, il sera question d'une polémique sur les réseaux sociaux. Venu de l'université d'Ottawa au Canada, Djamel Chikh tentera de définir la «place du poète Aït Menguellet dans l'imaginaire des militants amazighs entre immanence spatiotemporelle et la transcendance poético-utopique». La troisième session des communications d'hier a été ponctuée par l'intervention d'Arezki Metref qui a, lui, tenté de faire le parallèle entre le poète kabyle et la légende Bob Dylan.
L'intervenant a tenté de situer les deux personnages dans l'universalité de la protestation dans la chanson. La diversité des communications a même débordé vers l'anglais avec Mohammed Mouhoubi qui a présenté son intervention en anglais avant de clore la série de l'après-midi d'hier, premier jour du colloque, avec Kaci Saïd de l'université de Tizi Ouzou qui a choisi de s'interroger sur la possibilité de traduire la poésie d'Aït Menguellet. Enfin, rappelons que le colloque se poursuit aujourd'hui et demain avec des conférences qui toucheront d'autres aspects de la poésie menguelletienne. Le patrimoine de l'homme est tellement immense qu'un seul colloque ne peut tout révéler.

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