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ECRIVAINS, ROMANCIERS, CHRONIQUEURS HONORÉS

De leur vivant...

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Un agréable après-midi récréatif pour honorer Kaddour M'Hamsadji, Boudjemaâ Haïchour, Z'hour OunissiUn agréable après-midi récréatif pour honorer Kaddour M'Hamsadji, Boudjemaâ Haïchour, Z'hour Ounissi

Un agréable après-midi festif offert en leur honneur samedi au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi.

«ki kan hay, mechtak tamra, ki mat 3alkoulou 3ardjoun.» L'Association artistique et culturelle «3ème Millénaire» ne veut plus subir ce dicton sarcastique et humiliant, mais hélas avéré, en décidant, depuis sa création en 2001, de rendre hommage à nos artistes, écrivains, comédiens, cinéastes, hommes de lettres et autres personnalités publiques...pendant leur existence et les magnifier tout au long de leurs oeuvres. Ainsi, un agréable après-midi récréatif a été organisé par ladite association pour honorer Kaddour M'Hamsadji, Boudjemaâ Haïchour, Z'hour Ounissi, trio illustre et connu, auquel devait se joindre Kamel Bouchama, empêché en dernière minute d'assister à la cérémonie. Cet après-midi, festif à plusieurs égards, a profité à une salle comble de gens de l'art et la culture venus assister à cette cérémonie qui s'est répétée une centaine de fois depuis la création de l'Association «3ème Millénaire» que préside l'artiste comédien Sid-Ali Bounab. Durant les précédentes cérémonies du même genre, furent honorés, entre autres, les artistes renommés comme, Sid Ali Kouiret, Nouria, Seloua, Hilmi, Chaou...pour ne citer que ceux-ci. L'entrée des candidats à l'honorabilité dans la salle du Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi, qui se trouve en plein coeur d'Alger, fut mémorable. En effet, elle a été marquée par l'accompagnement de la «zorna» qui a joué l'air du fameux chant hawzi «El madjab Allah, Ya El Ghaouti balek tenssani» popularisé par Hadj Mohamed El Ghafour de Nedroma, lequel refrain est régulièrement interprété par la «zorna», pendant les fêtes familiales, lors de la rencontre imminente du jeune marié avec sa dulcinée.Une fois installés sur scène, les postulants à cette honorabilité furent fortement ovationnés par des applaudissements nourris accompagnés, comme il se doit, par des «youyous» très subjectifs qui enrobaient cette cérémonie imprégnée de solennité, d'un air de kermesse très prononcé. S'ensuivit une participation riche et variée d'artistes qui ont chanté des morceaux du terroir, allant du profil sahraoui au moderne en passant par d'autres styles de musique à la joie des invités présents dans la salle qui n'hésitaient d'ailleurs pas à scander le rythme des chansons connues, avec les mains ou en accompagnant les refrains ce qui a vitalisé et tonifié la salle. Ce geste de l'association «3e Millénaire» vient, une fois encore, avec promesse de continuer à rendre hommage, de leur vivant, à d'illustres personnalités algériennes de la littérature comme romanciers, chroniqueurs, nouvellistes, historiens...tout comme elle l'a déjà fait avec de grands noms d'artistes du théâtre, du cinéma, de la télévision et de la chanson.Approchée par L'Expression, l'ex-ministre-écrivaine Z'hour Ounissi a commenté cet évènement avec force simplicité et humilité. Elle dira qu'après avoir été déjà «plusieurs fois honorée à travers de nombreuses wilayas du pays...mon tour est venu de l'être dans la capitale de mon pays juste la veille de Youm El Ilm'' que célèbrent chaque 16 avril tous les Algériens.» La cérémonie officielle de «Youm El Ilm», s'est déroulée hier à l'opéra d'Alger, à Ouled Fayet. Cette date du 16 avril, commémore l'anniversaire de la mort de l'illustre Cheikh Abdelhamid Ben Badis, figure emblématique du mouvement réformiste musulman en Algérie. Né le 4 décembre 1889 à Constantine, il décède le 16 avril 1940 dans sa ville natale.
La cérémonie de l'événement culturel d'hier au Théâtre nationale Mahieddine-Bachtarzi s'est déroulé en présence de Azzeddine Mihoubi, ministre de la Culture, du directeur général de l'Office national des droits d'auteur et des droits voisins (Onda), Sami Bencheikh el Hocine, de Mohamed Yahyaoui, directeur du Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi, ainsi que de nombreux cadres venus des secteurs culturels du pays.

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