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CLÔTURE DES JOURNÉES MUSICALES DE CARTHAGE

Le groupe marocain Aywa sacré Tanit d'or

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Le groupe marocain Aywa recevant son trophéeLe groupe marocain Aywa recevant son trophée

«Nous espérons avoir mis en place un festival digne d'une belle Tunisie», a déclaré le directeur artistique Hamdi Makhlouf, samedi dernier, sur la scène du palais des Congrès.

Après une semaine riche en musique, rencontres et ateliers, la 4ème session des JMC s'est clôturée le 15 avril au palais des Congrès de Tunis avec la remise des prix aux lauréats dont les enfants qui se sont également distingués dans la catégorie instrument et chant. L'entame de la soirée se fera d'abord par un concert de jazz alternatif des frères Amine et Hamza Mraïhi, duo de virtuoses et c'est par The Band Beyond Borders que s'est clôturée la 4ème édition des Journées musicales de Carthage. Du bon son emmené par un groupe tunisien qui a présenté quelques extraits de son album fraîchement sorti le 31 mars et intitulé «Fertile Paradoxe». Alliant le oud, le violon, le luth au son de la basse, percussion indienne et saxophone, le groupe a su subjuguer le public avec des airs bien mélodieux. La veille, le festival s'était déjà distingué en programmant en parallèle des concerts figurant en compétition officielle pour un grand spectacle au théâtre antique de Carthage. Après 11 années d'absence loin de Tunis, le groupe de métal progressif Myrath alliant son oriental au rock faisait son triomphal come-back devant un public en délire. Et pour paraphraser les mots du directeur artistique du festival, Hamdi Makhlouf, «un succès fulgurant de la scène métal en Tunisie. Un public magnifique. Des jeunes d'un civisme extraordinaire», tout est dit. N'ayant pas préparé son discours de bienvenue à la soirée de clôture, Hamdi Makhlouf préférera remercier l'ensemble du staff qui a veillé au bon déroulement de cette manifestation, mais aussi le ministre des Affaires culturelles présent aussi à cette cérémonie. Le directeur artistique soulignera l'importance de cet événement estimant avoir tenté de mettre en place «un festival digne d'une belle Tunisie». Aussi nous a-t-on fait remarquer dans le mini-reportage diffusé sur grand écran, «le Salon de la musique et des industries est primordial et est prêt à supplanter même le festival en lui donnant la priorité et le positionnant comme élément principal de cette manifestation». Après la remise des prix dans la catégorie chant instaurés aux meilleurs «enfants créateurs», il a été attribué le Prix export à Nour Harakati, pianiste virtuose tunisien et ce, dira-t-on à l'unanimité. Ce dernier bénéficiera grâce à ce prix d'une tournée dans la région Mena. En effet, il se produira en Jordanie, Egypte, Dubaï, Rabat et Beyrouth. Il s'agit en fait d'un prix attribué par les six programmateurs, tourneurs ou directeurs de festivals présents aux JMC. S'agissant du Prix de la compétition officielle du meilleur texte en langue et dialecte arabes celui-ci est revenu à Mahmoud El Turki. Le Prix de la meilleure interprétation instrumentale ou chant a été remis à Ahmed Letayem. Le Prix de la meilleure composition musicale est revenu à Wajdi Riahi (virtuose au piano). Le Prix du meilleur concert ou oeuvre de musique tunisienne a été attribué à Badredine Dridi. Le Prix du public est revenu à Yuma. Le Tanit de bronze est revenu encore à Wajdi Riahi, tandis que le Tanit d'argent a été décerné à la superbe chanteuse qui nous vient du Centrafrique, Emma Lamadji. Enfin,le Tanit d'or pour sa part a été remis au groupe marocain Aywa. Prenant la parole, le président du jury Mamdouh El Bahri relèvera le niveau très élevé des groupes participant cette année et la richesse et diversité des styles musicaux proposés. «On aurait voulu primer tout le monde si on avait pu, mais nous avons évalué chaque groupe donné en un temps donné, sans prendre en compte son parcours.» Ainsi s'est achevée cette manifestation bien singulière car unique et bien novatrice en Tunisie. Celle-ci qui tend à promouvoir la musique tunisienne avant tout et espère aussi dénicher les jeunes talents de demain et faire rayonner l'art et la culture tunisienne dans le monde. C'est ce qui a été à maintes fois souligné en tout cas par les organisateurs. Pour rappel, les JMC 2017 c'était deux concerts chaque soir, mettant en compétition 12 artistes africains dont les lauréats seront récompensés à l'issue de l'événement. Elargissant leurs horizons, les JMC ont présenté parallèlement plusieurs concerts off à Tunis et en région. Le palais des Congrès de Tunis a accueilli aussi le Salon des industries de la musique. Plusieurs exposants dont l'Algérie qui était présente avec la structure Le Sous-sol du groupe Djmawi Africa.
Le palais des Congrès s'est rempli lentement mais sûrement prouvant l'intérêt des jeunes et leur engouement pour cette manifestation qui nous assure-t-on «s'améliore année après année».Une formation baptisée «One & one meeting» a été également proposée cette année. Elle a réuni cinq formateurs multidisciplinaires autour de la promotion, la diffusion de la musique, la création des dossiers, les solutions marketing de la musique aujourd'hui, etc. Un axe très important lorsqu'on veut assurer la communication des artistes et c'est un des points faibles dont beaucoup de promoteurs ont axé leurs propos lorsqu'on a discuté durant le Salon de la musique et des industries, à savoir le manque de visibilité et de médiatisation. Bref, les JMC demeurent une louable initiative qui devrait s'élargir davantage dans les pays arabes et particulièrement chez nous. Il y a déjà Visa for Music au Maroc. Alors Pourquoi pas en Algérie?

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