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70ÈME FESTIVAL DE CANNES

Une édition qui ose?

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Une édition qui ose?

Certains cinéastes aiment donner, mentalement, une couleur à leur film en cours de tournage, idem pour des actrices qui portent à chaque film un parfum différent...

Cannes aussi, son festival donc, a aussi une gamme de couleurs qui ont la particularité de se révéler, seulement à la fin de l'édition...Pour la 70e, il serait donc précipité, un tant soit peu, d'y penser dès le premier jour... Un indice quand même, une piste, vaguement esquissée, à travers les propos de Thierry Frémaux, le délégué général... Plus d'une fois, ces toutes dernières semaines, il avait tenu à rappeler que cette année la sélection a été longue à se dessiner, «parce que les bons films sont arrivés tardivement»...Il affirme, par ailleurs, que la plupart de ceux qui «ont la carte», et que d'autres appellent «les abonnés» sont cette fois-ci absents, pour des raisons de timing, essentiellement. Est-ce pour cette raison que le festival, septième décennie d'existence, oblige (un peu) a «osé» s'aventurer dans des territoires jusque-là, «démonétisés»? Comme celui qu'on appelle «cinéma d'exploitation», genre animé par une catégorie de cinéastes qui tournent sans se poser de questions, comme en écho à une affirmation de John Ford (à ses débuts) affirmant qu'il ne faisait pas de cinéma, mais des films... Alejandro Inarittu, ce multi oscarisé, qui avait fait «The Revenant», serait l'incarnation bien réelle de cette tendance. Celle que nous allons croiser cette année, avec le film de braquage «Good Times» des Safdie Brother, ou aux séances de minuit, où deux polars sud-co-réens vont se disputer l'affiche, sans compter le film de sabre fantastique de Takashi Miike, en hors compétition...Cette année, Cannes va aussi oser s'aventurer, sur un terrain peu défriché jusque-là par les grands festivals, celui du film en réalité virtuelle, la «VR» pour les initiés (de plus en plus nombreux).Et c'est Alejandro Inarittu qui va faire oeuvre de pionnier, en présentant, un très court film «Carne y Arena», émouvant travail autour d'une nuit passée avec des migrants.Bien sûr qu'il y a aussi des «audaces» qui ont tout de suite apporté une réponse presqu'immédiate: «A oublier. C'est le cas des deux films produits par le réseau Netflix et dont la présence a été vivement dénoncée par la puissante association art et essai (Afcae) regroupant des exploitants de salles de cinéma, qui ont vu d'un très mauvais oeil la présence, dans la sélection officielle, de films non destinés aux salles, mais à la seule plateforme du groupe américain.
La posture de fin de non-recevoir de Netflix, rendue publique cette semaine, a signifié la fermeture de ce dossier bancal, à vrai dire, dès le début... Et c'est tant mieux, pour le cinéma!

COMPÉTITION

* In the Fade de Fatih Akin
* The Meyferowitz Stories de Noah Baumbach
* Okja de Bong Joon-Ho
* 120 Battements par minute de Robin Campillo
* Les Proies de Sofia Coppola
* Rodin de Jacques Doillon
* Happy End de Michael Haneke
* Wonderstruck de Todd Haynes
* Le Redoutable de Michel Hazanavicius
* The Day After de Hong Sangsoo
* Hikari de Naomi Kawase
* Mise à mort du Cerf sacré de Yorgos Lanthimos
* Gentle creature de Sergei Loznitsa
* Jupiter's Moon de Kornél Mandruczó
* L'amant double de François Ozon
* You were never really here de Lynne Ramsay
* Goodtime des frères Benny et Josh Safdie
* Loveless de Andreï Zviaguintsev
Jury
Pedro Almodovar - Président
Jessica Chastain - Comédienne
Maren Ade - Réalisatrice
Fan Bingbing - Actrice
Agnès Jaoui - Actrice
Park Chan-Wook - Réalisateur
Will Smith - Acteur
Paolo Sorrentino - Réalisateur
Gabriel Yared - Compositeur

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