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OUVERTURE DE LA 70E ÉDITION DU FESTIVAL DE CANNES

Féminin pluriel sur le tapis rouge

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L'affiche du film d'ouvertureL'affiche du film d'ouverture

Que ce soit en lice pour la Palme d'or ou en hors compétition, des films avec des femmes devant ou derrière la caméra, seront en force cette année et ce n'est que justice.

Et c'est parti! Le cinéma sous toutes ses formes est désormais la star depuis hier mercredi et ce, jusqu'au 28 mai, à Cannes. Strass et paillettes vont orner les robes de nos jolies dames et le tapis rouge ne cessera de scintiller de mille feux. Reste aux journalistes d'arpenter inlassablement les salles de cinéma à longueur de journée, si ce n'est patienter dans les longues files d'attente quand ce n'est pas en soirée qu'ils sont pour certains en vue de souffler un peu le soir sur la boîte des plages... En tout cas on annonce un temps radieux durant toute la période du festival. L'on jugera par nous-mêmes donc. Même si ce n'est pas une tempête et des gouttes de pluie qui feront disparaître l'ambiance effervescente de cette semaine bien endiablée. Côté sécurité pour ce faire, l'on a annoncé une alerte maximale comme pour l'année dernière. Après la tonitruante ouverture avec la projection de «Les fantômes d'Ismaël», qui a marqué le retour de Arnaud Despleishin à Cannes puisque, membre du jury ayant palmé l'an dernier «Moi, Daniel Blake» mais présenté aussi il y a deux ans «Trois souvenirs de ma jeunesse», voilà un film français qui a fait parler de lui et pour cause, deux grandes figures fortes du cinéma français, voire du monde, ont-elles aussi marqué les esprits, les comédiennes Marillon Cotillard et Charlotte Gainsbourg qui n'ont cesse d'inspirer les réalisateurs de toutes parts. Surnommé «le cinéaste du désordre amoureux», le film de Arnaud Despleshin nous plonge dans un dilemme existentiel à trois têtes. Un homme, deux femmes, un passé et un avenir incertain. Chacun devra se battre pour garder ce qu'il pense être juste. Egoïsme peut-être? Non, un dépit amoureux, somme toute! Et des femmes, il en sera justement question beaucoup cette année à Cannes. Que ce soit devant ou derrière la caméra, le féminin n'aura plus de secret pour le profane public qui verra moult sujets traités autour de la question féminine, dont la vengeance qui sera offerte en spectacle comme aime le festival de Cannes nous en donner... «In the Fade», de Fatih Akin signe le tout premier rôle en allemand de Diane Kruger dans un thriller socio-politique signé par le réalisateur de «Head On». Il s'agira justement d'une histoire de vengeance d'une femme envers les responsables de l'explosion d'une bombe qui a coûté la vie à son mari et à leur fils. Autre film en compétition du 70e festival de Cannes est «A Gentle Creature de Sergei Loznitsa». Le réalisateur de «Dans la brume» adapté librement de Dostoïevski, raconte l'odyssée désespérée d'une femme à travers la Russie. En lice également pour la Palme d'or est «L'amant double», de François Ozon. Pour résumer, ce film est un thriller érotique réunissant une jeune femme et son psy dans un jeu d'acteurs des plus surprenants. Le film sera braqué sur cette femme fragile et dépressive qui entreprend une psychothérapie et tombe amoureuse de son psy au double visage...de retour elle aussi sur le tapis rouge, Sofia Coppola avec «The Beguiled, aka Les Proies». Ce film réunit un casting de rêve à savoir Kidman, Elle Fanning, Kirsten Dunst, Angourie Rice et Colin Farrell pour ne citer que ça. Il s'agit en fait d'une adaptation du roman de Thomas Cullican, «A Painted Devil», paru en 1966 - et remake de l'oeuvre de Don Siegel de 1971. L'histoire a lieu en pleine guerre de Sécession. Elle met en scène un groupe de femmes que l'arrivée d'un jeune soldat blessé va venir déstabiliser et créer plein de tensions et de conflits au sein de ce groupe de femmes bien fragilisées. «Vers la lumière» pour sa part, marque aussi le retour de Naomi Kawase. L'auteur du rassérénant «Still the Water» mais pas que, nous plonge cette fois dans le récit d'une rencontre entre une audiodescriptrice et un homme d'images qui perd la vue. En Hors compétition cette fois «How to talk to girls at parties» de John Cameron Mitchell (USA)» est présenté par la critique comme une des pépites bien attendues à Cannes. Flanqué d'un superbe casting féminin (Nicole Kidman, Elle Fanning, Ruth Wilson), ce film a pour cadre la ville de Londres dans les années 1980. Il met en scène un groupe féminin mystérieux qui s'avérant être... Des Aliens! Peu communs. A voir donc! «The Villainess» de Jung Byung-Gil de la Corée du Sud sera aussi projeté en Hors compétition à la Séance de minuit. C'est «L'histoire d'une vengeance sans fin d'une femme mystérieuse, élevée comme une tueuse...», dit le synopsis.
Bien étrange tout ça! Enfin un film sur lequel on reviendra plus longuement est «La Belle et la meute», de Kaouther Ben Hania, qui sera présenté à Cannes dans la section Un Certain Regard le 19 mai prochain.

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