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SOIRÉES ESTIVALES D'ORAN

Célia Ould Mohand s'illustre

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Une voix en orUne voix en or

Il n'est un secret pour personne que cheb Anouar est le pur produit du duo Rachid et Fethi l'ayant forgé dès son jeune âge.

Il aura fallu attendre la très populaire artiste, Célia Ould Mohand, pour faire la différence à l'occasion des soirées estivales d'Oran organisées par l'Office national de la culture et de l'information, l'Onci. Polyvalente jusqu'aux bouts des ongles, l'enfant de Saint- Eugène, aux parents la soutenant là ou elle se produit, Celia Ould Mohand n'a pas fait dans le détail en animant son show dans la nuit de dimanche à lundi tout en continuant à faire de l'ombre à des artistes de renom et rivalisant, modestement et sans aucune arrogance ni encore moins d'orgueil, avec les grosses pointures du chant algérien. Celle petite belle blonde au sourire l'accompagnant là où elle va a donc fait la différence dans un spectacle marqué par la présence de la perle de Tlemcen qui a entamé lui aussi son parcours artistique alors qu'il était très jeune, cheb Anouar. Celia Ould Mohand n'a pas du tout déambulé sur la scène du théâtre de verdure d'Oran ni cramé sa voix en faisant sien le chant, tout comme dans ses études où elle boucle chaque année scolaire avec une note complète d'excellence. Celia Ould Mohand, ayant bouclé le gala de la soirée de dimanche, a bercé les présents par sa voix égale à celles des grands maîtres des différents chants et styles musicaux. Ses capacités vocales, sa grande culture artistique ainsi que son oreille musicale lui permettent de jongler et d'attaquer toute sorte de chant sans risque de boiter ni de détoner ni encore moins de fausser la route à l'orchestre l'accompagnant. C'est ainsi qu'elle s'en est sortie avec brio lors de son spectacle, tout comme elle l'a été dans toutes ses sorties artistiques. Son passage à Oran n'est pas passé inaperçu en fredonnant, de sa belle voix, aussi bien du chant kabyle que du hawzi ou encore de l'andalou. Celia Ould Mohand chante avec facilité El Hasnaoui et Cherif Kheddam. Elle réussit, sans flancher ni faiblir, en attaquant les chansons du célèbre Takfarinas, exigeant de très fortes compétences vocales. Elle ne rate en rien les notes du chanteur «Rebelle» Matoub Lounès. D'ailleurs, Celia a, après avoir fait son apparition sur le podium, entamé le répertoire de l'artiste ayant modernisé la musique algérienne, Idir. Les spectateurs, connaissant parfaitement la souveraineté du célèbre interprète de Vava Inouva, Célia hausse le ton avec les chansons rythmiques du célèbre guerrier du chant amazigh, Takfarinas. Elle clôt en show et en apothéose en proposant un plat riche du chanteur au verbe métaphorique, Lounès Aït Menguellet. C'est donc une artiste polyvalente jusqu'aux bouts des ongles. Celia Ould Mohand a entamé sa carrière d'artiste alors qu'elle était encore enfant en tant que comédienne dans la troupe de théâtre de la célèbre association Numidia. Grandissant en douceur, elle a été soutenue par son père Chabane, artiste lui aussi, qui excelle dans le chant, la composition, les arrangements, mais aussi en maniant des instruments musicaux comme la guitare. Ayant à peine pris conscience que l'art lui ouvre grandes les portes, Célia Ould Mohand suit une longue formation musicale en adhérant à l'association spécialisée dans le chant andalou guidé par Mokhtar Allal. Célia Ould Mohand ne désespère pas, elle ne se décourage pas en enrichissant, à petites doses, sa carrière d'artiste dont la notoriété nationale l'interpelle. D'autant plus qu'elle joue de tous les instruments. C'est ainsi qu'en un laps de temps très court, elle a fini par trôner sur le chant algérien en obtenant le Micro d'or et le titre de la Meilleure Artiste élue en 2016, sous les applaudissements et les encouragements de Rabah Deriassa, Rym Hakiki et tant d'autres d'artistes, en tant que reine indétrônable de la très célèbre émission Alhan oua chabab. Celia Ould Mohand, tout comme Yasmine Ammari, a été formée par ses parents et rallie désormais le carré des grands. Aucune des institutions, en charge de l'animation artistique, n'ose organiser des galas sans faire appel à leurs voix et leur verbe tout aussi pudique. La chanteuse a donc réussi sans coup férir un grand coup dans une scène marquée par la domination du raï. Le spectacle de la nuit de dimanche, qui a été varié, a été complet. Il a été marqué par le show donné par la perle de Tlemcen, cheb Anouar. Jouissant, lui aussi, d'une aura plus ou moins égale à celle des grands maîtres du raï, du Jil jalala et du chant romantique, l'enfant de Tlemcen n'a pas badiné avec les mots en se produisant dans la capitale du raï, El Bahia. C'est ainsi qu'il est allé droit au but en entamant son show, son seul but était de faire preuve de sa notoriété en ne passant pas inaperçu dans une ville où les raïmans et raïwomens jaugent leurs capacités. Cheb Anouar a, comme à son accoutumée, réussi son show en faisant face à un public connaisseur du raï, dans tous ses détails. Ayant rallié la scène, l'enfant prodigue de Tlemcen s'est ingénié à faire valoir son répertoire en l'immortalisant encore une fois, tout en ralliant à sa cause les présents en les mettant dans une parfaite symbiose. Sa voix particulière ainsi que son verbe, mais aussi les arrangements de son chant lui valent un tel passage réussi dans un détroit où le public s'autoproclamant en tant que jury en se mettant de la partie sans qu'il ne soit avisé. C'est à ce public que revient le droit de pointer tout artiste lui proposant son menu artistique. Anouar, lui, n'a pas été tancé. Bien au contraire, son public était présent pour lui réitérer son soutien indéfectible, en l'ovationnant souvent tout en se mettant en pleine interactivité avec l'artiste, en jubilant et dansant lorsque l'artiste se met au chant rythmique. Comme il se met à la contemplation dès que l'enfant du faubourg d'El Kiffan (Tlemcen) propose ses chansons sentimentales. Pour Anouar, un autre avantage lui sert d'un atout lui permettant, dans chacun des spectacles qu'il anime, de mener son gala à bon cap sans périr. Son éducation et sa connaissance, à merveille, du chant lui valent la place qu'il occupe dans le paysage artistique et médiatique algériens.
Il n'est un secret pour personne, cheb Anouar est le pur produit du duo Rachid et Fethi l'ayant forgé dès son jeune âge en lui remettant toutes les clés lui permettant de mener avec brio sa carrière artistique. Jouissant d'une expérience frisant près de 30 ans de chant, Anouar ne s'est pas trop démené en dominant, dès qu'il a rallié, les somptueuses planches du théâtre portant le nom d'une autre célébrité, non moins connue, du raï, le défunt cheb Hasni.

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