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CONCOURS DU FESTIVAL DE LA CHANSON ORANAISE

Six candidats en lice sur des airs de Ahmed Wahby

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Les chansons de l'artiste ont été interprétées avec talentLes chansons de l'artiste ont été interprétées avec talent

Les prestations des trois premiers candidats amateurs étaient à la hauteur des attentes.

Le traditionnel concours du festival de la musique et de la chanson oranaises, qui a démarré mardi dernier à Oran, s' annonce très serré au vu de la qualité des prestations des talentueux candidats en lice pour les trois premières places.
Les trois premiers candidats amateurs, qui se sont produits le deuxième jour du festival, se sont vu imposer par le jury chacun une chanson du regretté Ahmed Wahby, l'autre grand monument de la chanson oranaise, même si le festival est dédié, cette année, au chantre de la chanson oranaise, Blaoui El Houari, décédé il y a quelques semaines. Le premier candidat, Abdallah Hamzi, un Oranais de 23 ans, a interprété Kheïra, une des plus belles chansons de Ahmed Wahby, mais également l'une des plus difficiles.
Mais le jeune candidat paraissait à l'aise et a fait montre de grandes potentialités, d'une voix puissante et harmonieuse, pas dans le même registre que Wahby, mais démontrant que Kheïra peut être interprétée d'une autre manière tout aussi belle. Samir Chikhi, le second candidat, a eu droit à un autre tube de Wahby et non des moindres, puisqu'il s'agit de Ya ouchak zine. Et là encore, le jeune Samir, un Témouchentois de 24 ans, n'a pas démérité, ajoutant même une certaine touche personnelle à cette chanson, très sentimentale au demeurant, avec une belle voix douce et touchante, dans les aigus, réalisant ainsi une belle prestation qui a ravi le public.
Selon les organisateurs, Samir est plus habitué à la chanson orientale, de Sabah Fakhri notamment, une référence. Le troisième concurrent, Khatir Kessairi, un Oranais de 23 ans, est probablement le plus surprenant des trois, puisqu'il s'était spécialisé, en amateur, dans l'Inchad, chanson religieuse. Il a interprété Ya waâdi, un autre grand tube de Ahmed Wahby. A ce stade de la compétition, il paraît difficile de départager ces trois premiers candidats amateurs, tant leurs prestations étaient à la hauteur des attentes. D'autres candidats sont encore en lice. Néanmoins, il est certain que les résultats se joueront sur des détails infimes et comme première évaluation, Toumouh Abdallah, célèbre parolier sur la place d'Oran, qui a déjà écrit pour Blaoui Houari et bien d'autres artistes, également président du jury qui devra départager les six candidats et choisir les trois premiers, n'a pas tari d'éloges sur Abdallah, Samir et Khatir, ce qui n'est pas sans rendre la tâche plus difficile aux trois autres candidats, leur donner aussi plus de motivation.
Dans tous les cas, il est certain que la relève est assurée et que la chanson oranaise a de beaux jours devant elle, selon la commissaire du festival, Khalida Benbali, qui a indiqué que les six candidats en course ont été sélectionnés parmi 15 candidats présélectionnés parmi des dizaines d'autres.
Les candidats en lice ont eu droit à des séances de répétition quotidiennes durant plusieurs semaines, sous la conduite du célèbre chef d'orchestre Bey Bekkaï, a-t-elle rappelé. Khalida Benbali a aussi indiqué que les trois lauréats du concours du festival seront pris en charge par des paroliers et des compositeurs de renom tels Toumouh Abdalal, Bouzid Hadj et Bey Bekkaï, qui écriront deux chansons pour chacun d'eux. Des chansons qui seront enregistrées et diffusées, notamment à la radio et à la télévision.
Des albums seront également produits pour les trois lauréats. Le jury est composé de Toumouh Abdallah (président), ainsi que de Bouzid Hadj (compositeur et parolier), Amina Chaoui (professeure de musique), Mohamed Malik (compositeur) et de Madani Gharnati (chanteur).
Le jury devra juger les candidats sur plusieurs critères, notamment les capacités vocales, l'oreille musicale, la présence sur scène. Pour les chanteurs professionnels qui animent les soirées du festival, il a été exigé d'interpréter au moins une chanson nouvelle sur les trois programmées. Quant à la surprise du festival, elle est venue de la célèbre chanteuse Djahida, très connue du public oranais, qui n'était pas programmée mais qui a insisté pour participer à l'hommage fait à Blaoui El Houari son professeur pendant de nombreuses années. Juste avant le démarrage du concours du festival, Djahida a entonné une célèbre chanson du maître, El Hmam (la colombe), chanson mythique de Blaoui. Djahida a réussi à chauffer la salle et à faire participer le public, un peu réservé jusque-là. «Blaoui Houari m'a donné 45 chansons et c'est à Oran que j'ai commencé mon art», a-t-elle reconnu avant de lancer un grand you-you à la façon oranaise. Le festival de la musique et de la chanson oranaises est organisé du 21 au 24 août au Théâtre régional d'Oran Abdelkader-Alloula, sous l'égide du ministère de la Culture, l'Office national des droits d'auteurs et droits voisins (Onda) et de la wilaya d'Oran. Il est dédié à Blaoui El Houari, ainsi qu'à d'autres artistes décédés récemment, notamment Ahmed Saïdi, Belhadri Belhadri, Houari Aouinet, Senhadji Guendil et Tayebi Tayeb.

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