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«LES RAMIERS BLANCS» DE ALI MOUZAOUI PROJETÉ À ALGER

Souffrance en temps de guerre de Libération nationale

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Le long métrage «Les ramiers blancs» du réalisateur Ali Mouzaoui, une fiction sur les séquelles et souffrances durant la guerre de Libération nationale, a été projeté en avant-première samedi à Alger. Produit par le Centre algérien de développement de cinéma (Cadc), ce long métrage de 90 mn), projeté à la salle Ibn Zeydoun, met en scène le périple entrepris par un père pour retrouver son fils qui a rejoint le maquis durant la guerre. A l'écran, Mouhand Ouamer, rôle servi par le comédien Mohamed Chabane, se lance dans un long voyage à la recherche de son fils Moussa (Boubaker Cheurfi), jeune combattant qui n'a pas donné de ses nouvelles depuis son départ au maquis. L'attente se fait longue pour le père meurtri, la mère (Ouiza) et Roza (Dalila Harim), la fiancée de Moussa qui ne verra jamais plus son futur mari, tombé au champ d'honneur. La quête du maquisard constitue ainsi le fil conducteur de ce film, rendu long par la quête de Mohand Ouamer qui le mènera très loin du domicile familial, jusqu'au au sud de l'Algérie.
Servi en tamazight, le film a réussi à transporter les «souffrances» de la famille du maquisard: le réalisateur ayant opté pour des techniques cinématographiques comme
«l'élasticité du temps», notion perceptible dans certaines séquences allongées pour accentuer l'attente et la souffrance comme cette scène de torture des moudjahidine, explique Ali Mouzaoui.
Tourné dans plusieurs régions du pays, notamment à Tizi Ouzou et Adrar, «Les ramiers blancs» se distingue par une bonne prise de vues et de direction des acteurs, pour la plupart débutants, ce qui a compensé quelque peu «l'obstacle» de l'usage de tamazight, peu compris par le public de la salle Ibn Zeydoun.
Lors du débat à l'issue de la projection, le réalisateur a précisé que son film a bénéficié d'un soutien financier de 30 millions DA du Cadc et 5 millions alloués par le Fonds de développement de l'art, de la technique et de l'industrie cinématographique(Fdatic), une instance dépendant du ministère de la Culture.
Le réalisateur n'a pas souhaité donner le montant d'une subvention supplémentaire allouée par l'Assemblée populaire de la wilaya (APW) de Tizi Ouzou qui a contribué également au financement de ce film, post-produit en Belgique, précise-t-il.
«Les ramiers blancs» sortira en salle en novembre prochain, selon le réalisateur.

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