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FIBDA

Dix ans d'échanges et de découvertes de jeunes talents

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Dix ans d'échanges et de découvertes de jeunes talents

Le Festival international de la bande dessinée (Fibda) célèbre cette année ses 10 ans d'existence, confortant la place du 9e art parmi les évènements les plus attendus de la scène culturelle en Algérie. Devenu un rendez-vous incontournable pour un public de jeunes de plus en plus nombreux (plus de 90 000 visiteurs en 2016), le Fibda cueille cette année les fruits de 10 ans de présence qui lui auront permis, au regard du nombre de participations internationales, en Europe et en Amérique du Nord notamment, de gagner en notoriété. Placé sous le slogan «Dix ans déjà et ça continue!», le 10e Fibda, prévu du 3 au 10 octobre avec la France comme invité d'honneur, a reconduit plusieurs volets ouverts sur le savoir et l'information à travers les conférences et les rencontres avec des bédéistes de renommée mondiale, ainsi que la promotion des jeunes à travers des ateliers de formation et autres concours. Permettant la renaissance du 9e art en Algérie, le festival a commencé par capitaliser le travail de la cinquantaine de pionniers de la BD algérienne dont, Aider, Slim (auteur de l'affiche de la 10e édition), Mesmoudi, Abbas Kébir, et autres Mellouah et Kaci, avant de miser sur les jeunes talents. La «constitution d'un fonds documentaire de la BD algérienne», rassemblant dans une grande exposition «50 ans de travaux répertoriés et numérisés depuis les années 1960 à ce jour» est une autre réussite du Fibda qui peine, en revanche, à voir ce travail de préservation «consacré dans un musée», regrette la commissaire du festival, Dalila Nadjem. Ouvert sur les échanges entre le Nord et le Sud, le 10e Fibda reviendra entre autres, sur la collaboration, durant l'année 2016, entre les bédéistes algériens et italiens. La présentation de plusieurs auteurs de renom et une série de conférences marqueront également le 10e Fibda, «Le roman soluble dans la BD»,par Jacques Ferrandez, autour de l'oeuvre d'Albert Camus, Le premier homme notamment. La bande dessinée cubaine, belge, arabe et africaine, les travaux des jeunes auteurs algériens, lauréats des éditions précédentes, sont également au programme de cette 10e édition.Alors depuis ses débuts, 30 à 40 pays prenaient part à cet évènement, le festival, contraint à l'autofinancement depuis deux ans, a encore cette année, réduit la participation internationale à une vingtaine. Le Fibda, a réussi à consacrer plusieurs récompenses dont le Grand Prix international et celui de l'Union européenne, faisant à chaque édition, découvrir de nouveaux talents, pleinement investis désormais dans le 9e art. Durant 10 ans, quelque 140 jeunes auteurs, dont la plupart, ont publié leurs premières BD, ont été révélés au Fibda, suscitant, selon la commissaire du 10e Fibda, «la convoitise des maisons d'éditions». A l'instar des jeunes dessinateurs, Kawther Touahria, Racim Bey Benyahia, Mohamed Reda Bari, Nadjib Laïb, Yasmine Aboura et Tarek Meddahi, le Fibda a servi de tremplin à de jeunes bédéistes qui se sont distingués dès leurs premières productions comme Degga du dessinateur Natsu, Roda de Amir Cheriti, Nour El Mouloud de Hanane Benmediouni ou Ghost de Fella Matougui. Houma fighter (combattant de quartier) du jeune bédéiste Saïd Sabaou parue en 2012 ou Fatma N`parapli (Fatma au parapluie), une BD à six mains signée en 2014 par Banameur Mahmoud, Soumia et Safia Ouarezki sont d'autres exemples de bédéistes révélés par le Fibda qui devra désormais trouver d'autres sources de financement pour accompagner de nouveaux talents dont la prise en charge a coûté jusque-là 100 000 dinars pour chacun d'entre eux, tient encore à souligner la commissaire.

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